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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Oublier pour mieux se souvenir…

Presque 20 ans plus tard, la sortie du film Polytechnique vient nous rappeler les tristes événements survenus le soir du 6 décembre 1989. Cet événement qui a laissé un goût amer à toute la société québécoise et à la communauté polytechnicienne est resté pendant longtemps tabou.

Toutefois, la communauté polytechnicienne n’est pas restée pour autant inactive. L’Association des Étudiants de Polytechnique (AEP) a entre autres décidé de créer une pétition pour le bannissement des armes militaires et para-militaires du territoire canadien dans le but de rendre la législation des armes à feu plus stricte. La pétition a ainsi circulé durant plusieurs mois à travers le Canada pour finalement recueillir plus d’un demi-million de signatures. Un fonds spécial à la mémoire des victimes a aussi été créé à partir des contributions de la population et des entreprises privées afin d’encourager les femmes à s’inscrire à l’École Polytechnique de Montréal. Depuis, plusieurs autres organismes dont la fondation des victimes du 6 décembre ont vu le jour.

Malgré tout, le sujet de la tragédie est resté pendant longtemps tabou à Polytechnique. Ce n’est que plusieurs années plus tard que la communauté polytechnicienne a commencé à parler ouvertement de l’événement. Il faudra attendre sept années avant que la tuerie de Polytechnique fasse l’objet d’un dossier dans Le Polyscope. C’est ainsi qu’en 1996, le journal étudiant de Polytechnique publia un cahier spécial portant sur les événements du 6 décembre. L’on retrouvera dans cette édition spéciale plusieurs réflexions venant des parents et des proches des victimes.

Aujourd’hui, 19 ans plus tard, Le Polyscope a décidé de reparler de la tragédie de Polytechnique. Le malaise étant encore présent entre les murs de l’École, Le Polyscope a voulu permettre aux étudiants, tant anciens qu’actuels, d’exprimer leurs opinions qui se séparent entre l’obligation de se souvenir et le désir d’oublier.

»2009

  • Chaque année, Polytechnique invite les éudiants à une minute de silence en mémoire des victimes.
  • Il existe plusieurs monuments dans les grandes villes canadiennes à la mémoire du 6 décembre.
  • Le 6 décembre est la journée nationale de commémaoration et d’action contre la violence faite aux femmes.
  • Le ruban blanc est le symbole de la campagne des hommes voués à mettre fin à la violence faite aux femmes par les hommes.
  • Plus d’une vingtaine d’autres tueries en milieu scolaire ont eu lieu à travers le monde depuis 1989.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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