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Le duel Muclair/Davernas

Dans le comté d’Outremont, le député sortant Thomas Mulcair seul député du NPD au Québec mais ancien ministre libéral québécois du développement durable et de l’environnement est face à son principal adversaire Sébastien Dhavernas ancien acteur, et qui entend aujourd’hui « défendre les artistes à Ottawa ». Polyscope les a rencontrés durant la semaine pour évoquer avec eux les sujets de la campagne.


AFGHANISTAN

Le libéral Dhavernas rejoint dans ses propos la position du candidat démocrate à la Maison Blanche, pour lui « le problème afghan, n’est pas qu’un problème afghan mais un problème régional car les talibans passent la frontières et vont au Pakistan
». Le candidat continue en disant qu’« on ne peut continuer d’assurer une présence indéfiniment » mais qu’il faut « être responsable et aller jusqu’au bout de nos engagements c’est-à-dire en 2011 » mais « tout en formant la police afghane pour qu’elle puisse assurer elle-même le maintien de l’ordre ». Pour le député NPD, sa position diffère de celle de son adversaire. Pour lui dès septembre 2006 il fallait « un retrait sécuritaire
[…] mais immédiat », sa position aujourd’hui est toujours la même.


ENVIRONNEMENT

En matière de politique de développement durable, c’est évidemment l’ancien ministre et l’actuel député qui en parle le mieux. Pour lui non au nucléaire qui n’est « pas sur une base durable », non aussi au bioéthanol qui
« n’est pas viable » dans son cycle de vie énergétique « sous nos latitudes ».
Mais pour Thomas Mulcair, « le Québec a une longueur d’avance » grâce aux énergies provenant de l’hydroélectricité et de l’énergie éolienne. Pour développer ces énergies « propres
», il propose de ne « pas permettre les réductions d’impôts » qu’accorde le gouvernement Harper aux grosses pétrolières. « Il faut que ces 40 milliards $ soit réinjectés vers les infrastructures » qui ont besoin d’être selon lui rénovées pour participer à la réduction notre consommation d’énergie. Pour son concurrent, « il faut surtout faire de l’environnement une lutte contre le changement climatique
», pour lui il faut « investir dans la recherche de nouvelles énergie s» car si nous investissons dans ces domaines là, il y aura des retombées économiques. Pour le libéral, « ce n’est pas vrai que l’économie et l’environnement sont deux choses différentes
» et prend le cas de l’Allemagne, la Suède qui sont des modèles dans ces domaines. Mais Mulcair rétorque que les libéraux qui avaient promis une réduction des effets de serre de 6% durant leur mandat ont un bilan catastrophique (puisque les effets de serre ont augmenté de 25% durant cette période, la « pire augmentation »)
alors que lui en tant que ministre avait réussi à réduire de 2% les émissions québécoises durant son mandat.

OUTREMONT

Pour Sébastien Draveras son pédigrée joue en sa faveur et il déclare
« Si je suis élu, la voie des électeurs d’Outremont, du Québec et du Canada sera représentée sur la culture à Ottawa » et dans son parti que s’il était élu, il deviendrait porte-parole de son parti sur ce sujet « un député de plus ou de moins du NPD à Ottawa ne change pas la mise ». Le principal reproche qu’il fait à son adversaire est « [qu’]il n’a pas de bilan de cette année en tant que député car il est plus dans les cocktails […] pour gravir les échelons de son parti [Mulcair est considéré comme l’un des bras droit de Layton] que dans la circonscription d’Outremont. » . Mais pour le député, le problème est que Dhavernas est sous la bannière des libéraux qui ont approuvé par « 43 reprises » les positions conservateurs à la Chambre des communes. La bataille sera rude car Mulcair avait crée la surprise lors de l’élection partielle de 2007 mais dans le dernier sondage du CROP dans Outremont, il se dirigerait facilement vers une autre victoire, avec 37 % des intentions de votre contre 27 % au candidat libéral. Le candidat conservateur Lulzim Laloshi obtient la faveur de 16 % et la candidate bloquiste Marcela Valdivia 15 %.
Alors la culture ou l’environnement à Ottawa pour représenter Outremont faites votre choix.

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