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Vive le dollarama

Vive le Dollarama! Rien de tel qu’une petite visite là-bas pour se rappeler qu’une fête coûteuse n’attend pas l’autre. L’Halloween n’était pas encore arrivé que l’on retrouvait déjà des gros messieurs barbus rouges sur les étalages. Je ne sais pas si c’est la même chose pour vous, mais dans ma famille lorsque l’on franchit la dernière fête avant la ligne droite vers Noël, c’est toujours le même scénario : « Bon les enfants, qu’est-ce que vous voulez comme cadeau? ». Personnellement, je suis beaucoup trop préoccupé par le fait que je dois rattraper mes notes d’intra en réussissant au maximum les examens finaux pour avoir une idée claire de ce que je veux dans 2 mois. Comme je suis plus du genre à acheter ce que je veux au moment où je le veux, ma mère a toujours droit aux deux mêmes réponses classiques de Noël, c’est-à-dire la paix dans le monde et un petit frère. Elle commence à être habituée. L’an dernier, elle m’a même répondu qu’elle avait écouté l’intégrale des films de Chuck Norris pour savoir comment sauver le monde et qu’elle avait adopté un enfant sur internet que j’allais recevoir par la poste sous peu. Hélas, j’ai attendu à côté de la boîte aux lettres pendant plusieurs mois en demandant au facteur s’il y avait un petit bébé dans son auto pour moi. Fait campagnard de la semaine : Pour ceux qui ne le savent pas, il n’y a que dans les villes que les facteurs livrent le courrier à pied. Imaginez-vous qu’en campagne, avec à peu près 200 mètres entre les maisons, livrer le courrier à 100 maisons différentes équivaudrait à une marche de 20 km. Sans compter le nombre élevé de km juste pour passer du bureau de poste au point de départ. Bon assez parlé de ce métier passionnant, revenons à nos moutons : Noël.

J’espère que vous êtes préparés au magasinage des fêtes. Si vous comptez acheter vos cadeaux à la dernière minute, il vous faudra un bat de baseball pour vous faufiler subtilement dans la file de gens attendant l’ouverture du magasin et 10 litres minimum de café (du Red Bull pourrait être encore mieux à condition que vous arriviez à le boire sans crier sans cesse AGAGAGGAGAAGOUGOUGOUGOU, ce qui n’est pas mon cas). La caféine est un aspect qu’il ne faut absolument pas négliger. En plus d’aider vos facultés à repérer les plus bas prix, il vous rend nerveux, donc possiblement plus désagréable, ce qui coupe l’envi au monde de vous voler vos items. Il faut aussi considérer le fait que la caféine ingérée en quantité complètement irresponsable vous donne un air maniaque très utile pour négocier les prix si vous voulez acheter quelque chose de cher.

Tant qu’à parler de la négociation, je tiens à informer la population qu’aussitôt que vous magasinez quelque chose de moindrement cher, il est possible de négocier et c’est facile d’épargner. Par exemple, je suis présentement à la recherche d’une nouvelle télévision et j’ai tenté de négocier à plusieurs places. N’ayant absolument aucun talent pour la négociation, j’ai quand même réussi à obtenir un rabais de 300$ sur le prix marqué d’une télévision (ce qui revenait à 500$ de moins que le prix régulier chez Futureshop pour les intéressés). Tout ce qu’il faut, c’est un peu de courage et essayer. Jusqu’à présent, j’ai tenté la méthode du « j’aimerais ce modèle-ci très précisément, mais je suis prêt à payer seulement X $ » qui a fonctionné, pour ensuite tenter la méthode du « ce magasin me l’a faite à ce prix là, pouvez-vous le battre? » qui me valut plus de « va dont l’acheter là-bas » que de rabais. Tant pis pour eux, parce que c’est probablement ce que je vais faire.

Bref, Noël s’en vient et ne soyez pas pris au dépourvu. Premièrement, il n’est pas nécessaire d’attendre jusqu’à la veille de Noël pour acheter vos cadeaux. Deuxièmement, il n’est pas nécessaire d’acheter des cadeaux, Noël n’est pas supposé être la fête de l’argent. Passer du temps avec votre famille ou offrir quelque chose que vous avez fait vous-même pourrait être un geste encore plus apprécié que de donner une clé USB de 200 Go à votre belle-mère.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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