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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Editorial 0

Je profite de ce premier Polyscope pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux. Si vous êtes nouveaux et en train de lire ces lignes, je peux tout de suite vous dire que vous avez bien débuté votre vie polytechnicienne. Si en plus vous êtes dans un cours en ce moment, vous avez un talent naturel. Pour les anciens, eh bien rebonjour! Ça fait toujours plaisir de savoir que vous n’avez pas oublié ce journal gratuit, étudiant et parfois stupide le plus lu à Poly. Pour ceux qui ne connaissent pas Poly ou qui ont besoin d’un petit refresh après de belles vacances d’été (ou de durs labeurs de stage), le prochain paragraphe vous est dédié.

Poly c’est un lieu où, pour une raison inconnue, les escaliers roulants tombent toujours en panne. Je suppose qu’une étudiante affreuse et velue a, après avoir essayé de cruiser les trop nombreux hommes de poly et échoué à chaque fois, lancé un mauvais sort sur les escalators, car comme le dit le vieil adage polytechnicien: « une journée où tous les escaliers roulants fonctionnent est une autre journée où t’étais tellement saoul que tu es allé au HEC ». Poly c’est aussi une place où on hausse les frais de stage. Il faut dire qu’à Poly les stages c’est très important, tellement important qu’ils garantissent que les stages proposés sur le site de l’école ont un salaire supérieur à 15$/h. Alors que si vous faites votre stage à la Poly même, vous allez peut-être être payé 12$/h. C’est étrange, non? Je ne dis pas cela pour semer la panique chez les gens, mais seulement pour mettre de côté les mauvais côtés de Poly, parce que Poly c’est surtout les 5 à 7 du vendredi, les nuits blanches de travail à la fin de session (surtout pour les projets intégrateurs), le beach party (qui aura lieu l’année prochaine), le Polyscope (j’ai probablement un parti pris pour celui-là), les initiations (où vous devez allez absolument : vous en garderez des souvenirs flous, mais fantastiques… je blague, les initiations c’est le fun et sachez que personne ne vous forcera à faire quoique ce soit, c’est très important), des comités étudiants pour tous les goûts, une grosse poutine à 5$ à la cafétériat qui, selon moi, en vaut la peine, des gars séduisants (si vous êtes une fille), une fille séduisante (si vous êtes un gars et que vous venez de vous rendre compte que le nombre de filles à la journée portes ouvertes n’a rien à voir avec la réalité), des travaux sans fin (vous pouvez pas dire que je ne vous ai pas prévenu), une haine sans raison contre l’ETS et les pandas et une expérience de vie inoubliable.

Bon, c’est probablement la seule fois de l’année, mais je sens le devoir de faire mon moralisateur. Vous allez avoir beaucoup de labs à Poly et la majorité sera en équipe. Profitez-en, ce sont d’excellents moments pour apprendre à se connaître. Par contre, ce que je tiens vraiment à dire, c’est ceci : Faites pas les caves, le plagiat c’est pour les enfants de maternelle. J’ai été chargé de laboratoire à la dernière session et je peux vous dire que la plus dure partie de la job c’est de voir du monde copier. À Poly, ce n’est pas comme au secondaire où on vous donne une petite tape sur les doigts. Les sanctions vont de 0 dans le travail, 0 dans tous les cours de la session jusqu’à l’expulsion de Poly sans compter qu’il y aura une mention de cela dans votre dossier (super pour avoir une job). Bon je l’ai dit, faites pas ça, c’est con, vous êtes à l’université si vous voulez gâcher votre vie professionnelle pour avoir tout bon dans un lab qui compte probablement pour 5% de votre cours, vous êtes probablement trop stupide pour être ici de toute façon.

Sur ce, je vous souhaite une excellente année à Polytechnique, comme ils disent dans les Simpsons : « on travaille fort, on s’amuse fort » (en espérant ne pas être le seul à me souvenir de ça). De plus, si jamais vous vous sentez l’âme d’un écrivain, venez faire un tour au journal (local C-214), on a toujours besoin de monde.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.