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Last calls to win… Téléphoner pour gagner

Branle-bas de combat à New York City dans les six succursales démocrates de Manhattan! Ces locaux de campagne se sont transformés depuis quelques jours en grands centres d’appels téléphoniques. Des bénévoles new-yorkais de tous horizons qui ont un peu de temps et d’énergie à donner sont immédiatement enrôlés dans la campagne d’Obama pour se relayer au téléphone et toucher le plus d’électeurs indécis. L’état de New York n’est pas un de ces « Swing States » qui pourrait voter pour McCain, mais cette action de grande envergure est plutôt destinée vers des états tels que le Nevada, la Pennsylvanie et la Floride où le staff a décidé de cibler ses efforts pour gagner.

La campagne d’Obama est très nerveuse : contrôle d’identité de tous les bénévoles, refoulement des touristes curieux, filtrage des journalistes tout y passe. Au 52 Broadway Street, à deux pas de Wall Street, un bâtiment plutôt neutre s’élève. Quelques affiches pour Obama assez sobres indiquent qu’il abrite le quartier général de sa campagne à New York City. Les consignes données aux quelques journalistes sont très claires : pas d’interviews des membres de la campagne ou des bénévoles et cinq minutes pour prendre des photos de la salle où la soixantaine de bénévoles téléphonent. Parmi ces derniers, on trouve des vieux, des jeunes, des noirs, des blancs, des asiatiques, des hispaniques, tous les profils de new-yorkais sont réunis pour une seule et même cause : faire gagner leur candidat. Mais la nervosité de la campagne d’Obama en dit long, la consigne est claire : ne pas faire de gaffes à quelques heures du résultat fatidique.

Nerveuse, elle l’est aussi Della Clara Sperling. Cette cinquantenaire n’est pas « très confiante » en la victoire d’Obama : « si on est trop confiant, on va perdre » dit-elle mais elle reste « pleine d’espoir ». Elle espère qu’il aura réussi à faire passer ses valeurs au peuple américain durant sa campagne. Cette démocrate new-yorkaise de longue date n’a pas participé à une campagne présidentielle depuis les années 70, mais cette année, Obama lui a redonné goût à la politique. Elle a voulu s’engager à son échelle, par exemple, dès le début de sa campagne, alors qu’elle était sans-emploi, elle lui a fait un don de 25 $. « Ce n’est pas grand-chose, mais je lui ai donné par la suite deux fois 75 $ quand j’ai retrouvé une job », rajoute-t-elle, comme pour s’excuser de ne pas avoir pu donner plus. Elle croit en lui car c’est un « Afro-américain » et qu’il est « honnête ». Elle vient pour la deuxième fois dans ce centre, aujourd’hui elle a essayé de convaincre les électeurs de Pennsylvanie, samedi ceux du Nevada. Son rôle se limite à essayer de convaincre les gens de voter le plus tôt possible pour éviter les attentes interminables du 4 novembre et d’amener leurs voisins et leur famille en même temps qu’eux pour mobiliser un maximum de personnes. Mobiliser pour « Voter pour le changement », ajoute-t-elle avec un grand sourire. Elle avoue que la plupart du temps, elle laisse des messages sur différents répondeurs. Quand elle a directement les personnes, ils sont en général très curieux, tellement parfois qu’elle ne peut pas répondre, dans ces cas là, elle les redirige vers les organismes qui peuvent leur répondre et les encourager à aller voter.

Demain soir, ces états seront sans doute décisifs dans le décompte final. Jusqu’à la dernière minute, la campagne d’Obama contactera tous les électeurs indécis un par un pour aller arracher la victoire finale. Une fois le dépouillement effectué, et si l’état du Nevada et de la Pennsylvanie basculent pour Obama et les démocrates. Della comme les millions de bénévoles de la campagne d’Obama pourront se dire qu’ils ont joué un petit rôle dans cette élection historique.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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