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Rafales… qui ne décoiffent pas

Saviez-vous que nos âmes doivent s’accrocher à leurs propres os pour garder la mémoire de leur histoire ? Non ? Hé bien, moi non plus. Les quatre personnages de Rafales sont des âmes de personnes décédées et vont procéder à nous raconter leur histoire (dont ils se souviennent car ils ont tenu ferme à leurs os). Sauf… qui déjà ? Madeleine, ah oui. On commence déjà à l’oublier. Elle non plus ne semble plus se souvenir de qui elle est. La rafale a emporté ses os. Quelle idée d’établir un cimetière sur le bord d’une falaise adjacente à l’océan!
La fantaisie du fil conducteur de la pièce s’arrête malheureusement là. Les personnages d’Anita joué par Claire Normand, de Marguerite joué par José Babin, de Mathias joué par Alain Lavallée et de l’indienne Mic-
Mac joué par Julie Duguay tentent tant bien que mal d’injecter de l’humour, des émotions et de l’intensité dans une histoire qui manque de profondeur et d’intérêt.

Les « règles » auxquelles les morts doivent se soumettre sont-elles les mêmes en réalité auxquelles les vivants doivent se plier ? Doit-on tenir ferme aux choses matérielles pour se souvenir ? Les faire reluire pour nous mettre en valeur et garder notre place ? En sommes-nous réduits à nous définir à nos possessions ? Ou existons-nous sans elles ? La réflexion sur ces questions s’étire en longueur dans le texte de José Babin, librement inspiré des nouvelles maritimes de Maurice Arsenault, José Babin, Albert Belzile, Brigitte Harrison, Alain Lavallée, et Christiane St-Pierre.

Rafales, une création du Théâtre Incline (www.theatreincline.ca) et du Théâtre populaire d’Acadie (www.tpacadie.ca), en coproduction avec L’Usine (www.lusine.net) et Marionnettissimo (www.marionnettissimo.com), est présenté à l’Usine C, 1345 avenue Lalonde à Montréal, du 20 janvier au 7 février 2009 à 18h.
Réservations 514-521-4493 ou www.usine-c.com. Texte et mise en scène : José Babin.

Mots-clés : Théâtre (92)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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