Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Le Barbier de Séville

En entendant le nom « Figaro », il vient généralement en tête le célèbre air de l’opéra Le Barbier de Séville, créé en 1816 par le compositeur italien Gioacchino Rossini. Cet opéra, dont plusieurs airs font maintenant partie de la culture populaire, relate les péripéties de Figaro, barbier de profession, mais véritable homme à tout faire. Reconnu pour son ingéniosité et ses ruses, Figaro accepte de venir en aide au comte Almaviva , qui souhaite épouser la belle Rosina, qui, de son côté, est captive du vieux médecin Bartolo, son tuteur. Ce dernier a cependant déjà prévu de se marier avec Rosina, contre son gré, et ce, avant la fin de la journée. Cela ne laisse que quelques heures au comte et à Figaro pour déjouer le médecin et parvenir à leurs fins…

Présenté par l’Opéra de Montréal, du 2 au 16 février, cette œuvre, une des meilleures dans la tradition de l’opéra-bouffe (dans le sens de bouffon), possède un excellent scénario, enchaînant des rebondissements comiques et des dialogues intelligents et teintés d’humour (des surtitres français et anglais permettent aux spectateurs de comprendre le texte, chanté en italien), le tout admirablement bien mis en valeur par le choix de la mise en scène et les décors impressionnants. Comme à son habitude, l’Orchestre symphonique de Montréal interprète à merveille la musique composée par Rossini, d’une grande finesse, variée et entraînante.

La distribution est également de grande qualité : le baryton Aaron St. Clair Nicholson interprète avec dynamisme le rôle du barbier, tandis que le ténor Frédéric Antoun, que l’on voit d’ailleurs régulièrement dans des rôles principaux à l’Opéra de Montréal, impressionne dans le rôle du comte Almaviva, autant par sa voix que par la qualité de son jeu. La mezzo-soprano Julie Boulianne parvient aisément à charmer le public dans le rôle de Rosina, tandis que la basse italienne Donato di Stefano interprète avec justesse le docteur Bartolo.

Pour ceux qui sont peu familiers avec l’opéra, Le Barbier de Séville est une excellente occasion de s’y initier ; la musique y est de grande qualité, plusieurs des airs vous seront familiers, et le scénario est loin d’être ennuyant ; bref, le résultat final s’avère réellement divertissant. Finalement, il est à noter que l’Opéra de Montréal offre une promotion aux 18-30 ans, et permet donc d’assister à ses productions pour un prix raisonnable.

Le Barbier de Séville, de Gioacchino Rossini, présenté les 9, 11, 14 février à 20h et le 16 février à 14h à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts.
www.operademontreal.com

Mots-clés : Théâtre (92)

Articles similaires

Andromaque 10^(-43), tragédie racinienne modernisée

6 octobre 2014

Remise au goût du jour, sur fond de technologies et de Moyen-Orient d'une tragédie dont les origines remontent à l'Iliade Ce titre en deux parties est intriguant. D'une part, une tragédie racinienne, une des plus belles de la littérature française, d'autre part une puissance de 10 correspondant au temps de Planck, plus petit intervalle de temps possible, limite temporelle de l'univers. Pour remettre dans le contexte, voici un (très) bref résumé du pourquoi de cette...

Bricolage pour femme et ours polaire

20 mars 2008

J’attends encore l’ours… Mais quelle belle surprise d’avoir trouvé la femme et le bricolage ! Bricolage pour femme et ours polaire n’est pas une pièce de théâtre... Enfin oui, mais surtout pas comme on connait. « Participatif » est l’adjectif qu’on retrouve parfois à côté du mot théâtre pour décrire ce que je qualifierais d’expérience. La compagnie Système Kangourou décrit ses performances de « théâtre performatif ». Tout est à contre-courant et en même...

Le procès de Kafka

12 novembre 2004

Joseph K. (Alexis Martin) est un employé de banque sans histoire, réveillé au petit matin par deux policiers qui lui apprennent sa mise en accusation. Le motif en est inconnu, et le restera pour toute la pièce, plongeant K. dans une lutte sans espoir pour prouver son innocence : chaque question qu'il pose amène une réponse plus évasive, chaque justification qu'il propose fait de lui un coupable. La pièce n'est plus qu'une longue...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

One piece

30 janvier 2009

On marchait vers Igloofest, le site glacé le plus chaud en ville quand, trop beau pour être vrai, une fille m’accoste. - « Hey! T’as une passe média... tu dois savoir c’est où pour le concours de ‘‘One Piece’’?! » Malheureusement pour elle, je suis un téteu de passe média (Merci Will !), et un téteu de passe média, ça sait pas grand chose. Y’a fallu qu’on lui explique pour qui on travaillait, mais...

Sud-West 2010

31 mai 2010

Sud-West 2010, c’est une soirée à mi-chemin entre un BBQ chez des amis, un Piknic Électronik et un après-midi sur une terrasse. Je ne sais pas si c’est possible d’avoir un mi-chemin avec trois éléments différents, mais pour le bien de la chose disons que ça l’est, puisque c’est parfaitement intelligible... pour moi. Aventure déjà entreprise l’année dernière par les représentants de Ninja Tune Poirier (qui a perdu son prénom Ghislain dans les craques...

Représentation inoubliable à l’OSM

16 janvier 2009

Kent Nagano offre de nouveau aux montréalais une extraordinaire représentation, redonnant à Montréal son prestigieux statut de ville multiculturelle. Le chef d’orchestre et directeur musical de l’OSM a su conquérir les spectateurs par la programmation très originale qu’il a proposée ce mardi 13 janvier 2009. Prenant pour point de départ le thème de la terre et tout ce qui y relie l’Homme (cycle de vie, rites, religions), Nagano a réuni trois œuvres singulières, différentes...