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La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart

L’opéra s’ouvre par une envolée de dragons blancs encerclant dans les airs le prince Tamino (interprété par Dimitri Pittas) poursuivi par un dragon géant crachant tout autour de lui des flammes. Trois sorcières au service de la Reine de la Nuit (Cyndia Sieden) viennent à son secours et l’aident à vaincre ce terrible monstre. Ayant sauvé Tamino, elles donnent au prince une quête, soit de délivrer Pamina (Nicole Cabell) la fille de la Reine de la Nuit, enlevée par le méchant magicien Sarastro (Eric Owens). Tamino croise sur son chemin le joyeux chasseur d’oiseaux Papageno (Rodion Pogossov), qui ne peut résister aux plaisirs terrestres. Tamino et Papageno, auxquels sont donnés respectivement une flûte enchantée et une boîte à clochettes magique qui les aideront dans leur périple, font maintenant route commune pour sauver Pamina. Une fois arrivé, Tamino découvre que Sarastro est en fait le mage de la vérité et de la vertu tandis que la Reine de la Nuit est tombée dans les ténèbres. Il a donc soustrait Pamina à la mauvaise influence de sa mère. Sarastro informe alors le prince que pour être digne de la jeune princesse, il devra accéder à la confrérie en réussissant les trois épreuves imposées, soit celle du silence et de l’abstention, celle du feu, et finalement celle de l’eau. Papageno l’accompagne bien malgré lui à travers ce rite initiatique, ayant comme récompense une belle Papagena si les épreuves sont réussies. Dès la première épreuve, Papageno, trop épeuré pour garder le silence, trop bavard pour se taire, trop gourmand pour ne pas s’empiffrer de mets délicieux et de pleines coupes de vin, trop heureux pour se priver de vivre joyeusement, laisse Tamino seul à ses épreuves. Entre temps, la Reine de la Nuit vient à elle pour la sommer d’assassiner Sarastro, et par chantage maternelle, l’informe qu’elle mourra si elle ne remplie pas sa tâche (fameux air d’une reine possessive, ambitieuse et en colère). Puis, Pamina vient à Tamino alors que ce dernier se concentre pour atteindre la vérité, et ne comprenant pas le silence de l’homme qu’elle aime, repart, désespérée. Finalement, Papageno jure fidélité à une vieille femme qu’on lui a donnée comme épouse pour éviter de rester emprisonné pour toujours dans l’entre-monde. Or, cette dernière se révèle être une belle et jeune oiseleuse et les deux tombent follement amoureux. Quand au prince et à la princesse, ils ont réussit les épreuves du feu et de l’eau accompagnés par l’espoir de la flûte enchantée. Ils sont ainsi dignes de vivre dans la paix d’esprit offert par le temple de la vérité.

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L’opéra est une version abrégée l’œuvre de Mozart et est traduite en anglais (originalement en allemand), fait idéalement pour que le jeune public puisse être émerveillé par la beauté du spectacle. Néanmoins, ce conte initiatique où autant l’homme vertueux que le bon vivant sont récompensés et trouvent leur bonheur, laisse planer le spectateur, de tous âge, en pleine rêverie. Le décor, constitué d’un bloc transparent tournant sur lui-même pour passer d’un tableau à un autre, permet aux animaux articulés par des marionnettistes d’envahir la scène (notamment la scène initiale où Tamino est poursuivi par le dragon mais aussi la scène où les ours dansent au son de la flûte enchantée). Toute la gamme des émotions nous submerge, autant l’air de la Reine de la Nuit, dont la robe fait penser à un papillon de nuit écarlate, est à glacer le sang, autant la joie nous envahit lorsque que les ballerines déguisées en oiseaux exotiques tournent autour de Papageno pour tenter de le séduire.

Cette version du Metropolitan Opera est un pur émerveillement pour les yeux, le cœur et l’imaginaire. La Flûte enchantée de Mozart est un opéra à voir à tout prix, autant par la beauté de la représentation que par la partition musicale d’une richesse sans fin, et est tout à fait accessible pour les novices de cet art. Bravo aux interprètes, à l’orchestre du Met et au chef d’orchestre Asher Fisch qui ont su nous remplir d’étoiles et de magie.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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