Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.
Publicité-- --Publicité

Poly serviable?

Publicité-- --Publicité

Bon bon bon, encore une période de crise dans le milieu étudiant (si vous n’êtes pas au courant, lisez le présent journal et tout sera clair).
Personnellement, je ne suis pas le type d’étudiant qui réagit fortement aux crises économiques, aux augmentations des frais de scolarité et etc. J’ai donc décidé de raconter cette crise à ma manière. Certains vont peut-être trouver cela un peu enfantin, mais au moins ça détend l’atmosphère.
Image article Poly serviable? 216

Il était une fois, il y a fort fort longtemps, dans une contrée pas très lointaine, un groupe d’animaux.
Il y avait le grand panda schizophrène Poly et les petits lapins mignons
« étudiants » sur le territoire de Poly. Les petits lapins étant trop nombreux, ils choisirent deux lapins qui s’occupèrent d’eux. C’était AEP et AECSP. Ces derniers et Poly firent un pacte pour que Poly reçoive de l’argent de tous les petits lapins afin d’offrir des services, dont l’organisation d’activité par les lapins pour les lapins. C’est cet argent qui compose les SAE. Poly allait même économiser de l’argent puisque les lapins allaient payer pour certains services que l’école payait déjà de sa poche.
Par contre, l’utilisation de l’argent devait être faite avec l’accord des trois parties. Au début du pacte, les lapins et Poly ne dépensèrent pas tout l’argent et une méchante pile de fric s’accumula (disons quelques centaines de milliers). Les trois troubadours cachèrent l’argent dans un trou (dans l’attente que les lapins proposent des activités) où il dort toujours. Tout alla bien pendant quelques années. Les lapins étaient heureux et Poly aussi. Cela dura jusqu’à très récemment.

Le panda, avide de pouvoir, usa de sa force supérieure aux petits lapins pour décider par lui-même que l’argent des SAE lui appartenait et que c’était à lui de décider comment l’utiliser. Étrangement, peu longtemps avant, il décida même de faire payer des SAE à ceux qui le visitaient l’été. Heureusement, jusqu’à présent, Poly ne trouva pas le moyen de s’approprier la pile de fric enterré. Il faut dire que lorsque Poly s’appropria tous les droits sur l’argent des SAE, il laissa entendre qu’il allait respecter les étudiants.
C’est donc dans le pur respect des petits lapins sans pouvoir que Poly décida d’oublier de donner le montant d’argent habituel pour les activités socioculturelles. Entre vous et moi, j’aurais bien de la misère à oublier 42 000$. Il faut peut-être attribuer cela à la schizophrénie de Poly, mais bon, lorsque les lapins lui firent part de ce fait, il s’en fouta (en fait il leur dit que ca devrait pas changer grand chose dans leur budget… c’est seulement 42 000$
après tout).

Que va-t-il arriver ensuite?
Les lapins adultes et responsables vont-ils être jugés trop caves pour s’occuper d’eux-mêmes? Poly va-telle tenter d’éliminer AEP et AECSP pour pouvoir toucher les quelques centaines de milliers de dollars? Je crois qu’on va le savoir bientôt.
La morale de l’histoire s’il y en a une est assez simple. Comme vous pouvez le voir, les étudiants ont tendance à faire confiance à leur école. Après tout, une école, c’est fait pour inculquer le savoir aux jeunes gens ayant la soif du savoir.
Du moins, ça c’est la définition logique.
Il semblerait que la définition d’une école selon Monsieur Guy soit plutôt de vider les poches de tous les étudiants aveuglés par la soif du savoir et la confiance aveugle qu’ils ont en une institution renommée.

Non mais ils nous prennent pour qui? On paye des services aux étudiants qui ne sont plus gérés par les étudiants! L’école pourrait décider qu’un concierge est un service nécessaire aux étudiants et le payer avec l’argent des SAE. Wow, on peut clairement voir l’honnêteté de notre chère école. J’ai tellement envie de leur donner mon argent maintenant.

Sur une note plus joyeuse, sachez que l’école ne peut pas mettre la main sur l’argent accumulé dans les premières années de l’entente sur les SAE. Il appartient aux étudiants (oui, même toi qui lit ce Polyscope qui sent le Kraft Diner que tu as échappé dessus). La seule condition pour toucher l’argent est d’avoir un projet qui touche les étudiants.
Toute proposition aussi folle soit-elle mérite d’être entendue. Allez voir l’AEP, et qui sait, peut-être aurez vous la chance d’être financé! Que ce soit un concours de Guitar Hero, de pétanque, des cours de cuisine, un show de danse western, un spectacle de mime fait par les étudiants ou bien une course de Segway, allez proposer votre idée. Moi-même j’ai proposé de faire venir Céline Dion, mais ça a été refusé (bon ok j’avoue que c’était juste dans le but de vider le compte de banque d’un seul coup : j’aime même pas Céline).

Pour conclure, je tiens à dire que c’est la première fois qu’une crise de la Poly me touche à ce point. Ils vont directement chercher l’argent des étudiants! Si jamais vous voulez vous plaindre, je vous encourage à le faire.
Réclamez votre argent, battez-vous (au sens figuré s’il-vous-plaît…), ne vous laissez surtout pas faire! J’ai vu des grèves pour une augmentation des frais de cours, je trouverai logique de voir une quelconque manifestation pour un vol sans pitié.
S’il-vous-plaît, pas de grève, je veux quitter cette hypocrite Polytechnique le plus tôt possible.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
Publicité--
--Publicité

Dans la même catégorie

Déconstruction dramatique

23 janvier 2009

Contrairement à ce que son titre pourrait suggérer, Provincetown Playhouse est une pièce québécoise et contemporaine. Née il y a trente ans de la plume vindicative de Normand Chaurette, elle fut créée et présentée au Hors-Bord en 2003 avant d’être reprise au Mois Multi l’année suivante, puis au Festival international de théâtre de Montevideo en Uruguay, en 2005. Il s’agissait d’une mise en scène de Carole Nadeau, directrice artistique de la compagnie Le Pont...

Entrevue avec Gilles Duceppe

10 octobre 2008

Ce fut dur, ce fut long, ce fut compliqué, mais Polyscope l’a fait : une interview exclusive d’un chef dans notre très cher journal ! Seul Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, a accepté notre interview dans un moment aussi crucial que présentement. Né à Montréal, Gilles Duceppe est le fils du célèbre acteur québécois Jean Duceppe. Négociateur pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), en 1990. Gilles Duceppe devient le premier député élu sous...

Parce que différents mais non indifférents

22 septembre 2006

Suite des aventures d’Alexandre au Mali, dans le village de Kaban. Résumé : La nuit de l’arrivée d’Alexandre, la première pluie est tombée sur le village. Le lendemain matin est un vrai jour de fête : il est enfin temps de semer! Alexandre part aider aux travaux des champs. Cette journée est éreintante, mais les grands sourires des villageois lui sont un vrai réconfort. La nuit venue, Alexandre doit écourter sa soirée, et part...