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Chine cinéma

Pays de l’été 2008 avec les Jeux Olympiques, la Chine est au coeur des préoccupations.
Colosse qui s’éveille, culture ancestrale, tradition, masse, boycott, la Chine impressionne et fait peur simultanément. De septembre à novembre, la Cinémathèque Québécoise (métro Berri-UQAM) présente son projet de programmation Chine Cinéma. Pour un coût réduit de 6$,
tout étudiant peuvent découvrir un cinéma nouveau, d’un genre autre que le cinéma hollywoodien, un cinéma revendicateur, documentaire et d’une vision différente.

Quatre cycles seront portés aux écrans des salles noires de la Cinémathèque
: une rétrospective des films de Jia Zhang-ke ; une sélection de plus de 30 films représentant les nouvelles voix des réalisateurs chinois
; un programme de films d’animation et finalement un cycle intitulé Histoire du cinéma chinois, regroupant dix classiques du cinéma chinois. Le but de cette programmation est de rendre compte de l’état du cinéma émergeant en Chine.

Jia Zhang-ke, qualifié de réalisateur de moins de 40 ans le plus talentueux (33 ans), nous présente des films qui refl ètent sa préoccupation pour cette portion de la population chinoise perdante dans le processus de mondialisation. Car derrière le faste des J.O. et des gratte-ciel, une large part de la population paie un prix élevé pour la nouvelle prospérité du pays.
Ses films leur rendent la parole et les empêchent de sombrer dans l’oublie.
Avec les films Platform, Pickpocket et Plaisirs inconnus, Zhang-ke se concentre sur la jeunesse au Shangxi.
Il explore les possibilités de l’art moderne que lui offre le cinéma et se réapproprie le néoréalisme.
Du 3 septembre au 3 octobre se déroule le second cycle, Nouvelles Voix, qui permet la découverte d’un panorama du cinéma indépendant récent. Films récents (moins de 20 ans), ils font preuve d’un réalisme brut et témoignent d’une société en mutation trop rapide, d’un capitalisme à sa plus sauvage expression. Souvent avec peu de moyen, les réalisateurs démontrent une grande ingéniosité et beaucoup d’imagination pour conter leurs histoires. Témoignages du sort réservé aux minorités culturelles et du bouleversement de leurs conditions de vie, des formes les plus extrêmes d’exploitation, documentaires osant mettre en image ce que certains n’osent pas déclamer haut et fort, ces jeunes cinéastes remettent en question notre vision d’une Chine glorieuse, nos préjugés et nous plonge dans la vie quotidienne de tout Chinois, quel qu’il soit.

Avant dernier cycle, celui des films d’animation chinoise. Pour palier aux mangas japonais et coréens, la Chine s’est mise à créer son propre cinéma d’animation. Souvent l’oeuvre d’étudiants ou de professeurs issus des écoles, instituts ou académies des arts, les spectateurs assisteront aux présentations des récits innovants, atypiques et étonnants.
Finalement, du 7 septembre au 30 novembre sont présentés 10 films classiques dans le cadre du cycle Histoire du cinéma chinois. Couvrant la période de 1922 à 1989, présentés le dimanche à 17h, ces films permettront de faire découvrir le travail de plusieurs générations de cinéastes aux cinéphiles.

Pas besoin d’être un accro du riz, ni même comprendre le chinois.
Quiconque à l’esprit ouvert est invité à partagé une expérience nouvelle dans les salles obscures de la Cinémathèque.
Programmation complète sur le site www.cinemathe.qc.ca.

Mots-clés : Cinéma (60)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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