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Culture d’hiver

Entre deux coups de patin et des heures trop peu nombreuses de sommeil, votre journaliste a parcouru Montréal à la fois pour essayer d’en finir avec l’hiver, et pour découvrir de nouveaux groupes. Des lancements pour Malajube et Dumas, un spectacle d’orgue transcendant, une prestation des Vulgaires Machins et une certaine nuit blanche étaient autant de bonnes raisons pour affronter l’hiver en face-à-face.
C’est un peu par hasard que je suis tombé dernièrement sur deux nouvelles ayant un important point en commun : les festivals d’été. Il faut dire que depuis une semaine, j’en ai plein l’casque de l’hiver. Vivement l’arrivé de l’été, mais surtout des terrasses. En tout cas, toujours est-il que les premiers concerts en salle du 30e Festival de Jazz de Montréal viennent d’être mis en vente, mais ce n’est pas encore vraiment annoncé dans les médias, alors profitez-en. Il s’agit de Habib Koite band, The Lost Fingers, King Sunny Ade & Femi Kuti et de Beirut, ce dernier m’ayant rendu extrêmement heureux. J’ai raté Beirut l’an dernier en concert à la Sala Rossa, faute de « j’me suis pris trop tard pour acheter des billets », mais croyez-moi, ça n’arrivera plus. Surtout que les échos lus sur internet parlent d’un show inoubliable et de toute la force que dégagent Zach Condon et sa troupe sur scène. En plus, ils reviennent au Métropolis, et accompagnés en première partie par The Dodos et sa pop qui rend heureux, découverts l’an dernier à Pop Montréal et sur l’internet bien plus avant. Quelle joie.

Liens internet :
ww1.ticketpro.ca/search.php?S=FIJM&date=TODAY
www.myspace.com/thedodos
www.myspace.com/beruit

Deuxième nouvelle : Le festival Osheaga, on s’en doutait, sera de retour cet été. Énorme festival de musique indie qui nous apporte toujours autant de grands noms que de belles découvertes, le festival sera présenté cette année sur 4 jours ! 30-31 juillet dans la ville (de Montréal), 1-2 août sur l’île St-Hélène, peut-on lire sur le site web. La programmation sera bientôt dévoilée, et ainsi nous pourrons vraiment dire que l’été arrive bientôt. J’ai hâte!

Tour de ville Tôt au début de février avait lieu le lancement du troisième album de Malajube, Labyrinthes, un album très attendu. À moins de vivre complètement déconnecté du monde extérieur, vous devez sûrement en avoir entendu parler. J’avais plusieurs craintes, mais j’ai finalement vraiment tripé sur le dernier album. Malajube explore de nouveaux terrains tout en restant fidèle à sa sonorité, ce qui est une bonne nouvelle ! Ils poussent plus loin l’expérience avec des chansons plus progressives et psychés, et, aussi surprenant soit-il, plus métal par moments. Il faut absolument voir le groupe performer cinq de leurs dernières créations sur www.bandeapart.fm. Malajube, ils nous l’ont encore prouvé au La Tulippe une semaine plus tard, est une groupe à voir live, pour l’énergie et la vibe dégagée. La voix de Julien est toujours aussi planante, et le fait de la reléguer au 2e rang donne cet effet surprenant où l’on n’est pas certain de saisir toutes les paroles. Labyrinthes est disponible en magasin et sur iTunes Store depuis à peine quelques semaines, mais c’est déjà dans notre TOP 10 de 2009. Ils seront de retour le 25 mars, mais c’est déjà complet ! J’espère que t’as tes billets.
Le 28 février, on se promenait dans le centre-ville de Montréal d’une activité à l’autre pour la Nuit Blanche, une expérience hivernale qui nous permet faire un gros « finger » à l’hiver, nous sommes plus fort que toi ! Vivement les festivals d’hiver.

La nuit qui s’annonçait longue commença drôlement bien, avec une victoire de nos Canadiens ! Les pichets coulaient à flot au St-Buck, où l’on nous sert d’excellentes bières de micro-brasserie. À 10h30, on était déjà bien réchauffé et on se rendait à l’Église St-James, sur Ste-Catherine, pour découvrir le gigantesque orgue qui y est installé. Ben oui, aller à l’église un peu pompette… on ne sera certainement pas les premiers. Je ne fais que penser à monon’c, tous les ans, à Noël…
Très Impressionnant, le seul mot qui me vient à la tête pour décrire cette expérience des orgues est « transcendant ». Alors voilà, c’est ça, c’est transcendant. Ça dit tout, non ?
Après que l’éblouissement des premières pièces interprétées sur ce magistral orgue ce fut estompé, je me rendis au Métropolis, pour retrouver Sawicki et Will, deux légendes. Il y avait beaucoup de monde au Métropolis, mais ça nous a pas empêché d’aller voir les Vulgaires Machins, qui sortaient de leur grotte pour cet unique concert, avant de se remettre à travailler sur un nouvel album. Ça faisait du bien de les revoir, et de constater à quel point leurs chansons vieillissent bien, comme Puits sans fond, maintenant utilisée par les employés en lock-out du Journal de Montréal ! Ils nous ont joué plusieurs chansons du dernier album, ainsi que de vieux classiques, avec toute leur l’énergie punk-rock qu’on aime tant. Le concert s’est terminé trop rapidement, le temps d’à peine quelques bières, et nous nous rendions à La Distillerie, qui a fini d’achever ma nuit blanche. Comme à chaque année, je me dis que l’an prochain, il faudrait vraiment que je fasse plus qu’une ou deux activités, et me coucher à 6h du matin. Comme Will et Sawicki, des vrais !
Toujours au Métropolis, je suis allé voir Dumas la semaine dernière, qui offrait une mini-tournée d’une semaine à Québec et Montréal. Question de nous présenter ses dernières compositions de Nord et Rouge, albums spontanés sortis respectivement en décembre et janvier et qui m’ont complètement pris par surprise. Ces deux albums explorent de nouveaux horizons pour Dumas et nous offrent des chansons plus progressives, aux arrangements peu conventionnels. La voix du chanteur est toujours aussi envoûtante, qui prend une place importante en spectacle. Accompagnée de deux choristes, cette voix habite littéralement toute la salle, invitant tous ceux qui l’écoute à pénétrer dans l’univers « Dumesque ». Le chanteur nous averti dès le début du concert que nous entrons à bord d’un train express, genre de laboratoire musical. Une locomotive qui emporte les spectateurs vers une destination inconnue. Les nouvelles compositions sont à des lieux des chansons pop-rock qui passent à la radio commerciale dont nous avait habitué Dumas. Nord et Rouge ont plus de chance de tourner à CISM qu’à Radio Énergie, mettons. Devons-nous voir là un simple trip expérimental, où est-ce qu’avec ces deux mini-albums, Dumas ne serait-il pas en train d’amorcer une transition vers un style plus psyché ? Seul l’avenir nous le dira, mais en attendant, son public semble avoir quelque peu de difficulté à suivre le chanteur dans ses nouvelles expériences, lui qui n’a malheureusement pas réussi à remplir le Métropolis.

Spectacle à surveiller
Grand gagnant des Francouvertes 2008, un des plus grands concours musical au Québec, l’excellent groupe La Patère Rose, nous dévoilera son premier album le 19 mars au National. On avait déjà découvert la splandide Fanny Bloom et ses deux acolytes, Roboto et Kilojules, l’an dernier, que ce soit aux Francouvertes, aux Francofolies ou à Osheaga, mais on avait hâte de pouvoir entendre leurs compositions dans notre iPod. Le groupe offre un son unique, une pop électronique un peu folle qui vous fera craquer. Originaires de Sherbrooke, les trois amis qui se sont rencontrés au CÉGEP ont certainement un très bel avenir devant eux. L’album est disponible dès cette semaine.
www.myspace.com/lapatererose

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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