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Services aux Étudiants: en avez-vous pour votre argent?

À la fin de la session d’hiver passée, l’AEP (Association des Étudiants de Polytechnique)
en collaboration avec l’AECSP
(Association des Étudiants des Cycles Supérieurs de Polytechnique)
lançait une campagne contre l’École.
La campagne « 75$ par session, pas sans mon association » voulait sensibiliser les étudiants sur la question des Services Aux Étudiants (SAE) à grands renforts d’affiches et d’un site internet dédié. L’AEP et L’AECSP sont donc parties en guerre contre l’École l’accusant de « renier les droits des étudiants ».

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Le litige

Pour « avoir plus de marge de manoeuvre » l’École décide de mettre fin à un comité paritaire qui géraient les services qui étaient offerts au Étudiants, décision effective depuis le 1er mai 2008. Sur ce comité siégeait 1 représentant de l’AEP, 1 représentant de l’AECSP, M. Lafl eur et son assistant Guy Tétraut, ainsi que Mme Claudette Fortier, directrice des services aux étudiants.
D’après les associations étudiantes, en mettant fin unilatéralement à cette entente vielle de 4 ans, l’École finance son déficit de manière détournée à même les fonds dédiés aux services aux étudiants et met en péril la panoplie des services qui étaient offerts.
Les associations exigeaient donc un retour du comité paritaire, ce à quoi l’École s’est refusée de faire.
Un peu d’histoire Il y a quelques années, les services aux étudiants étaient offerts par l’Université de Montréal, qui percevait donc les frais services aux étudiants. Alors que l’Université de Montréal voulait augmenter ces frais, les associations ont observé que la fréquentation des Polytechniciens aux services offerts par l’UdeM était très faible par rapport au coût. C’est ainsi qu’en avril 2004, après un vote en assemblée générale, M. Simon Vaillancourt de l’AEP un représentant de l’AECSP et M. Lafl eur de l’École, signaient une offre de service qui rappatriait les sommes et les services de l’UdeM à l’École.
Au cours de cette période de négociation (2004-2005), les Services aux Étudiants ont accumulé un surplus qui s’élève aujourd’hui à près de 400 000$. Ce surplus est un point litigieux de ce dossier car les associations le considèrent comme l’argent des étudiants alors que le SEP veut l’intégrer dans leur budget et l’utiliser pour divers services.
Cette offre de services comprenait une clause unique d’après l’École, qui voulait que les services aux étudiants soient gérés par un comité paritaire dont la composition a été mentionnée plus haut. Ce comité se réunissait 3 fois par année et gérait une enveloppe d’à peu près 700 000$.
Après 4 ans de fonctionnement, l’École annonçait aux associations qu’elle mettait fin à l’entente, et que dorénavant ce serait la directrice aux services aux étudiants qui gérerait la totalité du budget SAE soit environ 1,3 millions.

Réactions

Les réactions des associations ne se sont pas fait attendre. Le 23 avril 2008, M. Jésrael Deschênes envoyait une mise en demeure à M.
Guy, pour bris d’entente. Avec l’appui d’un avocat, la mise en demeure stipulait que l’École n’avait pas respecté sa parole en mettant fin a une entente qu’elle avait signée 4 ans plutôt.
À la fin de la session d’hiver 2008 et pendant toute la session d’été 2008, les associations monopolisaient des panneaux roulants qui invitaient les Polytechniciens à se plaindre à Mme Fortier et à M.
Lafl eur et à manifester leur désapprobation.

Questions

Pourquoi l’École a-t-elle mis fin à ce comité paritaire? Les associations se sont-elles plongées dans une guerre perdue d’avance? Qu’en pensent les étudiants de tout ça?
Ce sont des questions auxquelles nous avons essayé de trouver des réponses, et comme vous le verrez dans les prochaines pages, ce dossier est complexe et certaines affirmations doivent être mise en perspective pour être véridique.

 

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