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Petit lexique franco-québécois

Une française@Montréal

Allô, amis de la Poly, j’espère que vous avez passé une semaine riche en travail et surtout en fun. Mes amis québécois, je tiens à vous dire que la communication entre francophones du Vieux et du Nouveau Continent peut être complexe.
En effet, nous utilisons la même langue et le même vocabulaire, mais nous ne parlons pas des mêmes choses. C’est comme si nous captions des ondes radio avec le même poste sans pouvoir capter les mêmes fréquences.

Par exemple, en France, on fait ses courses dans un supermarché alors que vous les faites dans une épicerie.
Chez moi, une épicerie peut désigner soit un commerce où l’on peut trouver des produits luxueux (épicerie fine), soit un commerce d’appoint ouvert à des heures assez tardives et généralement tenu par un commerçant d’origine maghrébine. Rappelez vous de ça si un jour vous passez en Gaulle et que l’on vous propose d’aller chez
«l’arabe du coin». Donc notre épicerie est l’équivalent de votre dépanneur.

Ne vous risquez pas à demander où est le dépanneur du quartier si vous séjournez en France parce qu’on risque de vous indiquer un garage.
Et oui, chez nous le dépanneur est l’aimable personne qui te sauve la vie (après 12h d’attente) lorsque ta voiture, excusez-moi, ton char te lâche en plein milieu de pêt-àou-chnok, c’est-à-dire nowhere. Un char chez nous sert à faire la guerre, ce qui peut-être le cas quand ta voiture est prise dans les embouteillages. En ce qui concerne les pharmacies, le terme est le même pour les deux continents mais ce qu’on y retrouve est bien différents. Dans une pharmacie française vous trouverez quasi uniquement des médicaments avec ou sans ordonnance ainsi que des produits d’hygiène, de diététique et de beauté. Dans une pharmacie québécoise, un français à l’impression d’être au supermarché, enfin dans une épicerie.

Cependant nos problèmes linguistiques ne se limitent pas à nos commerces, mais également à nos repas. Notre journée commence par un petit-déjeuner, la vôtre par un déjeuner. Vers midi, nous déjeunons, alors que vous dînez et le dernier repas de notre journée est le dîner vers 19 ou 20 heures, alors que vous c’est le souper vers 18h. Je crois que ceci est dû au décalage horaire entre nos deux pays. En effet, à l’époque où les premiers colons français sont arrivés au Québec, leurs proches restés en France leur envoyaient des messages à l’aide de pigeons voyageurs. Les colons fraîchement débarqués étant un peu désorientés, leurs familles sur le Vieux Continent décidèrent de leur envoyer des pigeons pour signaler l’heure des repas. Un pigeon nommé Alphonse partit donc d’un coin de la Normandie vers midi avec le message déjeuner. Il n’arriva au Québec, exténué le pauvre, que le lendemain matin d’où établissement du déjeuner le matin.
Pour en finir avec cette chronique linguistique, je vais vous poser une question. Qui des québécois ou des français utilisent le plus d’anglais dans leur vie quotidienne? Est-ce les français qui font du shopping, du jogging, lisent leurs mails et s’arrêtent au stop ou les québécois qui te donnent un lift et ponctuent leurs phrases de whatever, anyway, that’s it? La réponse est peut-être dans cette affirmation. Les français stationnent leur voiture dans un parking et les québécois parquent leur char dans un stationnement. Sur ce, amis de la Poly, passez une bonne semaine, ne faites pas trop de bêtises (mais un peu quand même!) et bon courage pour vos intras.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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