Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales

Aperçu article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales

Dion, sera mort mercredi

Mise à jour 8/12 à 13h45

  • DION DÉMISSIONE
  • Ignatieff devrait devenir chef du PLC mercredi
  • Rae va tout faire pour bloquer Ignatieff
  • La coalition PLC/NDP va mourrir avec Dion, mais Layton veut tout faire pour la maintenir.
  • Il est de plus en plus probable que le Canada reparte en élection fin février, début mars

Ça y est, comme je vous l’annonçais hier, Stéphane Dion s’est fait « enterrer » par ses petits camarades Bob Rae et Michael Ignatieff.
Dans Question Period, Ignatieff déclarait : « Il y a un sentiment qui émerge dans le caucus libéral qu’étant donné l’importance du vote à la fin du mois de janvier, il serait approprié d’avoir un leader permanent en place. » Alors que de son côté, Bob Rae déclarait : « Nous devons devancer la course au leadership et nous devons nous assurer que nous avons une vaste consultation au sein du parti avant la fin du mois de janvier ».

Selon de nombreuses et diverses sources libérales, Stéphane Dion devrait démissionner dès mercredi lors du caucus Libéral. Deux possibilités radicalement opposées pourraient s’offrir aux libéraux, soit désigner par l’intermédiaire de ses parlementaires le nouveau chef temporaire (jusqu’à leur convention organisée au mois de mai), soit provoquer un vote anticipé des militants au moyen d’une combinaison de bulletins de vote téléphoniques et par internet.

Le premier cas avantagerait largement Ignatieff, qui compterait sur l’appui certain d’au moins 50 députés et d’environ 10 sénateurs libéraux (soit 45 % des parlementaires). Bob Rae et le député Dominic LeBlanc du Nouveau-Brunswick (qui a très peu d’appuis et qui pourrait se retirer dès ce lundi), préfèreraient eux un vote direct des militants.
Affaire à suivre mercredi.

Mise à jour 8/12 à 15h45

  • DION DÉMISSIONE : « Il existe un sentiment au sein du parti, et très certainement au sein du caucus, que compte tenu des nouvelles circonstances, le nouveau chef doit être en place avant la reprise des travaux de la Chambre. Je suis d’accord. C’est la voie que je recommande à mon parti et à mon caucus. En conséquence, j’ai décidé que je quitterai mes fonctions de Chef du Parti libéral dès que mon successeur aura été dûment choisi. »

  • Dominic LEBLANC démissionne de la course à la chefferie et appuie Michael Ignatieff pour qu’il soit désigné chef au plus vite et demande la fin de la coalition.
  • Le PLC veut nommer au plus vite Ignatieff (dès mercredi) pour se préparer aux élections et fait pression sur Rae pour qu’il se rallie avant mercredi pout rn finir avec la crise interne au sein du parti.
  • Ignatieff remettrait en cause la coalition pour se diriger plutôt vers des élections fédérales fin février, début mars, et battre dans les urnes Harper pour devenir Premier Ministre.

LA suprise PQ ?

Aujourd’hui, jour d’élections sur le Québec, trois chiffres et deux faits pourraient résumer cette élection :

  • 3 partis
  • 3 candidats
  • 0 surprise
  • Participation extrêmement basse
  • Majorité pour le PLQ

Et oui, à quelques heures de la fin du scrutin, on pourrait s’attendre à ces 5 données. Mais va-t-il y avoir des surprises contredisant ces données ?

On pourrait penser que « oui », sur 5 points (là encore) :

Image article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales 273

  • La lutte dans 80 des 125 circonscriptions de notre Belle Province qui sera chaude et pourrait basculer en fonction de mon second point.

Image article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales 274

  • La météo au Québec, avec une forte tempête de neige et un mercure annoncé en-dessous des -25°C par endroits, ce sera donc à celui qui saura mobiliser le plus grand nombre de ses partisans qui l’emportera dans certaines circonscriptions.

Image article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales 275

  • La crise à Ottawa et surtout la réaction de Harper et l’ouest canadien qui a vu cela comme un « coup d’État » des séparatistes (et non plus souverainistes) bloquistes québécois soutenus par les dangereux péquistes. Le Québec en a pris pour son grade avec un « Québec bashing » intense ces derniers jours de la part du ROC (Rest of Canada).

Image article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales 276

  • La molesse de la campagne de Jean Charest qui a été incapable de se prononcer sur la crise à Ottawa (alors que tous les autres premiers ministres provinciaux l’ont fait), incapable de défendre un bilan et de présenter un nouveau programme.

Pour ces quatre raisons, le PQ pourrait réaliser une énorme surprise d’un en rendant le PLQ minoritaire ou de deux en remportant carrément ces élections. Pauline Marois pourrait devenir la première femme Première Ministre du Québec démontrant ainsi que les québécois ont plus d’audace et sont plus en avance que les français. Dans tous les cas, il semblerait que Mario Dumont, le chef adéquiste, s’avoue déjà vaincu en déclarant : « Notre bouche peut parler mais si les oreilles des gens ne sont pas disponibles parce qu’ils ne voulaient pas d’élections, il y a une limite à ce qu’on peut faire… »

Enfin, le dernier point qui pourrait être une surprise sans l’être vraiment :

Image article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales 272

  • Québec Solidaire qui pourrait faire rentrer son premier député à Québec, Amir Khadir, qui en 2007 avait perdu de 4 points (soit 1100 voix) et qui cette année pourrait bien s’imposer dans Mercier, après une très bonne campagne.

L’info du jour restera que le coût global des six élections (provinciales et fédérales) auxquelles les Québécois auront participé depuis 2003 aura franchi le seuil du milliard de dollars à l’issue du présent scrutin. Une somme réellement bien nécessaire à dépenser ainsi ?

Alors, la politique québécoise restera-t-elle plate telle une feuille d’érable ou gagnera-t-elle en piquant avec une superbe fleur de lys ? Réponse ce soir…

Image article Pendant qu’on enterre Dion, les québécois s’en calicent des élections provinciales 278




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.