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La neige

Ah! Comme la neige a neigé! Ma ville est un jardin de « slush ». Ah! Comme la neige a neigé! On pourrait presque croire qu’Emile Nelligan a écrit son célèbre poème ces temps-ci. Par contre, vous remarquerez qu’il ne dit surtout pas « Ah comme la ville est bien déneigée ! ». Il vivait à Montréal quand même.

Vous avez sûrement déjà remarqué que les déneigeuses s’amusent à enterrer les voitures sous une montagne de neige. Avez-vous remarqué que pendant le déneigement, il y a un pickup de la ville qui se promène pour coordonner le déneigement? Je crois que la ville ferait mieux de donner un bon briefing aux déneigeuses pour qu’elles sachent où aller et que le pickup blanc puisse être utilisé à un autre moment plus utile. Par exemple, le pickup pourrait circuler le lendemain matin du déneigement pour aider les gens à sortir leurs voitures. Mais bon, faut croire que la ville préfère faire deux pierres d’un coup : empêcher le plus de monde de circuler sur la route et faire semblant de déneiger. Comme ça, les gens sont tellement pressés d’aller au boulot après avoir pelleté l’équivalent d’Hawaii en neige qu’ils se foutent royalement s’il y a de la neige ou non sur la route.
Personnellement, il y a une chose que je ne comprends pas. On se pense toujours plus intelligent que nos ancêtres, mais dans le fond, on est vraiment cave. Dans le temps, ils travaillaient fort l’été, et l’hiver, ils restaient chez eux, mangeaient ce qu’ils avaient récolté l’été et faisaient la fête. Nous, on dépense en moyenne, juste à Montréal, 16 millions par tempête de neige pour le déneigement, on déneige nos voitures en vitesse, notre stationnement le soir, on affronte des routes trop souvent dangereuses et on se dit que l’été il fait trop chaud pour travailler, même s’il y a de l’air climatisé presque partout. Qu’est-ce qu’on a contre le fait de travailler l’été?
Il fait beau dehors, trop chaud pour travailler? Oui et alors, si on n’avait pas à aller travailler dans la neige l’hiver, on aimerait ça aussi, il y a plein de choses qu’on peut faire à l’extérieur l’hiver.
Les enfants aiment la neige comme ça ne se peut pas. On peut faire des forts, on peut skier, on peut faire des bonhommes de neige, etc.
Ceux qui pensent qu’il fait trop chaud durant l’été pour travailler, j’espère que vous ne prenez pas de vacances dans le Sud l’hiver sous prétexte qu’il fait trop froid au Québec : il faut choisir à un moment donné.
L’hiver, c’est fait pour s’encabaner, s’emmitoufler dans une grosse couverte et boire du chocolat chaud, mais surtout ne pas travailler.
Moi je propose qu’on chamboule complètement le mode de vie québécois. Dorénavant, on travaille l’été quand les routes sont belles. On va travailler à l’air climatisé et on revient à la maison quand la température commence à redescendre.
L’hiver, on laisse nos voitures enterrées. On appelle nos amis, on fait du ski, on reste chez soi, on prend ça relaxe. On ne s’énerve pas le poil de l’anatomie sous-dorsale lorsqu’il y a une tempête à l’extérieur, on fait juste espérer qu’il ne manque pas d’électricité.
Avec un mode de vie comme ça, Montréal économiserait une bonne partie de ses 130 millions de déneigement. Oui, il faudrait déneiger, mais si personne n’est stressé, on peut le faire plus tranquillement avec moins de déneigeuses et moins de personnel. Ainsi, ils vont pouvoir baisser les taxes municipales, ce qui va faire plus d’argent dans les poches des citoyens qui vont pouvoir joyeusement se payer un voyage au Mexique si jamais ils trouvent qu’il fait trop froid l’hiver. Vous voyez la logique? Il faut arrêter de combattre la neige inutilement. Pourquoi ne pas profiter du fait que la nature veut ralentir nos activités, pour relaxer plutôt que de tenter de combattre et prendre congé l’été alors que travailler est moins coûteux et moins pénible.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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