Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Histoire de la St-Valentin

Bon enfin, j’ai réussi à m’infiltrer dans ce numéro du Polyscope pour vous apprendre la vraie raison de l’existence de la deuxième journée la plus importante du mois de février : la St-Valentin (juste après le 15 février journée internationale du chocolat à rabais). Tout le monde pense que la St-Valentin est une journée joyeuse servant à célébrer l’amour… C’EST FAUX. Laissez-moi vous instruire sur cette fête de mauvaises valeurs. Je vais vous raconter comment toute cette mascarade a débuté.

C’était en 653 av. J-C., à l’époque de la Grèce antique. Dans ses années là, comme vous le savez, il n’y avait pas de télévision et le meilleur divertissement était d’aller écouter les philosophes et sophistes s’envoyer chier, mais avec de plus beaux mots. Polythos, un jeune grec célibataire, pas trop beau qui n’arrivait pas à rivaliser avec les autres hommes qui ont inspiré l’expression « être un dieu grec » (bref, un polytechnicien typique) venait enfin d’avoir un rendez-vous avec la belle Phannia. Comme tout jeune homme romantique de l’époque, il l’invita à aller marcher sur la place publique. Pendant ce temps, Cupidon, fou du village resté avec une face de bébé jusqu’à la quarantaine, s’entraînait au tir à l’arc à proximité de la place publique. Il était d’une nullité telle que le monde avait plus peur de marcher derrière lui que devant son arc. Comme à son habitude, Cupidon, qui s’entraînait toujours en couche pour respecter ses croyances, manqua sa cible. La seule différence était que, pour une fois, il réussi à l’envoyer avant et non seulement elle toucha quelque chose: elle s’y logea. Malheureusement pour Polythos, il s’agissait en fait de son poumon gauche. Il s’écroula sur le sol. Phannia lui prit la main et lui dit de ne pas mourir. Il profita, que dis-je, abusa de la situation et lui dit que sans elle, la vie ne valait pas la peine d’être vécue (ce n’était pas encore cliché à l’époque). Elle, dans le feu de l’action et sous le coup de l’émotion, eut PITIÉ de lui et l’embrassa. Plusieurs laiderons de l’École de Théologie Supérieure assistèrent à la scène et furent estomaqué par la chance qu’avait Polythos. Ils allèrent donc tous voir Cupidon et lui demandèrent « Combien tu charges pour refaire ça ? ». Cupidon, encore sous le choc d’avoir presque tué quelqu’un, leur répondit qu’il ne serait jamais capable de recommencer et qu’il se voyait mal les charger pour leur tirer dessus. Sawickios, un grand Sophiste à la réputation qui frisa le légendaire (il eut la mauvaise idée d’essayer de prouver que de toucher un panda roulé dans le beurre d’arachide n’était pas contre nature), interrompit Cupidon : « Voyons mes petits losers, Cupidon peut faire ça pour vous quand vous voulez, mais ce n’est pas donné. Vous voyez l’homme là-bas qui saigne abondamment ? Hé bien, il a payé cher, mais ça en a valu la peine. ». Cupidon qui venait d’allumer entendit le son d’une caisse enregistreuse dans sa tête (ce fut cependant répertorié comme de la folie naissante, personne ne savait ce qu’était une caisse enregistreuse). C’est ainsi que débuta le business de Cupidon et avec tout business vient la campagne publicitaire : un jour par année, cupidon allait tirer des flèches gratuitement sur les 100 premières personnes qui lui demanderont. Au début, il voulait appeler cette journée « la fête de la pitié » ou « la journée où les filles oublient à quelle point elles sont naïves et tombent pour des artifices matériels », mais comme c’était trop long, le département marketing opta pour le nom « St-Valentin » : c’est cute et ça veut rien dire. Cupidon, qui devenait un archer d’élite à force de pratiquer avec des cibles vivantes, récolta des profits dignes de Crésus, dont Sawickios prélevaient la moitié. Cupidon décida donc de l’assassiner, ce fut simple et en plus, ce fut jugé comme une erreur professionnelle.

À partir de ce moment, ce fut la déchéance de Cupidon. Il commença par avoir des flashbacks de tous ceux qui n’avaient pas survécu après leur premier baiser. Ensuite, ce fut les drogues douces pour réussir à dormir la nuit et à vivre avec sa confiance. Il manquait de plus en plus ses cibles. Parfois même, la fille se retrouvait avec le mauvais garçon (ou tout autre animal qui passait par la trajectoire de la flèche). Par la suite, il oubliait de porter sa couche durant les heures de travail. Il fini par faire faillite parce que payer quelqu’un 200$ pour que la fille qu’on aime sorte avec une perruche, ce n’est pas vraiment un bon investissement. Cupidon le prit très mal et par vengeance ou par délire psychotique, il continua la tradition de la St-Valentin. Sauf qu’il ne s’arrêta plus aux 100 premiers, il tirait sur tout ce qui bouge. Le village se révolta et l’emprisonna. Il mourut de vieillesse en prison, mais un peu comme Freddy Krueger, il hante les rêves de tous ceux qui y croient encore.
Comme vous pouvez le voir, la St-Valentin est une fête basée sur la pitié et l’argent et c’est encore vrai aujourd’hui. Vous n’avez qu’à regarder les Simpson, source de vérité absolue : Qu’est-ce que Lisa fait à la St-Valentin ? Elle a PITIÉ de Ralph, rien de moins. Il y a plusieurs leçons à retenir de cette histoire. Premièrement, l’ETS copie toujours les bonnes idées de la Poly. Deuxièmement, les filles ont toujours souffert du syndrome qui leur fait choisir celui qui fait le plus pitié et, finalement, tout est de la faute de Phannia. Si elle ne l’avait pas embrassé, rien de tout cela ne serait arrivé.

Mots-clés : Saint Valentin (15)

Articles similaires

Spécial films St-Valentin par notre Nanouchhka!

13 février 2009

Allô amis de la poly, voici quelques suggestions de films à regarder en se lovant sur le canapé le soir de la St-Valentin. En effet, rien de mieux qu’un film pour se remémorer en souriant vos premiers rendez-vous maladroits. Nan sérieusement qui n’a jamais été au cinéma ou voir un film chez l’autre pendant la phase d’approche. Rien de mieux qu’une ambiance tamisée pour se rapprocher en douceur de l’autre. Les gars vous avez...

La séduction, qu’est-ce que la séduction ?

11 février 2008

La séduction : vient du latin seducere signifiant « amener à l’écart pour obtenir des faveurs ». L’objectif de la séduction est d’attirer l’attention d’une personne par tous les moyens possibles. Dans le règne animal cela peut prendre plusieurs formes : une danse chez certains oiseaux, un combat pour un type d’insecte, l’émission de certaines odeurs pour d’autres. Mais pour nous les Hommes ? Qu’est-ce que cela représente ? Je vous dirais le tout...

Les roses sont rouges……courrier du coeur

11 février 2011

Cette semaine, je lâcherai le poète en moi, Et l’éditorial, à l’habitude en plein désarroi, Sera des plus profonds et sincères. Vous l’aurez deviné, le Polyscope vous sert Pour la St-Valentin un programme de lecture Idéal pour les couples et ceux un peu moins sûrs. Pour débuter, vous aurez droit aux plus belles Créations de nos lecteurs les plus assidus ; Messages provenant de jeunes jouvencelles Adressés aux pauvres Polytechniciens barbus. Amateurs de PolyHabs...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+

Dans la même catégorie

Paradis perdu : Supplémentaires jusqu’au 20 février

5 février 2010

« Il était une fois, une dernière fois » un soldat errant sur Terre. Ce seul survivant de la race humaine s’apprête à livrer ses ultimes souffles alors qu’une voix intérieure l’invite à tout faire renaître par le biais d’un voyage onirique le portant « dans le jardin du monde et dans le cœur de l’homme ». Paradis perdu se veut une interrogation sur la coexistence de l’homme et de la biodiversité, mais c’est avant tout...

Se plaindre

26 janvier 2007

C’est bien connu, se plaindre est le sport national au Québec. Même le hockey ne compte pas autant d’adeptes. Bien sûr, certains argumenterons que ce n’est pas un vrai sport dans la mesure où aucun effort physique n’est concrètement requis, mais les sceptiques seront rapidement confondus par certains experts qui se font une joie d’élever leur art au niveau des plus grands athlètes olympiques en utilisant tout leur corps pour se plaindre. Évidemment, nombreux...

Chronique automobile

6 février 2009

De nombreux sportifs étaient rivés à leur télévision ce dimanche pour regarder le Super Bowl. Outre la joute très intéressante de football (qui n’équivaudra jamais un match du Canadien, faut-il le préciser), l’autre clou de la soirée était sans aucun doute certaines publicités très bien ficelées (PepsiCo a vraiment mis le paquet avec ses annonces de Pepsi Max et de Doritos!) La publicité de Bridgestone avec monsieur Patate était également hilarante, quoique celle d’Audi...