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Ah, ces p****** d’intras!

Une française@Montréal

Allô amis de la Poly. J’espère que vous avez passé une bonne semaine. Je sais que le stress des premiers intras et des premiers devoirs commence à monter. Chaque jour qui passe, la tête que vous voyez dans le miroir ressemble de plus en plus à… rien. Bah, voyez-vous, ce stress de milieu de session, ça fait des années que je ne l’avais pas connu. En effet, depuis ma dernière année de secondaire qui remonte à XXXX, je n’ai quasiment pas eu de devoir à rendre et encore moins d’examens de mi-session. Je dois vous avouer que depuis que je suis entrée en école d’ingénieurs, j’ai pris l’habitude de ne rien glander de la session et de me réveiller entre 2 et 3 semaines avant les examens pour me dire « Oh shit! Je ne sais même pas de quoi elle parle cette matière ». Imaginez la panique d’une étudiante stressée qui se rend compte qui lui reste vingt jours pour revoir, que dis-je voir une dizaine de matière. Objectif deux jours par matière puis revoir chaque matière la veille. S’il ya bien une chose qui me fascine, c’est la capacité que nous avons en tant qu’étudiant à être ambitieux dans nos plannings d’étude. À chaque session, on se fait un planning de révision supra chargé qu’on ne respectera pas, mais ce n’est pas grave, on y croit quand même. On se dit que cette fois-ci, on y arrivera et que de toute manière, on est tellement dans la merde qu’on n’a pas le choix.

Le plus dur en période de révision c’est de commencer à travailler. En effet, pour pouvoir commencer sa journée de révision, il faut tout d’abord se réveiller. Je dois confesser que le réveil a toujours été quelque chose de très douloureux pour moi. Étant victime d’un mal qui s’appelle insomnie aiguë qui me pousse à facebooker, clavarder sur MSN ou à regarder des séries ou films surtout lorsque je commence tôt le lendemain matin, j’ai tendance à m’endormir vers 2h du matin. Bilan des courses lorsque la sonnerie du réveil m’agresse à 7h, j’ai tendance à demander à mon réveil de sonner à nouveau dans 10 minutes. Ce que j’aime sont ces minutes où je ne sais par quel miracle j’arrive à m’endormir et même parfois à continuer de rêver. Puis le réveil m’agresse pour une deuxième fois, je le reporte et me rendors. Ce phénomène peut se produire 4 à 5 fois par matin. Lorsque je décide enfin de me lever, je suis déjà trop en retard pour arriver en cours. Et je n’aime pas être en retard. Alors je décide de me recoucher et je mets mon réveil pour le cours qui suit. Le problème en période de révision c’est qu’on n’a pas cours donc on peut reporter le réveil à l‘infini. Généralement je me dis que je vais me lever et aller à la bibliothèque vers 9h, histoire de rentabiliser le matin. Bon, comme le réveil est difficile, j’arrive vers 11h. Ce n’est pas grave, j’ai juste deux heures de retard sur mon planning. Je ne ferai pas de pause dans l’après midi et je ne quitterai pas avant la fermeture. Je m’installe alors à une table, je sors mes affaires, vais chercher des livres, consulte en passant devant un ordinateur mes courriels et voilà une heure de perdue. Pas de panique je me coucherai une heure plus tard pour travailler. Bon, là je commence à lire mon cours et à le ficher. Je finis le premier chapitre au bout de 2h et il m’en reste encore 10. Donc si j’apprends juste mon cours sans faire d’exercices j’en ai encore pour 20h… hum il est déjà 15h ça me fait finir ma journée à 11h demain matin. Je peux le faire pas de problème, je mange des barres protéinées et je me branche une intraveineuse de Redbull et c’est parti.

Bon vers 20h je rentre chez moi. Je me prépare à manger et me mets devant la télé pour manger, juste 5 min ça fait ma pause en même temps. Et là un épisode de How I met your mother commence, je me sens donc obligée de l’écouter (moi personnellement je regarde la télé parce qu’il y a des images mais passons). Là je viens encore de perdre une vingtaine de minutes, no soucy je me coucherai un peu plus tard. Bon je continue de bosser mais je ne comprends rien à ce que je lis. Et puis un étrange phénomène se produit à chaque fois que je lis mon cours et que j’essaie de me concentrer, mon esprit s’évade vers des pensées bizarres que je ne peux vous révéler (bûcheron…). Bon il est déjà 2h du matin, je fais pause de cinq minutes juste le temps de me préparer un café. J’entame à peine le chapitre 5 mais je suis confiante, je peux le faire. Plus que 9 heures à tenir. En plein milieu du chapitre 5, mes paupières deviennent lourdes. J’ai l’impression d’être en pleine séance d’hypnose. Mais je ne veux pas lâcher. Alors je reprends mon cours là où je me suis endormie. Je me rendors alors me réveille encore, relis la même phrase pour la dixième fois avant de me décider à aller dormir. Bon je mets mon réveil à 5 heures, ça me laissera le temps de travailler un peu avant de partir à la bibliothèque. Le lendemain matin le réveil sonne à 5 h. Je lui demande de m’accorder encore dix minutes. Puis rebelote comme la veille j’arrive à la bibliothèque avec trois heures de retard et une gueule qui fait tellement peur que si je la portais à Halloween, je gagnerai un prix du meilleur maquillage. J’essaie de me remettre au travail mais j’ai une migraine affreuse. C’est un peu comme si il y avait des travaux mais dans ma tête. Je prends une aspirine et un bon café. À la cafétéria, je tombe sur une connaissance, on discute de tout et de rien et des exams qui approchent. Lui aussi est dans la merde et lui non plus n’arrive pas à se motiver. C’est con mais ça me fait plaisir. Je ne sais pas pourquoi mais ça me rassure de savoir que ne suis pas la seule à être vraiment foutue. J’ai toujours l’impression que si on loupe collectivement un exam le prof sera plus indulgent alors que ce n’est jamais le cas. Bref, je retourne réviser tant bien mal mais je ne suis vraiment pas dedans. Je prends la résolution de prendre une journée off histoire de se reposer et de reprendre les révisions en pleine forme le lendemain. Je me déculpabilise en me disant que de toutes les manières quand on est fatigué on ne retient rien et que si je ne me repose pas je vais accumuler de la fatigue et que je ne vais rien retenir. En fait cette journée off, me permettra d’être plus efficace pour la suite… la suite c’est en réalité une journée off sur trois, des grosses insomnies pour compenser, un organisme complètement déréglé par la malbouffe et le manque de sommeil, des impasses dans chaque matière etc… Puis arrivent les exams, le massacre dans certains cours, le miracle dans d’autres et surtout lorsque tout est fini on se fait la promesse de s’y prendre à l’avance à la prochaine session, comme à la fin des cinq dernières. Sur ce bonne semaine et bon courage.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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