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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Ma révérence

Il est important pour un directeur sortant de donner sa vision du journal afin d’inspirer la prochaine équipe de rédaction ou de s’en démarquer complètement. Voici en ces quelques lignes éditoriales ma définition de votre journal étudiant.

Le Polyscope est l’anti-journal même, et défie toutes les lois naturelles qui régissent l’univers journalistique. Premièrement nous ne sommes pas journalistes, mais bien étudiants de l’École Poltechnique et ce n’est pas Le Polyscope qui paie nos factures du registrariat. Pourtant, cet hebdomadaire existe depuis plus de 40 ans. Des titres, des dessins, des pages cultures et des dossiers, voici notre salade. Ah oui, un soupçon d’imagination complète notre vinaigrette. Il faut se l’avouer, Le Polyscope reste un babillard en surface imprimé et peut difficilement se permettre de ce doter d’une ligne éditoriale. Pourquoi? La ligne éditoriale est l’ensemble des grands choix de traitement d’un journal. Elle n’est pas un catalogue de prises de positions. Elle ne fait que refléter l’intérêt porté à telle ou telle question sur laquelle on choisit de mettre l’accent. Les membres adhérant au Polyscope sont considérés comme bénévoles, c’est-à-dire s’engageant sur la base du volontariat. Cette prémisse suppose qu’aucune obligation ne peut leur être portée, ainsi libre à eux de quitter le comité. Libre à eux aussi de s’exprimer tout en conservant l’esprit du journal. Il n’est de plus, pas élitiste : il ne peut s’offrir le luxe, enfin pour le moment, de refuser des adhésions.

Le Polyscope n’est pas un service, mais avant tout un comité de l’AEP. C’est l’organe de presse de l’association étudiante mais doit demeurer indépendant de l’AEP, de l’administration et surtout du service des communications. Cette contradiction, heurte le statut du journal au niveau de ces instances. Oui, nous sommes financés par notre association mais nous nous réservons le droit de les critiquer. Nous avons aussi certaines responsabilités envers la communauté Polytechnicienne comme le stipule notre mandat: couvrir la vie étudiante et publiciser les évènements majeurs.

La reconnaissance n’a jamais été, je pense, l’objectif du Polyscope et son origine contestataire le prouve. En effet, perdant aux élections de l’exécutif de l’AEP, Raymond Cyr, père fondateur, noya sa peine en créant cette plate-forme pour débattre des idées au cœur des préoccupations étudiantes. Le journal n’a même jamais eu peur de friser le ridicule, comme en témoigne le Kapoté spécial sexe (édition spéciale du Polyscope en fin de session), faisant la une du Devoir. L’idée était très simple: publier un journal dont l’ensemble des membres pouvaient être fiers, tant pis si ça casse, tant mieux si ça marche.

En somme, il faut une bonne dose de passion, d’implication et d’imagination pour intégrer l’équipe de rédaction du Polyscope. Quant au comité, faite nous rire aux éclats et le tour sera joué. Nous acceptons aussi les étudiantes passionnées en génie biomédical, industriel et génie chimique. J’en profite enfin pour remercier nos précieux collaborateurs, plus particulièrement les membres actuels du journal – trop nombreux pour tous les nommer – pour avoir soutenu le Polyscope. Nous ne pouvons pas non plus passer sous silence la participation de Polyphoto.

Pour ma part, il me reste plus qu’à terminer cet éditorial à ma manière, celle à qui je dois mon implication dans le meilleur comité de l’Ecole Polytechnique…

Image article Ma révérence 340




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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