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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

À quand la fin de la lune de miel ?

Dans le capharnaüm de la longue et très protocolaire journée d’investiture à la présidence des États-Unis, Barack Obama aura prononcé mardi dernier son premier discours officiel en tant que nouveau « Commander in Chief ».

Entre les vocalises d’une Aretha Franklin vieillissante et d’une Beyoncé resplendissante, puis des « tous sourires » Leonardo Di Caprio, Tom Hanks, Jamie Foxx, Queen Latifah ou encore Denzel Washington (et j’en passe), on avait du mal à savoir si Obama était vraiment à Washington ou s’il présentait les Oscars à Hollywood. Devant les caméras (en direct) du monde entier, il énonça un discours qu’il avait lui-même écrit (pour une fois).

Avec des mots solennels et graves, il énuméra une liste pléthorique des grands défis qui l’attendaient, lui et les américains. Le contenu du discours, peu de monde l’aura retenu, par contre ce que beaucoup auront vu, entendu, et apprécié c’est la verve mélodieuse d’un orateur hors-pair, d’un communiquant qui a bien su s’entourer, d’un homme qui représente un symbole. Mais n’oublions jamais qu’Obama n’est pas un acteur, ni un présentateur un talk-show, ni un poète, mais il n’est qu’un « simple » politicien. Dans un monde en manque de repères, en pleine crise financière, alimentaire et même bientôt énergétique, la foule mélancolique a besoin de se donner des points d’accroche, d’espérance, de changement et de renouveau. Barack Obama représente tout cela, car il dit tout cela, mais le fera-t-il vraiment
? Le grand problème, c’est qu’il représente cela grâce à sa communication (dont 750 millions de dollars de propagande) et non grâce à ses idées.

Qui connaît vraiment le programme d’Obama ? Oui, il veut fermer Guantanamo, et alors ? McCain ou Clinton l’auraient fait…

Il veut relancer l’économie américaine, comment ? En faisant du protectionnisme et en renégociant les accords de libre échange (l’ALENA), pas sûr que les Canadiens apprécient.

Régler les problèmes du monde ? Mais en s’occupant des États-Unis en premier.

Oui, il est démocrate. Oui, il a une équipe exceptionnelle et remplie d’expérience autour de lui, mais après le candidat Obama (exceptionnel), le président le sera-t-il autant ?
Je ne reviens en rien sur ses compétences, mais sur l’image les autres ont de lui. La semaine dernière, Laurence Haïm disait, dans les colonnes du Polyscope, que la grande question sera « Peut-on critiquer Barack Obama ? » Espérons que la réponse sera ui, car il n’est pas une icône, ni un gourou. Hier le brillant chanteur Kanye West déclarait : « Je n’arrive toujours pas à y croire, j’ai l’impression d’être dans le futur d’abord les iPod et maintenant ça [Obama président] ! ». Cette brillante réflexion montre bien l’esprit qui anime nombre d’américains, même si je me répète Obama n’est pas un truc à la mode comme les iPod, les Pokémon, ou les Desperate Houseviwes, c’est un homme, un vrai qui est maintenant aux commandes du pays le plus puissant du monde.
On dit que, pour réussir, il faut être au bon endroit, au bon moment.
Barack Obama en est l’exemple vivant : 60 ans plutôt il n’aurait pas pu voter, 60 ans plus tard, il n’aurait rien représenté ; s’il était né en Afrique, il ne serait plus de ce monde, s’il était né dans l’Europe rétrograde, il serait sans doute un avocat de renom, mais rien de plus.
Reste à savoir, si aux bons endroits, aux bons moments, il saura prendre les bonnes décisions et faire les bons choix pour lui, pour les Américains qui lui ont fait confiance et pour le monde qui l’admire…

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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