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Messmer le Fascinateur

Avec Ariane Dalfond

Depuis que je suis jeune, j’ai toujours rêvé de faire de l’hypnose. J’avais vu Messmer à la télévision lors d’une émission de Claire Lamarche (que j’écoutais bien évidemment que pour Messmer). Il avait fait croire à un homme qu’il était en train d’accoucher et à un autre homme qu’il était le mari de la « femme » qui accouchait. J’étais fasciné et je voulais absolument voir de mes propres yeux ce fascinateur qui arrivait à contrôler les gens par la parole. Grâce au Polyscope, je suis allé voir son spectacle au St-Denis et avant que vous le demandez : non, ça n’a pas fonctionné sur moi.
Que vous croyez ou non à l’hypnose, Messmer offre un spectacle tout à fait fascinant et divertissant. Il sait captiver l’attention de l’auditoire en demandant à ses braves participants d’exécuter toutes sortes de singeries plus drôles les unes que les autres. Sur scène, une vingtaine de personnes effectueront des choses que seuls mes collègues saouls pourraient faire et encore (non, je ne parle pas de pisser à terre). La première chose que Messmer fait au début des deux parties de son spectacle est de sélectionner les participants. Il hypnotise l’auditoire et les membres les plus réceptifs réagissent. De ceux là, il en a choisi pour monter sur scène. Ce fut impressionnant de voir que certaines personnes eurent besoin que Messmer aille les voir personnellement pour qu’ils puissent rabaisser leur bras pris dans les airs !
Comme Messmer le dit au début, il n’a pas les moyens de payer 30 acteurs par spectacle et je doute que beaucoup de gens feraient ce qu’il dit bénévolement. Qu’il les convainque d’être Elvis, un chanteur d’opéra, un zombie assoiffé de sang ou un animateur de télévision qui passe du français de France au japonais, on rit autant de les regarder aller qu’à écouter un humoriste. C’est impressionnant de voir à quel point la suggestion hypnotique que Messmer pratique semble efficace. Il peut convaincre deux personnes qu’elles sont des jumelles siamoises de tête ou encore convaincre quelqu’un qu’il est Frank Einstein au point qu’il croit lire ce nom sur ses pièces d’identités personnelles. Il peut même induire chez ses cobayes une envie irrépressible de danser chaque fois que la musique du « french cancan » se met à jouer. C’est en effet assez drôle de voir les personnes qui ont été sur scène se lever et danser lorsque cette musique se fait entendre durant l’entracte ! Tout ce spectacle est d’autant plus crédible lorsqu’un des participants était l’homme assis sur le siège derrière vous et que vous entendez sa femme rire de voir son mari faire des folies. D’ailleurs, Messmer ne fait que passer à côté de vous et vous sentez la prestance de cet homme. Il inspire une assurance et une confiance en ses pratiques. Cependant, même si vous demeurez sceptiques, vous passerez sans doute une soirée fort amusante en compagnie ce grand personnage.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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