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Après le bac…

J’espère que vous êtes surpris d’avoir un journal dès la fin de la première semaine de la session, parce que moi je le suis.
On vient à peine de terminer notre dernier examen écrit par un prof tout droit sortit de l’asile qu’il faut penser au prochain journal. Je ne sais pas pour vous, mais mes vacances ont passé à la vitesse de l’éclair. J’ai l’impression que l’ensemble de mes vacances a passé plus vite que mon premier cours et c’était quand même un cours intéressant! Comme vous l’avez sûrement remarqué par la belle couverture, en plus d’avoir été assez motivés pour vous faire un journal, nous avons concocté un dossier au sujet des maîtrises! Wow, quelle dévotion.
Franchement, pour moi, le fait de faire une maîtrise ou non après mon BAC a été un choix difficile. Je me disais que le salaire devait sûrement être meilleur avec une maîtrise, qu’il devait y avoir de meilleurs emplois pour les maîtres et etc. J’ai donc fait des recherches sur les salaires. Je suis tombé sur un rapport de 2007 du réseau des ingénieurs du Québec qui disait que la différence entre la moyenne des salaires des ingénieurs avec un Bac ou avec une maîtrise était de seulement 5000 après environ 15 ans d’expérience (90000$ vs 95000$). Bon ok, 5000$ ce n’est pas si pire, mais si mon cours de probabilité m’a appris quelque chose, c’est qu’il faut vérifier les autres données.
L’écart type de la moyenne des salaires des ingénieurs est d’environ 50000$. 5000 de différence quand l’écart type est 10 fois plus, ça veut pas dire grand chose surtout que pour faire la maitrise, on perd 2 ans avec un salaire moyen de 40000$. La question salaire fût donc réglée pour moi. J’ai ensuite entrepris de déterminer si je pouvais faire une maîtrise seulement pour le plaisir. Un simple regard à la liste des cours offert dans mon programme en maîtrise fut assez pour me décourager. Les seuls cours intéressants, je peux les prendre en options au Bac puisque je suis dans une concentration. J’ai donc vu que je n’aurais pas grand plaisir à faire une maîtrise en génie.
Après avoir éliminé les deux éléments qui auraient pu me motiver à faire un diplôme d’étude supérieure en génie (car comme le dit le proverbe « s’il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de plaisir, et s’il n’y a ni un ni l’autre, il n’y a personne de sensé »). C’est par hasard que je me fis dire par un ingénieur dans mon domaine que si je voulais un gros salaire, il fallait que je fasse un MBA au HEC. Je n’avais aucune idée de ce qu’était un MBA au début, mais lorsque j’ai vu, dans la même étude que j’ai cité plus haut, que le salaire moyen de quelqu’un avec un MBA était de 30000$ plus élevé que celui d’un ingénieur avec un bac, ça a un petit peu piqué ma curiosité. Rajoutons à cela que, souvent, c’est l’employeur qui paye les cours pour le MBA, que ça se donne le soir et les fins de semaine si on ne veut pas arrêter de travailler pour le faire et que ça mène vers un poste de gestion (ce que je voudrais probablement faire plus tard) et bien, la maîtrise en génie a un peu pris le champ. Malheureusement pour Polytechnique, si je fais une maîtrise, ça va être au HEC. Petite note hors contexte pour terminer, c’est la meilleure saison de l’année pour regarder des fumeurs à l’extérieur tout en étant au chaud à l’intérieur. Ne voyez pas par cela une remarque anti-fumeur, je trouve juste ça comique du monde qui vont jusqu’à braver la tempête pour se tuer un peu. Je suis totalement d’accord avec le fait qu’ils doivent fumer dehors loin des portes, on peut enfin respirer dans les restaurants. J’ai déjà entendu des fumeurs dirent que ces politiques du gouvernement étaient une forme de non-respect envers les fumeurs. Je peux donc supposer que si des fumeurs qui pensent cela voyaient quelqu’un boire du cyanure ou se donner des coups de couteau dans les poumons, ils le laisseraient faire pour ne pas manquer de respect aux buveurs de cyanure et aux masochistes anti-poumons.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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