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Être ingénieur…

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Certaines personnes sont nées pour être ingénieur, déjà petits leurs professeurs et leurs parents les évitaient tellement ils posaient des questions sur tout et rien. D’autres essayaient déjà de construire la muraille de Chine dans leur chambre, avec des légos. Certains ont déjà pirate le réseau informatique de leur école au primaire, etc.
Vous vous reconnaissez n’est ce pas les étudiants de Poly ? Et bien moi je ne fais partie d’aucun de ces gamins…
En effet, être ingénieur ne m’a jamais vraiment attiré, à vrai dire rien ne m’attire vraiment à part le foot (soccer pour nos chers québécois), les filles (oui j’assume, je les adore) et les maths (j’entends déjà les beurk !).

Cependant, ayant un talent footballistique digne d’un remplaçant d’une équipe amateur du championnat ouzbek, les filles n’étant source que de problèmes (un axiome de base) et ne voulant pas finir professeur de maths, j’ai dû me résoudre à écouter tout le monde et me lancer en ingénierie.Cependant, je ne pensais pas en rejoignant Poly que je vivrais les situations les plus délirantes de ma vie…
Ah Polytechnique… Un nom qui se vend bien, en effet dire que l’on est à Polytechnique te colle souvent l’étiquette d’un bosseur… En effet il existe toujours dans le subconscient le mythe selon lequel le titre d’ingénieur atteste d’un certain niveau intellectuel. Et pourtant… Il existe des ingénieurs avec un QI d’huitre mongole (je sais, ya pas d’huitre en Mongolie, ni même de mer d’ailleurs).

Ainsi là, personnellement, c’est la mort dans l’âme que j’ai fait mes premiers pas à Poly, persuadé d’entrer dans un monde de matheux coincés qui n’ont comme uniques loisirs le théorème de Bernoulli, le cercle de Mohr, et les loi probabilité de Heisenberg…

Cependant, quel ne fut pas le choc (pour mon plus grand plaisir) de savoir que j’étais complètement à côté de la plaque! Oui oui, comme partout il y a des cons, des fous, des pervers, et même des fans de Céline Dion (me fusillez pas).

Ainsi mon premier jour à Poly fut assez spécial. Arborant fièrement mon maillot marseillais (que je viens encore de jeter à la poubelle : les Français comprendront), mon attention fut attirée lors de la journée d’accueil des nouveaux étudiant étranger, par deux Français qui parlaient de leurs mésaventures, voici grosso modo la discussion (ce ne sont bien sûr pas les vrais noms):
« – Aujourd’hui, ou plutôt hier soir, j’étais au lit avec ma copine, nous étions en pleins ébats amoureux, et lors de sa jouissance ultime, elle a poussé ce cri : ‘‘OH OUI DIDIER, CONTINUE !’’
– Oh le veinard !
– Je m’appelle François… »

Imaginez la torture que je subissais, devoir lutter contre moi-même pour ne pas hurler de rire au risque de passer pour un vrai salaud sans cœur (que je suis). La suite n’était pas mal car le deuxième essayait de le réconforter en relativisant. Ainsi il lui avoua :
« – Tu sais, au moins t’as une vie sous la couette. Moi ça fait tellement longtemps que je n’ai pas « hum-hum » que mes préservatifs sont périmés… »
J’ai dû faire preuve d’une concentration vraiment extrême pour me retenir, même jusqu’à présent, quand j’y repense, je suis encore pété de rire. Ce niveau de concentration atteint me sers encore aujourd’hui en classe.
Je me demandais vraiment si j’étais dans une école d’ingénieur, mais franchement j’adorais ça.
La journée s’annonçait passionnante…

À suivre




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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