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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Édito

Nous voici chers fidèles lecteurs du vendredi soir rentrés d’une semaine de relâche (je voulais bien sûr insinuer la semaine de rattrapage) pour entamer notre dernier mois avant le début des examens, et la conclusion du fameux film de « la vie à la Poly » pour beaucoup d’entre nous qu’on a l’habitude de qualifier de finissants (dont je fais enfin partie après cinq ans de dur labeur).

Vous vous demandez certainement quelle est la question que je soulève en introduisant mon article de cette manière. Pour être tout à fait honnête, il n’y a pas vraiment de sujet ou de controverse à soulever (surtout depuis que j’ai reçu un chèque dans une enveloppe soigneusement scellée qui m’était adressée et où je pouvais distinguer les initiales C.G), j’ai finalement décidé d’enterrer la hache de guerre et de montrer les points positifs de mon école, ma fierté (je suis même capable de composer des slogans pour notre école maintenant).
Une activité a lieu, quand on est finissant, que l’on nomme le vin et fromage du directeur. Dans le descriptif, que j’ai trouvé spécialement clair, on dit que ce 5 à 7 « est un cadeau qui vous est offert par le Directeur Général de l’École Polytechnique, pour la complétion de vos études ». De quoi nous sentir plus que fiers de notre diplôme, d’ailleurs je trouve le concept très recherché, on se creuse la tête et le portefeuille pendant quatre, cinq ou six ans (même qu’ils y en a qui finissent en 7 ans, P.L si tu nous lis), et à la fin mars on te donne l’occasion de te torcher la gueule comme jamais en présence du directeur général. Il n’y a pas de meilleure occasion pour confronter la plus haute hiérarchie de son école, un verre de vin à la main droite, un bout de fromage plastifié à la main gauche, en discutant avec les « autorités » supérieures de l’École Polytechnique, dire ce que nous avons pensé de notre parcours du plus profond de notre âme et après cinq ans de souffrance, j’en ai des choses à dire. Bien sûr, cher monsieur le directeur, si vous me lisez sachez que tout ceci se fera dans le respect, la joie et dans une humeur aussi sobre que possible.

Dans un tout autre registre, je voudrais évidemment parler du contenu de cette semaine, et faire le tour de la politique internationale qui a tout de même connu pas mal de rebondissements. Comme vous l’aurez remarqué cette semaine, les comités pour l’environnement et développement durable ont envahi les pages du journal. En consultant la boîte du rédacteur en chef on pouvait très bien distinguer leurs courriels qui avaient réussi par je ne sais quel magie à passer à travers les nombreux filtres spam qui avaient été prévu pour les arrêter. C’est confirmé les verts à l’eau de rose ont toujours plus d’un tour dans leur sac (équitable évidemment). Bien sûr nous avons pu retrouver la taupe qui avait réussi à se faufiler dans notre comité, il a fallu un an et demi pour y arriver, mais nous l’avons. Permettez-moi de m’arrêter ici quelques instants pour vous raconter par quelles prouesses journalistiques et à force d’observations et de déductions pour mettre la main sur le criminel. Tout a commencé un vendredi soir alors que l’équipe du Polyscope se dirigeait vers un chalet à Saint Agathe des Monts pour passer une fin de semaine isolés du monde, en jouant à des jeux loufoques afin de faire boire son camarade. C’est pendant le souper que les choses ont commencé à paraître bizarres. Sur le chemin on a décidé de nous arrêter au Mc Donald, et quoi de mieux qu’un bon quart de livre en trio pour reprendre des forces. Mais là soudainement une voix s’éleva dans le ciel en criant « non ! » un plat de légumes en main, c’était JP, notre directeur insoupçonné, il était là debout devant tout le monde prêt à s’y opposer de toute ses forces. Comme toujours nous l’avons ignoré et sommes partis nous gaver de bonnes bouffes transgéniques, et une bonne salade pour se déculpabiliser. On ne se doutait encore de rien, il a fallu attendre jusqu’au lendemain, où l’on préparait de bonnes ailes de poulets, pour revoir notre directeur nous sauter catégoriquement dessus, en nous menaçant de nous tuer. Il avait littéralement pété les plombs, on s’est mis à quatre pour le maîtriser, nous y sommes arrivés, mais difficilement et c’est à ce moment précis que j’ai compris qu’un vert à l’eau de rose en colère peut être aussi fort qu’une vache qui se débat contre son sort.

Je reprends donc, en continuant à parler du contenu, car comme vous le savez (ou ne savez pas plutôt) les élections (couronnements cette fois-ci) de l’AÉP se passent dans quelques semaines, prenez donc le temps de lire la description des candidat(e)s dans nos pages vie étudiante. Ne ratez pas non plus la page technologique et enfin amusez-vous avec la notre Back cover populaire.

Sinon pour parler du reste du monde, je vous avoue que je ne vois plus trop les infos en ce moment, mais j’espère encore et toujours que Obama représentera les démocrates pendant les élections présidentielles américaines, que la saga de la nouvelle série dramatique française « Sarko je t’aime, moi non plus » prendra fin, que la paix revienne au Moyen-Orient (je sais c’est très utopique comme vision des choses, mais rien ne nous empêche d’espérer), que le gouvernement fédéral en aura assez de nous prendre pour des cons, et que notre cher gouvernement provincial arrêtera de fourrer ses générations d’étudiants.
Pour conclure, je vous invite tous à utiliser vos voitures le plus possible, à émettre autant de gaz à effet de serre que vous le pouvez pour éviter un hiver semblable à cette année et à boire autant d’eau que vous pouvez car il paraît qu’il y’en aura de moins en moins. C’est avec ces mots que je selle malheureusement mon destin, car je pense que je vais devenir l’homme à abattre de ISF et de Polysphère. D’ici là portez-vous bien et bonne réussite.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.