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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Non au pillage de nos ressources par les banlieues !

Fiers de notre héritage et de notre patrimoine urbain, ne les laissons pas tomber aux mains des infidèles et impurs banlieusards qui s’empresseront de voiler nos femmes sous des abris tempos et d’asphalter nos espaces verts !

Oui mes très chers concitoyens, soyez avertis : les banlieusards en veulent à notre mode de vie. Envieux de notre succès d’urbanisme ainsi que de notre indice de développement humain supérieur, ces populations venues des autres rives tenteront d’envahir nos quartiers pour les coloniser de leurs propres rejetons, tenez-vous-le pour dit !
En effet, chers amis, sachez que la banlieue vous en veut, à vous, personnellement. La perfide jalousie qui anime l’esprit malveillant de nos voisins payeurs d’impôts souhaite s’approprier nos rues, nos espaces publiques, notre bien-être urbain. L’ennemi a même mis au point une sournoise campagne de propagande télévisuelle afin de tenter de recruter de nouvelles troupes parmi ses rangs, sous le couvert de la compagnie Créole. « Laval, c’est bon pour le moral »
essaie de corrompre nos esprits en voulant faire croire à nos semblables que cette région possède tous les avantages de la ville sans les inconvénients.

Tissu de mensonges !

En quoi ne pas avoir de trottoirs constitue-t-il un avantage sur la ville ? À Laval, condamné est celui qui ne possède pas au moins une voiture, car le réseau urbain de cette région a été conçu à partir de la prémisse inexacte que l’être humain – contrairement aux animaux – ne marche pas mais roule.

En quoi un cinéma en forme de gigantesque soucoupe-
volante ou un « Dix-
Trente » constitue-t-il un attrait touristique digne d’intérêt ?

En quoi demeurer à l’arrêt deux heures par jour sur les ponts, en faisant tourner le moteur de sa voiture, constitue-
t-il un avantage ? En plus d’accélérer l’usure de nos infrastructures publiques à nos propres frais, ces peuplades venues d’ailleurs tentent de nous empoisonner avec leurs armes chimiques qui diffusent sur nos villes leur monoxide de carbone mortel.

Non citoyens, non ! Plus jamais
! Il y a une raison pour laquelle Montréal est une île : pour que les banlieues restent dans la zone qui leur est assignée.

Maintenant que de plus en plus de ponts relient notre Terre à leur côtes, l’heure est venue de retrousser nos manches et faire sauter les ponts qui relient leurs campements au nôtre… du moins, les ponts toujours en place. Il est maintenant devenu nécessaire de dynamiter ces damnées passerelles enjambant le fl euve St-Laurent ainsi que la Rivière des Prairies (une fois l’heure des embouteillages de soirée passée… il ne faut quand même pas que ces pilleurs d’air pur demeurent sur notre île).

Il est impératif de réagir au plus tôt, avant que ces barbares ne contraignent nos femmes à porter des abris-tempos pour voiler leur visage, que des colonies entières de piscines hors terre n’envahissent nos espaces verts ou que nos pelouses ne soient toutes tondues en choeur les matins de fins de semaine. Nous devons protéger du pillage nos centres culturels menacés de voir leur vocation culturelle s’adressant à un public de tous âges devenir des centres de bingo ou des salles de concerts pour les diverses représentations de Richard Abel et Gilles Latulippe.
Nous ne voulons pas être condamnés à passer tous nos dimanches en l’abominable compagnie de Matante Claudette, qui en plus de son diabète et de son surplus de poids, porte toujours la même robe fl eurie et raconte toujours la même histoire de
« la fois où elle a vu le beau Yves Corbeil ».

En terminant, voici un truc pour savoir comment reconnaître l’ennemi : c’est celui qui se terre aux extrémités des lignes orange et jaune du métro, porte une moustache et des bas bruns dans des sandales, a une piscine horsterre et arrose son asphalte au boyau d’arrosage dans l’espoir incertain qu’il pousse un jour.

Mots-clés : Mine Skope (15)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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