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Le bouchage de trous

Par Oussama Zakini

Selon l’encyclopédie la plus respectée des ignorants de ce monde, Wikipedia, le mot trou provient du bas-latin (y a-t-il un haut latin?) traucum, et signifie: «ouverture au travers d’un corps ou qui y pénètre à une certaine profondeur.»
C’est sur cette méditation profonde que nous allons donc remplir les prochains paragraphes et lignes qui pourront changer votre vision du monde et le train quotidien des étudiants de Polytechnique.
En fait, c’est depuis la nuit des temps que l’Homme s’occupe de remplir tous les trous qu’il trouve sur son chemin. Les pionniers du bouchage de trous ont commencé cette tradition existentialiste à l’aide de petites pierres et de sable. Mais certaines personnes, jalouses de ces accomplissements brillants dignes d’un futur ingénieur civil, se sont mis à les rouvrir et à creuser plus profondément. Ainsi, nos valeureux cols bleus ont poursuivi en les remplissant de cire. Au fil du temps, les méchants se sont amusés à trouer les tonneaux de bière au Moyen-Âge, et à débouchonner les bonnes vieilles bouteilles de vin (comme du Château Laffite, quoi…). Furieux de ce vandalisme à répétition, le roi Charles le Chauve décida de renforcer ses murailles, tout simplement en bouchant les fenêtres avec des bouchons de liège.
C’est à cause des troueurs que l’Amérique a été découverte aussi tard dans l’Histoire. En effet, il se trouvait systématiquement au moins un zélé parmi l’équipage, sous l’effet d’un bon tonneau de rhum (troué préalablement), qui poussait les bateaux vers le plus profond des océans.
En plus, la légende du Titanic n’est que balivernes inventées de toutes pièces par le très puissant lobby des bouchonnés, qui voulaient absolument ne pas perdre l’honneur face au groupuscule terroriste des troueurs.
Mais en ce qui concerne la science du bouchage de trous, c’est le ciment qui en est resté la plus merveilleuse invention. C’est d’ailleurs de cette inspiration que les nombreux trous dans les murs du Polyscope ont été bouchés, pour être plus tard masqués par des messages inutiles et mesquins.
Dans le même contexte contemporain, de fil en aiguille, ces adroits maîtres de bouchage de nids de poules se sont lancés sur d’ambitieux et grandioses projets, dont ils sont d’ailleurs les protecteurs à la Ville de Montréal. C’est à eux que nous devons nos routes si bellement ondulées.

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