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Histoire de la St-Valentin

Bon enfin, j’ai réussi à m’infiltrer dans ce numéro du Polyscope pour vous apprendre la vraie raison de l’existence de la deuxième journée la plus importante du mois de février : la St-Valentin (juste après le 15 février journée internationale du chocolat à rabais). Tout le monde pense que la St-Valentin est une journée joyeuse servant à célébrer l’amour… C’EST FAUX. Laissez-moi vous instruire sur cette fête de mauvaises valeurs. Je vais vous raconter comment toute cette mascarade a débuté.

C’était en 653 av. J-C., à l’époque de la Grèce antique. Dans ses années là, comme vous le savez, il n’y avait pas de télévision et le meilleur divertissement était d’aller écouter les philosophes et sophistes s’envoyer chier, mais avec de plus beaux mots. Polythos, un jeune grec célibataire, pas trop beau qui n’arrivait pas à rivaliser avec les autres hommes qui ont inspiré l’expression « être un dieu grec » (bref, un polytechnicien typique) venait enfin d’avoir un rendez-vous avec la belle Phannia. Comme tout jeune homme romantique de l’époque, il l’invita à aller marcher sur la place publique. Pendant ce temps, Cupidon, fou du village resté avec une face de bébé jusqu’à la quarantaine, s’entraînait au tir à l’arc à proximité de la place publique. Il était d’une nullité telle que le monde avait plus peur de marcher derrière lui que devant son arc. Comme à son habitude, Cupidon, qui s’entraînait toujours en couche pour respecter ses croyances, manqua sa cible. La seule différence était que, pour une fois, il réussi à l’envoyer avant et non seulement elle toucha quelque chose: elle s’y logea. Malheureusement pour Polythos, il s’agissait en fait de son poumon gauche. Il s’écroula sur le sol. Phannia lui prit la main et lui dit de ne pas mourir. Il profita, que dis-je, abusa de la situation et lui dit que sans elle, la vie ne valait pas la peine d’être vécue (ce n’était pas encore cliché à l’époque). Elle, dans le feu de l’action et sous le coup de l’émotion, eut PITIÉ de lui et l’embrassa. Plusieurs laiderons de l’École de Théologie Supérieure assistèrent à la scène et furent estomaqué par la chance qu’avait Polythos. Ils allèrent donc tous voir Cupidon et lui demandèrent « Combien tu charges pour refaire ça ? ». Cupidon, encore sous le choc d’avoir presque tué quelqu’un, leur répondit qu’il ne serait jamais capable de recommencer et qu’il se voyait mal les charger pour leur tirer dessus. Sawickios, un grand Sophiste à la réputation qui frisa le légendaire (il eut la mauvaise idée d’essayer de prouver que de toucher un panda roulé dans le beurre d’arachide n’était pas contre nature), interrompit Cupidon : « Voyons mes petits losers, Cupidon peut faire ça pour vous quand vous voulez, mais ce n’est pas donné. Vous voyez l’homme là-bas qui saigne abondamment ? Hé bien, il a payé cher, mais ça en a valu la peine. ». Cupidon qui venait d’allumer entendit le son d’une caisse enregistreuse dans sa tête (ce fut cependant répertorié comme de la folie naissante, personne ne savait ce qu’était une caisse enregistreuse). C’est ainsi que débuta le business de Cupidon et avec tout business vient la campagne publicitaire : un jour par année, cupidon allait tirer des flèches gratuitement sur les 100 premières personnes qui lui demanderont. Au début, il voulait appeler cette journée « la fête de la pitié » ou « la journée où les filles oublient à quelle point elles sont naïves et tombent pour des artifices matériels », mais comme c’était trop long, le département marketing opta pour le nom « St-Valentin » : c’est cute et ça veut rien dire. Cupidon, qui devenait un archer d’élite à force de pratiquer avec des cibles vivantes, récolta des profits dignes de Crésus, dont Sawickios prélevaient la moitié. Cupidon décida donc de l’assassiner, ce fut simple et en plus, ce fut jugé comme une erreur professionnelle.

À partir de ce moment, ce fut la déchéance de Cupidon. Il commença par avoir des flashbacks de tous ceux qui n’avaient pas survécu après leur premier baiser. Ensuite, ce fut les drogues douces pour réussir à dormir la nuit et à vivre avec sa confiance. Il manquait de plus en plus ses cibles. Parfois même, la fille se retrouvait avec le mauvais garçon (ou tout autre animal qui passait par la trajectoire de la flèche). Par la suite, il oubliait de porter sa couche durant les heures de travail. Il fini par faire faillite parce que payer quelqu’un 200$ pour que la fille qu’on aime sorte avec une perruche, ce n’est pas vraiment un bon investissement. Cupidon le prit très mal et par vengeance ou par délire psychotique, il continua la tradition de la St-Valentin. Sauf qu’il ne s’arrêta plus aux 100 premiers, il tirait sur tout ce qui bouge. Le village se révolta et l’emprisonna. Il mourut de vieillesse en prison, mais un peu comme Freddy Krueger, il hante les rêves de tous ceux qui y croient encore.
Comme vous pouvez le voir, la St-Valentin est une fête basée sur la pitié et l’argent et c’est encore vrai aujourd’hui. Vous n’avez qu’à regarder les Simpson, source de vérité absolue : Qu’est-ce que Lisa fait à la St-Valentin ? Elle a PITIÉ de Ralph, rien de moins. Il y a plusieurs leçons à retenir de cette histoire. Premièrement, l’ETS copie toujours les bonnes idées de la Poly. Deuxièmement, les filles ont toujours souffert du syndrome qui leur fait choisir celui qui fait le plus pitié et, finalement, tout est de la faute de Phannia. Si elle ne l’avait pas embrassé, rien de tout cela ne serait arrivé.

Mots-clés : Saint Valentin (15)

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