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LNI : au jeu !

Pendant que le CH s’enlisait davantage lundi soir dernier à Calgary, d’autres joueurs plus vigoureux laissaient parler leur talent sur la petite patinoire du Medley lors de l’ouverture de la 31e saison de la Ligue Nationale d’Improvisation. Pour l’occasion, l’équipe des Rouges, savamment mené par François-Étienne Paré et sa capitaine Zoomba, avait la lourde tâche d’affronter l’équipe championne des deux dernières années, les Jaunes.

Comme à chaque début de saison, les dirigeants de la LNI nous ont mis l’eau à la bouche en présentant préalablement les six équipes qui s’affronteront cette saison pour notre pur plaisir. Tout d’abord, l’entraîneur des Blancs Bernard Fortin pourra encore une fois compter sur son joueur étoile Vincent Bolduc (Gagnant du tournoi solo commémorant le 30e anniversaire de la LNI) afin de mener les siens. Les Verts pourront quant à eux bénéficier du retour au jeu du Zapartiste Christian Vanasse afin d’épauler les jeunes talentueux que sont les Nicolas Pinson (Grande fille), Jean-François Nadeau et Johanne Lapierre. Les Oranges pourront toujours miser sur Laurent Paquin comme chef de file pour les Marc St-Martin, Émilie Bibeau (Annie et ses hommes) et Anaïs Favron. Les Bleus seront redoutables ayant dans leur rang les champions compteurs des quatre dernières années, soient Frédérick Barbusci (2005, 2006 et 2007) et Jean-François Aubé(2008), sans parler de la recrue de l’année 2008 René Rousseau. En plus, ils seront brillamment accompagnés par Isabelle Brouillette et Salomé Corbo.

Il y avait de la frénésie dans l’air alors que l’arbitre donnait finalement le coup d’envoi à cette soirée après le chant entonné en cœur de l’hymne de la LNI. Nul doute que la foule était impatiente de voir les échanges débutées, tout comme les joueurs d’ailleurs. L’énergie était donc très palpable, surtout du côté des Jaunes, alors qu’Anne-Élizabeth Bossé en était à sa première rencontre dans la LNI et que Luc Senay, au contraire, y effectuait un retour après plusieurs années d’absence.
Les Rouges en ont ainsi profité pour prendre les devants grâce au brio de François-Étienne Paré, Patrick Drolet (Les Invincibles) et Simon Rousseau, menant même par la marque de 6-3 après deux périodes, ce qui est énorme en improvisation. C’est alors que les Jaunes se sont levés, suivant la fougue de leur capitaine Réal Bossé. Ces derniers ont remporté les deux premiers échanges de la troisième période, se rapprochant à un seul point des Rouges. Anne-Élisabeth Bossé (aucun lien de parenté avec Réal semble-t-il) a très bien joué tout comme Luc Senay qui, malgré ses années d’inactivités, s’affichait parmi les comédiens les plus animés.

Alors qu’il ne restait que quelques minutes à la rencontre et qu’un seul point ne séparait les deux équipes, l’arbitre a pigé une improvisation chantée mixte à un seul joueur par équipe. Les Jaunes ont fait confiance à Sophie Caron alors que les Rouges ont tenté de mettre la joute hors de portée en envoyant leur ténor François-Étienne Paré. On a eu droit à la meilleure improvisation de la soirée, les deux artistes nous chantant une histoire d’amour et de réconciliation. Sophie Caron a surpris tout le monde en mettant le joueur-étoile Paré dans sa petite poche d’en arrière, y allant de couplets plus longs tout en rimant la plupart du temps ! Un exemple ? « Vas-y, tu peux te laver les pieds dans cette bassine. (…) Heureusement pour toi, je viens de prendre une Dentyne, je vais donc pouvoir t’offrir mes babines. »

Nous nous demandions tous comment elle allait pouvoir s’en sortir en rimant après avoir terminé son premier vers en ine. Force d’admettre qu’elle s’en est tirée avec panache. Une ovation monstre s’en est suivit, récoltant au passage presque la totalité des votes. Les Jaunes ont par la suite dominé la dernière improvisation de la soirée afin de couronner cette incroyable remontée tout en se sauvant avec la victoire.
Les trois étoiles de la soirée : Réal Bossé, François-Étienne Paré et Sophie Caron.

La LNI, les lundis 19h au Medley.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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