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Un bal masqué de Verdi – Critique double

La saison des opéras vient de s’ouvrir à Montréal et cette année l’équipe artistique de l’Opéra de Montréal nous propose de découvrir ou redécouvrir pour certains de grands classiques.
Le samedi 22 septembre 2007 avait lieu la première d’« Un bal masqué » de Verdi, spectacle auquel j’ai eu la chance d’assister. Je sais que dans la communauté estudiantine, pour beaucoup, l’opéra ne fait pas partie du top 3 des destinations pour se distraire le week-end mais je vais vous prouvez à travers cet article que cette expérience peut être plus excitante qu’on le croît.
Soient des acteurs tous aussi talentueux les uns que les autres (et sachez que la je n’exagère rien, l’un des acteurs a reçu cette année l’équivalent des Oscars pour l’opéra comme meilleur artiste de l’année).
Bon supposez que ces artistes soient dirigés par un metteur en scène de renom. Il collaborera prochainement avec David Cronenberg. Ça doit faire tilt chez les cinéphile sinon pour les ignorants (et je mesure mes mots) un de ses derniers films à l’affiche est Eastern Promises. Mais bon, là on s’égare !
Alors sachant que cet opéra en trois actes fait parti des succès de Guiseppe Verdi au 19ème siècle, on montre que l’intrigue, les décors et le jeu des acteurs assure au spectateur de passer un moment de plaisir. Tous les éléments sont réunis : la tragédie, un peu de légèreté et une pincée d’humour dans quelques scènes.
De plus la pièce est basée sur un événement réel: l’assassinat du roi de Suède, Gustave III, lors d’un bal masqué. Verdi à partir de ces quelques éléments monte une intrigue digne d’un film hollywoodien. Le roi est secrètement amoureux d’Amélia, la femme de Renato son plus fidèle conseiller. Ce dernier pendant toute la pièce met en garde le roi contre un complot d’assassinat qui se prépare et qui vise à l’éliminer. Le roi préfère minimiser cette information, troublé par son amour pour Amélia. De son côté Renato cherche à déjouer le complot jusqu’au moment où il découvre que le roi courtise sa femme… et là je n’en dit pas plus !
En tout cas pour ceux qui n’ont pas l’habitude d’écouter de la musique classique, vous allez vivre un dépaysement agréable en suivant un spectacle live avec des décors modernes, des artistes talentueux. Les prochaines représentations ont lieu les 26, 29 septembre et le 1er et le 4 octobre 2007 à 20h. Vous pouvez vous rendre sur le site de l’Opéra de Montréal pour avoir plus d’informations.

Simon Jean-Yelle
Comme l’a précisé ma collègue, « Un Ballo In Maschera » est une tragédie comme il ne s’en fait plus. On connaît déjà le dénouement et on ne peut néanmoins s’empêcher de penser intérieurement, « Non ! Ne le fais pas Renato ! C’est un Roi généreux, pardonne lui plutôt ! » Et pendant que l’on est déchiré par des sentiments opposés, l’histoire se déroule sous nos yeux, chantée par ces voix magnifiques accompagnées de l’Orchestre Métropolitain du Grand Montréal. À travers les sons riches des instruments de musique, cet opéra nous présente plusieurs scènes où les voix du Roi (Gustavo), de son Conseiller (Renato) et de leur amante (Amélia) viennent s’entrecroiser pour un mélange de tonalités ténor, baryton et soprano pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
La Québécoise Pascale Beaudin, interprétant le rôle travesti d’Oscar, a présenté une belle prestation, remplie de vigueur dans ses mouvements et en plein contrôle de sa voix, produisant des chants aux notes variées. Sa présence contrastait agréablement avec le ton plus dramatique de la pièce et des personnages de premier plan.
L’ensemble de la pièce nous présente un décor généralement simple, accompagné de peu d’éléments : une table, quelques chaises. À l’exception de la dernière scène, nous présentant le bal tant attendu, le décor a tendance à s’effacer de notre esprit. Je ne peux pas dire s’il s’agit d’un avantage ou d’un inconvénient, car l’attention est forcément ramenée davantage à la performance des acteurs, mais cela n’ajoute pas vraiment à la valeur de l’opéra. La salle de bal, avec quatre lustres bien jolis et un faux décor de toileries, est elle aussi relativement simple, mais de par le détail des costumes et les jeux de lumières, on arrive à s’imaginer dans un bal du 18e siècle.
En somme, on ressort de cet opéra assez heureux, réaffirmé que Verdi était bel et bien un maître dans son art. Seul point particulier de cet opéra, le nombre élevé d’interruptions. Deux entractes, trois pauses, ça m’a parut beaucoup. N’empêche, voir un opéra, ca vaut toujours le déplacement.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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