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Programme des étudiants réfugiés (PÉR)

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Chers Polytechniciens, Polytechniciennes, qui, en cette mi-session, devez souffrir des journées trop chargées à étudier pour un intra entre deux remises précipitées de travaux. Vous qui, pour la plupart, avez délaissé cette notion de « loisir » ces dernières semaines afin de rattraper le retard qui s’est accumulé dans tous vos cours. Vous aboutirez tous, certains plutôt essoufflés, devant un questionnaire qui exigera de vous le maximum de vos capacités avant de devoir remettre cela déjà le lendemain. Tous s’entendront pour dire que ces études universitaires ne sont pas de tout repos. Qu’elles exigent sacrifices, temps, énergie et de la motivation à revendre. Car oui, justement la motivation, parlons-en. Pour quelles raisons acceptons-nous de souffrir de la sorte pendant un minimum de quatre années? Parce que nous savons. Nous savons que ces études nous prodiguent des connaissances immenses, qu’au final, elles nous offriront la liberté d’être et de choisir un métier à la hauteur de nos attentes. Après des années d’effort constant, ces études nous ouvriront les portes sur nos rêves, les portes sur notre avenir. Or, il y a sur cette Terre, des jeunes qui comme nous, désirent posséder la richesse des études universitaires afin de contribuer à la société tout en étant passionné du métier.

Malheureusement, pour plusieurs, cela ne dépend pas que d’eux, mais de l’appui de gens comme toi et moi.

En effet, il existe de ces jeunes personnes pleine d’ambition, qui du jour au lendemain, se retrouvent malgré elles réfugiées, c’est-à-dire qu’elles ont du fuir leur pays natal par crainte de persécution à cause de leur religion, leur race, leurs opinions politiques ou leur appartenance à un groupe social. Bien qu’elles aient trouvé un endroit loin du conflit ou de la guerre civile, elles sont souvent démunies, ne possédant que les vêtements qu’elles portaient lors de la fuite, et ne peuvent ni travailler, ni voyager ni étudier. Certains camps de réfugiés offrent peu de services et sont surpeuplés de personnes désirant redonner un certain sens à leur vie.

Entrent alors en jeu différents organismes d’aide, dont l’Entraide Universitaire Mondiale du Canada (EUMC/WUSC) qui, en 1978, a initié le Programme des étudiants réfugiés (PÉR) qui aura donné la chance à près de 1000 réfugiés d’étudier au Canada et d’obtenir le statut de résidents permanents. À ce jour, plus de 70 campus d’universités et collèges Canadiens ont établi un comité local de l’EUMC composé d’étudiants, de professeurs et d’employés qui travaillent conjointement pour faire une différence dans la vie de réfugiés ainsi que dans la leur. Et si Polytechnique devenait la prochaine université Canadienne à parrainer un réfugié à chaque année…?! Il s’agit là de l’ambition d’un groupe de Polytechniciens qui aspire à voir naître dans notre université un comité local de l’EUMC prêt à accueillir son premier réfugié dès 2009. Pour y parvenir, il suffit de joindre les efforts d’étudiants (tel que toi!), de professeurs et d’employés désireux de mettre sur pied ce beau projet.
Parrainer un étudiant réfugié consiste, d’une part, à trouver le financement pour sa première année au Canada, soit les frais de transport, les frais de scolarité, l’hébergement, les livres, les transports locaux, etc. D’une autre part, le groupe parrain accompagne le réfugié qui devra s’adapter jusque dans les plus petits détails. A titre d’exemple, il n’est pas rare de voir des réfugiés n’ayant jamais magasiné dans un supermarché ou simplement utilisé un ordinateur. Ainsi, avant l’arrivé du réfugié, le groupe parrain s’engage à établir un budget, recueillir les fonds (pour un total d’environ 20 000$) et examiner les candidatures. Avec l’appui de l’institution universitaire, certains frais peuvent être exemptés. À ce jour, 92% des institutions canadiennes ont exempté les frais de scolarité, 88% les frais d’hébergement, 68% les frais de repas et 39% les frais de livres. Parallèlement, des fonctionnaires au Canada comme à l’étranger se chargent de la dure tâche de sélection des candidats et d’émettre la documentation nécessaire à leur venue au pays. Enfin, l’arrivée du réfugié marque le début d’une belle histoire où les stéréotypes tombent et des liens d’amitié durables se tissent. Étudiants, réfugiés et professeurs partagent leurs expériences, explorent avec plaisance leurs points communs et grandissent de leurs différences.

Parrainer un réfugié, c’est lui donner la liberté de contribuer à la société Canadienne ou d’apporter la richesse acquise auprès de sa famille native. Parrainer un réfugié, c’est mobiliser davantage de gens sur les questions entourant les conditions et les droits des réfugiés. Parrainer un réfugié, c’est s’ouvrir à la défense des droits, à la communication interculturelle, à la coopération internationale et à la justice sociale, pour ne nommer que ceux-là. Parrainer un réfugier, c’est faire une différence dans sa vie comme dans la nôtre.

Et si on le faisait à la Polytechnique?

Étudiants, étudiantes, vous désirez prendre part à ce projet? Prenez quelques minutes entre deux intras ou deux travaux pour nous écrire à per, liste.step.polymtl.ca. Il nous fera plaisir de vous accueillir au sein de notre équipe fraîchement formée.

La nouvelle équipe du PER (Programme des étudiants réfugiés) recrute!
Un projet qui offrira l’occasion à des réfugiés d’étudier à la Polytechnique.

Vous désirez prendre part à la mise sur pied d’un tel projet?
Contactez-nous à per, liste.step.polymtl.ca.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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