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Le lobby juif, le hareng mariné et autres histoires drôles

Par Poe Gromiste

Quel est selon vous le complot mondial le plus tristement célèbre et dont personne n’ose parler ? Ce n’est pas celui du Québec Kazakstanais Communiste (QKC). Cette organisation a trop peu d’envergure et s’intéresse surtout à la réparation des annales historiques.
Ce n’est pas non plus le complot des Hindous Offciellement Opressés au Québec (HOOQ). Ce groupuscule s’intéresse plutôt au réchauffement climatique et son impact nocif sur les chaises longues l’été. Je pense plutôt au complot ourdi par le plus puissant lobby de la planète: le lobby juif. Le lobby juif est le plus puissant et le plus dangereux au monde. Possédant des ramifications jusque dans les plus hautes sphères des nations les plus industrialisées, les banques les plus infl uantes, les milieux artistiques les plus divers et les maternelles les plus en vue, le lobby juif est une institution plus ou moins officielle qui agit comme une force internationale avec pour seul but d’asseoir un conrôle et une toute puissance sur tout et sur rien.

J’ai pour la première fois pris conscience de leur dangerosité lorsque, enfant, je voulus acheter un bonbon chez un commerçant à boudins de mon voisinage. On aurait dit que je le dérangeais. J’en tiens pour preuve qu’il regardait constamment la montre que son grand-père lui avait vendu sur son lit de mort. Pour ma part, je tentais par tous les moyens d’obtenir des réponses à quelques questions élémentaires sur la friandise pour des raisons évidentes de digestion. Mais chaque question trouvait écho chez le commerçant qui m’en posait une en retour. Je demandais si la friandise était sucrée, il me demandait si je me brossais les dents. Je demandais si je serais remboursé si le bonbon était pourri-pourri, il voulait savoir si je faisais cela aux autres commerçants. Il a finalement décidé de me payer pour que j’aille acheter mon bonbon chez son concurrent. Voilà qui était digne de lui.

La nature m’ayant pourvu d’un nez proéminent, je me mélange facilement parmi mes voisins juifs qui partagent volontiers leur pain azim avec moi contre une rétribution compensatoire échelonnée sur quelques mois au taux courant plus un point. Il me font également crédit de leur amitié et ne me dénoncent pas aux impôts tant et autant que je leur verse un petit pécule pour leur retraite. Les enfants enguirlandés qui sévissent impunément dans mon quartier me croient des leurs et m’appellent mon oncle. C’est donc en les côtoyant de près que les plans diaboliques de cette frange de la population m’ont été révélés. Je découvris, avec une stupéfaction qui m’étonne encore, que ces gens faisaient commerce de plus de trente substances interdites. Il y avait d’une part la tristement célèbre urée, reconnue pour ses propriétés réfrigérantes. Mais je découvris aussi qu’il vendaient de la Salmonella non typhi et de l’essence d’art à marc aféscondal.
Cette dernière provoque des démangeaisons, des démissions et des appels téléphoniques présidentiels.

L’art à marc afésconadal provoque chez les sujets mâles une proéminence du nez, des doigts crochus, la bite à col roulé, une pingrerie à toute épreuve et un goût prononcé pour l’argent. Ce qui constitue un excellent moyen de se reconnaître entre confrères.
Il est également de notoriété publique que l’on compte plus de prix nobels, de génies ébouriffés qui tirent la langue, de virtuoses de l’équation mathématique et autres savants fous de même acabit chez les juifs. Leur excellence académique est aussi connue que la libido des lapins. On connaît également un grand nombre de médecins et de pharmaciens à boudins. Ces deniers contrôlent l’accès des universités prestigieuses comme les arabes veillent à la viriginité de leur fille. On menace à s’en rompre les poumons de l’imminence du contrôle des banques mondiales par le lobby juif.
On met en garde les gens contre la main-mise juive sur les médias. Mais il y a plus à craindre mes frères, et c’est un professeur de l’université goy qui vous le dit. Le commerce, l’usure et la contrebande de cheveux pour les femmes. Voilà le dessin du lobby juif.

Mots-clés : Mine Skope (15)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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