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Entrevue avec François-Xavier Demaison, nommé comme Meilleur Acteur au César

Au coeur des César, le Polyscope a interviewé deux nominés : François-Xavier Demaison, en course pour le César du meilleur acteur et Antoine De Maximi pour le meilleur documentaire. Deux hommes pour deux destins extraordinaires et hors du commun.

Entrevue avec François-Xavier Demaison, au lendemain des Oscar et à quelques jours des César. Décontracté, accessible, sympathique et modeste, Demaison se confie au Polyscope.

À voir aussi l’article sur le parcours et la carrière de François-Xavier Demaison dans le Polyscope.

Vous vous êtes produit au Festival Juste pour rire cette été à Montréal, quel souvenir gardez-vous de votre passage ?

Merveilleux. J’ai adoré le public québécois et sa finesse, il y a une écoute et une justesse qui sont loin des clichés que l’on peut avoir sur la perception des choses. On croit qu’ils n’aiment que le stand-up et comme j’apportais quelque chose d’assez différent, les gens étaient surpris au début.

Qu’est que vous regrettez de votre ancienne vie de fiscaliste new-yorkais ?

Rien, vraiment rien. Je me sens parfaitement à ma place aujourd’hui.

Vous faites du théâtre et du cinéma, qu’est-ce vous préférez ?

J’aime les deux ! C’est vraiment les deux piliers de mon existence. J’aime les plateaux de cinéma, cette aventure collective, mais j’aime aussi quand j’arrive face à un public. C’est deux énergies très différentes : au théâtre, j’ai vraiment un retour immédiat, c’est très intense, très fort, au cinéma, c’est plus dans la longueur, de garder une justesse tout au long un tournage, il y quelque chose de très collectif, c’est vraiment une équipe. J’espère toute ma vie pouvoir faire les deux.

Vous aviez été nommé aux Molière en 2007. Aujourd’hui, cette nomination au César, c’est une marche supplémentaire ?

J’ai cette chance que mon travail soit reconnu par des gens de la profession. C’est vrai que c’est un honneur. C’est formidable, j’ai beaucoup de chance d’être aussi gâté par ce métier.

Quelle est votre prochaine étape, les Oscar ?

(Rires) Je ne sais pas, non, pour l’instant je n’en suis pas là ! Je fais juste le métier que j’aime et j’ai la chance de faire des choix et avoir des rôles que j’ai envie de jouer. En plus, j’écris mon deuxième spectacle et j’élève ma fille. Ça suffit à mon bonheur.

Ce n’est pas trop dur de combiner les tournées et les tournages avec une vie de famille ?

Ce n’est pas évident, c’est la difficulté. Je travaille beaucoup, il y a des moments où il faut se forcer à s’offrir des plages de repos, où l’on doit profiter des gens que l’on aime.

Est-ce que vous pensez pouvoir décrocher le César du meilleur acteur ?

Non, je ne m’y attends pas du tout, c’est juste une belle soirée à laquelle je suis convié et où je suis honoré, c’est déjà formidable d’être nominé.

Vous allez préparer un petit discours quand même au cas où vous auriez une bonne surprise ?

Oui, peut-être un parachute, au cas où l’improbable se produirait. Mais je ne pense pas que je reviendrai avec la statuette.

Justement, à propos du film, est-ce que vous gardez des séquelles de ce rôle de Coluche ?

J’ai perdu tout le poids que j’avais pris, mais j’ai encore un peu mal au dos. On ne prend pas 13 kilos pour les reperdre en l’espace de 8 mois, sans que ça vous laisse des traces. Ça a été quand même une expérience un peu extrême.

Et sur le plan psychologique, comment cela s’est passé ?

Il a fallu un petit moment pour se détacher de ce personnage exceptionnel qui est quand même assez marquant. Mais le fait de faire mon spectacle et d’autres tournages de films m’ont aidé à tourner la page.

Une image que vous retiendrez des Oscar ?

Je dormais profondément pendant la cérémonie, mais je suis très content que Sean Penn ait été récompensé, car il est vraiment un super acteur. Les Français ont-ils été récompensés ?

Non, malheureusement…

Ah, ben c’est dommage, mais il faut que je vois Slumdog Millionaire [Film, grand vainqueur des Oscars] !

Mots-clés : Entrevue (33)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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