Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

La bibine à Tineau

Aperçu article La bibine à Tineau

Cet article a pour objectif premier de démontrer scientifiquement que l’étudiant en génie civil que je suis, même défoncé jusqu’à l’os suite à l’absorption d’une quantité effarante d’alcool, est capable de tenir un propos plus cohérent et plus sensé que le chroniqueur Richard Martineau lui-même. Et je m’en vais vous montrer sur le champ comment je vais faire mordre la poussière à la plus fine plume du JdM.

Certains parmi vous ont déjà pu apprécier la prose du Tartineur en herbe alors qu’il sévissait dans les pages du Voir. Sous prétexte de susciter sans cesse la controverse, cet intrépide polémiste débitait hebdomadairement les âneries les plus affligeantes, avec comme sujets de prédilection la religion et la castration masculine. À force de lancer des anathèmes incendiaires sur tous ce qui bouge, à force de dénigrer tout ce qui passe à portée de son crachat, Martinet a fini par recevoir ses propres glaires à la gueule.

L’année passée, à pareille date, l’affaire des culs emmanchés de McGill avait défrayée la chronique médiatique. On ne change pas une formule gagnante. Celle des initiations universitaires à de quoi indigner le bouseux moyen dont l’activité favorite consiste à dénigrer le système autant que la vieille bourgeoise outremontaise. On garde la même recette, on change simplement le fourneau. Cette fois, c’est dans les grumeaux de dégueulis d’une horde d’étudiants fêtards que le scoop se trouvait. Et ce n’est pas par la fine plume de notre Tartineau national que le scandale est arrivé (puisqu’il n’en a pas), c’est par la calomnie et le montage en épingle de raisonnements que le dernier des logiciens repousserait du pied.

Image article La bibine à Tineau 149

Au-delà des énormités proférées tout au long de l’article du chroniqueur vedette du JdM, la chose la plus estomaquante est cette déduction d’une logique implacable qui veut que les viaducs et les ponts s’effondrent au Québec parce que les ingénieurs civils seraient tous des alcooliques en puissance. Cette manœuvre de haute voltige, qui consiste à associer les évènements plus ou moins récents de l’effondrement du viaduc de la Concorde, du pont du Minessota et de l’affaissement de la dalle de béton de la Baie avec la monstrueuse orgie du Maski (!), a également de quoi laisser pantois. Tout grand connaisseur de peinture qu’il soit (mais sait-il au moins faire la différence entre l’oeuvre de Magritte et celle d’un peintre en bâtiment ?) et lecteur avisé des plus grands philosophes, Mirliton, c’est clair, n’a pas lu Aristote et ne doit pas y piger grand chose à la signification du mot syllogisme, fallacieux qui plus est.

Mais au fond, pourquoi s’embarrasser de tels détails techniques, il laisse ce soin aux ingénieurs civils qui tenteront, tant bien que mal, de tracer les lignes routières du Québec de demain en s’envoyant des rails de coke et des rasades de mauvais pinard. Ce qui est sûr, c’est que si toutes les infrastructures urbaines se construisaient suivant une logique toute martinesque, nous habiterions dans des grottes en troglodytes.
Ok, on s’entend que Martine n’a jamais pris de cours sur les structures en béton, mais elle n’aurait jamais dû rater les cours de logique élémentaire dont les rudiments sont enseignés à l’école primaire.
Pour pallier à ce manque flagrant de sens critique, sinon d’absence totale de forme de pensée rationnelle et réfléchie, Martha la Scribouille devrait boire avant de se mettre devant son parchemin à pondre des insanités. Et boire, on sait faire ça à Polytechnique. D’ailleurs, en qualité de porte-parole autoproclamé du VP Service de l’AEP, j’invite officiellement et avec la plus grande solennité Maristote au prochain party Molson, la prochaine méga beuverie de l’année.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.