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Entrevue avec Jessica Allard, présidente de l’AEP

Mise en contexte

Déception est aussi le mot qui caractérise l’état d’esprit de la présidente de l’AEP. Flanquée de son VP externe M. Patrick Couture et de son VP interne M. Richard Bourret-Beauregard, Mme Jessica Allard, présidente de l’AEP s’est dite déçue de l’attitude fermée de l’École.
Rétrospectivement, tout comme Mme Fortier, Mme Allard ne regrette pas la décision prise par ses prédecesseurs de se désaffilier des services de l’UdeM, surtout maintenant « que les frais SAE sont de 168$ et que l’offre de service à Poly est assez diversifiée et adaptée». Par contre, elle prend mal le fait que l’École ait unilatéralement décidée de s’approprier ces fonds en mettant fin à la cogestion. « Les étudiants ont signé l’offre de service en 2004 qui comportait une clause qui guarantissait à leurs représentants de l’AEP et de l’AECSP, un droit de regard sur les fonds provenant des cotisations étudiantes».
Cette attitude de l’école aurait contribué au climat de méfiance et à l’accumulation des griefs de l’AEP, surtout que Mme Allard et ses collègues disent reconnaitre que l’École est dans une situation financière précaire et étaient donc prêts à négocier les montants alloués et les services qui en bénéficiaient.
Comme tout premier grief, l’école aurait agit de manière cavalière en leur soumettant l’avis mettant fin au comité paritaire une journée avant la réunion du défunt comité paritaire. De surcroit cet avis a été reçu pendant les examens finaux et à deux semaines de la passation de pouvoir entre ancien et nouvel exécutif… et avec 2 clauses manquantes. Or c’est à cette réunion que l’École a spécifié que la fin de la cogestion serait effective dès le 1er mai. Visiblement l’École n’avait pas envie de négocier.
La réponse de l’AEP à cet avis fut tout aussi vive.
L’ancien président de l’AEP M. Jésraël Deschênes, envoya une mise en demeure à M. Christophe Guy, directeur de l’École, et en collaboration avec l’AECSP, l’AEP a mis sur pied le site web http://ententesae.
step.polymtl.ca/. Des dires de l’actuel exécutif, ces deux actions avaient pour but de pousser l’École à infl échir sa position et « d’informer la population étudiante du dossier SAE ». On peut s’interroger sur l’efficacité et la portée de ces deux actions, puisque l’École n’a pas changé sa position d’un iota et les étudiants ne sont pas vraiment au courant de ce dossier.

La nouvelle direction de l’AEP s’en est vite rendu compte et a changé sa stratégie et son ton agressif pour une attitude beaucoup plus conciliante. Les affiches ont été changées en début de session et leur slogan « Ensemble vers une solution » traduit la volonté de l’AEP de vouloir ramener l’École à la table des négociations. Pour l’AEP, «en étant dans une petite université, on est vraiment en contact tous les jours avec la direction et les employés. Nous trouvions que c’était impotant de maintenir une bonne relation avec l’École».
Cependant l’École, ayant mis fin à la cogestion des services aux étudiants depuis le 1er mai dernier, ne donne aucunement l’impression de vouloir reculer ou négocier. « En admettant que le processus de cogestion était vraiment à exclure, à quoi tenait on vraiment?» nous explique Mme Allard. Pour répondre à cette question et pour réorienter le débat vers
«ce qui était le plus important pour nous», l’AEP a pondu un document de 10 pages qu’elle a soumis aux SEP et à l’École, le 17 septembre. Ce cahier de recommendation voulait premièrement mieux définir et circonscrire les services aux étudiants, dans cette optique l’AEP a dressé une liste de 18 services que l’École devait maintenir en précisant que cette liste était non exhaustive.

« Nous ne voulons pas que le registrariat par exemple rentrent subitement dans la catégorie services aux étudiants et soient financés par ces fonds, que l’argent que les étudiants donnent pour les services aux étudiants soient dirigés vers ce que les étudiants considèrent comme des services aux étudiants » nous confie la présidente de l’AEP.
L’autre revendication principale de l’AEP était le maintien de l’enveloppe « activité socio culturelle »
de façon récurrente de 42 000 $. « Dans les faits, nous recevions les 30 000 $ prévus dans le budget en plus d’une subvention additionnelle de 12 000$
de l’École. Nous recommandions donc à l’École de maintenir et de bonifier cette enveloppe. » Il faut savoir que cette enveloppe finançait de nombreux projets étudiants dont les pièces de théatre de Polythéatre, les activités de Polysport, ou les cours de langues par exemple.

Pour l’AEP, la finalité est de s’assurer que « tout les frais services aux étudiants vont vraiment aux services aux étudiants. Qu’on puisse voir de façon directe et concrète sur le budget que cet argent va à des services. On veut aussi maintenir les services qu’on a ici à l’AEP ».

Pour Mme Allard, la décision de mettre fin au comité paritaire aurait pu être acceptable si l’École s’était montrée plus ouverte aux recommandations de l’AEP. Cependant, Mme Allard s’est heurtée à un mur puisque l’École a rejeté les recommandations de l’AEP. M. Lafl eur aurait dit qu’il notait ces recommandations mais qu’il fallait faire confiance à l’École et qu’il n’y aurait pas de résolution dans ce sens.
Malheureusement le lien de confiance qui unissait les SEP et les assos a été rompu. Mme Allard s’explique mal le fait que l’enveloppe «activité socio culturelle» ait été « la première à se faire abolir sur un budget de 1.2 millions ». La présidente reproche à l’École d’avoir aboli cette enveloppe en premier recours même si «les étudiants ont signé l’offre de services en 2004 sachant que leurs assos aurait un minimum de 30 000$ provenant de leurs cotisations».
Ce ne serait pas non plus acceptable que cette enveloppe soit financée par le surplus accumulé comme le préconisait Mme Fortier, car ce ne serait pas une source durable. «Il faut savoir que le surplus accumulé est limité, il n’y a pas d’argent qui se rajoute d’année en année. Donc qu’est ce qu’on fait dans 5, 10 ans lorsque ces surplus seront épuisés?» s’interroge la trésorière Fanny Lalonde. Pour l’AEP, cette abolition de fond montre que « les activités socio-culturelles sont très loin d’être une priorité pour l’École ».
Nous avons réalisé cette entrevue à quelques jours de la rencontre du 10 septembre, où les responsables de l’AEP se sont heurtés à ce qu’ils considèrent être une fin de non recevoir à leurs recommendations.
Ainsi des discussions ont présentement lieu au sein de l’exécutif et du conseil d’administration de l’AEP pour définir une marche à suivre à partir de maintenant.
Selon les bribes d’informations que nous avons pu saisir, toutes les avenues sont sur la table, y compris une poursuite judiciaire.

Les revendications de l’AEP

– S’assurer que l’argent va aux services aux étudiants
– Maintenir l’argent pour les activités socio-culturelles
– Garder un droit de regard sur l’argent des services aux étudiants
– S’assurer du maintien des services aux étudiants

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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