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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Donne-moi ta bouche

− Ça ne te tenterait pas d’écrire quelque chose pour la St-Valentin?

− Euh, comment te dire… non, pas vraiment.

Et me voilà entrain d’écrire ces quelques lignes. Il me semble que cela résume pas mal ce que représente la St-Valentin, du moins pour plusieurs. Suffit qu’une demoiselle avec un joli décolleté te demande la lune pour qu’on aille lui décrocher, la queue entre les deux pattes. Tout ça dans le but avoué (ou non avoué) de terminer la soirée avec la queue bien droite. (Je tiens toutefois à préciser que je n’écris pas cet article seulement dans le but de coucher avec notre directrice.)

Il demeure que je la trouve drôle ma petite directrice. Demandez à moi, l’expert en cheerleader, le macho par excellence, l’homme qui ne pense qu’avec son deuxième cerveau, d’écrire sur la St-Valentin. Je ne sais pas ce qu’elle attend de moi, mais ça ne risque pas d’être joli joli.

*****

La St-Valentin, c’est pire que Noël. Non seulement il faut acheter un cadeau, mais en plus il faut accorder « de petites attentions particulières ». Comme si nous n’avions que cela à faire nous, étudiants mâles de Poly, donner de notre temps. Notre temps il est précieux et c’est justement pour cela que l’on ne veut pas vous en donner davantage. Entre deux rapports de laboratoires à copier et une game de poker à disputer, il faudrait que l’on trouve le temps pour cajoler davantage notre douce moitié?

Moi je l’ai trouvé la solution. Lui acheter un chien. Un chiot de préférence. Elle va tellement être heureuse et vouloir le flatter tout le temps qu’elle ne remarquera pas que vous jouer à la Wii pendant ce temps. Ni même que vous venez d’acheter une Wii. Bon, cela ne risque que de perdurer un certain temps et vous serez ensuite pogné avec ce chien. Il aura grossi et son appétit va aller de pair. Surtout que votre douce va finalement l’appeler « votre chien », comme dans la phrase « Va donc promener ton chien », ou encore « ton chien a encore mangé mon g-sting ». Bref, l’idée n’est peut-être pas si bonne que cela après tout.
« De petites attentions particulières ». Ce bout de phrase résonne dans ma petite tête comme l’écorce qui subit le pic-bois cherchant son vers. Il faut que je trouve, que je sois à la hauteur. Pourtant, ce bout de phrase me rappelle plutôt Niklas Sundstrom. Bah oui, ce petit joueur très moyen que Claude Julien appréciait car il effectuait les « bonnes petites choses ». Ça n’apparaissait pas dans son jeu (ni sur la feuille de pointage), mais il paraît qu’il était efficace. À voir l’allure que sa carrière a prise, il faut croire que les autres dirigeants n’appréciaient pas autant ces « petites choses ». Je suis peut-être mieux finalement d’y aller avec de grosses intentions, euh je veux dire attentions. Quoique c’est l’intention qui compte à ce qu’il paraît.

Je pense qu’il vient justement de là le problème. Je ne sais pas pour vous, mais je crois faire ma part tout au long de l’année en ce qui à trait aux « petites attentions ». Abaisser le siège des toilettes, déverrouiller la porte du côté passager en premier, manquer la soirée du hockey pour un souper chez la belle-mère, faire des préliminaires. En voilà des attentions particulières. Je crois plutôt que ce sont les femmes qui prennent ces attentions comme acquises. C’est évident que la vie de couple est remplie de compromis, mais pourquoi faudrait-il que l’on plie davantage le soir du 14 février? Pourquoi ce ne serait pas la femme qui se pencherait à quatre pattes pour une fois? Oups, je pense que je viens de saisir.

On a beau prôner le féministe, il demeure que la femme va toujours être celle qui doit s’asseoir pour uriner et l’homme va être celui qui va y aller à coups de « Je t’aime » le soir du 14 février. La vie est ainsi faite. Du moins, aussi longtemps que ce sera nous qui porterons les couilles. Le sexe, toujours le sexe. La vie serait tellement plus simple si les filles comprenaient que tout passe par là chez l’homme. Écouter un film d’amour? Une pipe. Un souper chez la belle-mère? Trois pipes. Ma carte de crédit pour aller magasiner? Une pipe par tranches de 100$. Comment pourrait-il y avoir des problèmes de couple après ça? Chacun aurait ce qu’il veut, c’est aussi simple que ça. Il n’y aurait peut-être même plus de guerre en ce monde : Imagine all the people, living for… une pipe.

Mots-clés : Saint Valentin (15)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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