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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Mot des dirlos

C’est avec bonheur et tristesse que nous vous écrivons ce dernier mot. Bonheur car après toutes ces années de dur labeur, nous entrevoyons enfin la lumière au bout du tunnel… et pour une fois, ce n’est pas le train qui vient nous frapper! Tristesse car bientôt nous devrons débourser plus d’1,50$ pour une cervesa bien fraîche.

Au fil des ans, Le Polyscope nous a permis de développer un esprit cynique et une auto-dérision de soi qui manquent malheureusement trop souvent dans notre société. Il est en effet dommage que nous soyons maintenant contraints à nous en tenir à un langage aseptisé. Aujourd’hui, la convergence des médias est omniprésente et c’est la qualité de journalisme qui en souffre. Cela est sans compter les vedettes qui s’improvisent animateurs de radio, se permettant du même coup de déferler sur tout ce qui bouge, en autant que cela fasse augmenter les cotes d’écoute.

Quant à nous, on se fait régulièrement taper sur les doigts pour aller au-delà d’une ligne « politicaly correct », ayant même dû pondre un code d’éthique l’an dernier. Que ce soit la cover du chien gay, les critiques envers l’école, la franchise de certains auteurs ou encore notre spécial St-Valentin, les critiques à notre endroit n’ont pas manquées. C’est évident que si c’était à refaire, il y a bien quelques trucs que nous modifierions (il faut bien savoir évoluer), mais il demeure que nous assumons tous les bons (et moins bons) coups qui ont été publiés cette année. Une chose est certaine, c’est que vous avez le don de nous prendre trop au sérieux…

À pareille date l’an dernier était publié les pires calomnies à l’égard de l’équipe actuelle, l’ancienne garde du journal prévoyant des jours sombres pour l’avenir de cette merveilleuse feuille choux. Il est vrai qu’à l’époque ce journal ne détenait aucun site Web, le local était dans un sale état, la distribution était déficiente et nous étions même menacés de voir notre tirage diminué de moitié. De plus, les relations avec l’AEP et les autres comités étaient au point mort, la porte étant toujours fermée pour ceux qui n’étaient pas dans la clique. Avec le recul, force d’admettre que notre avenir semblait nébuleux…

Un an plus tard, nous quittons au contraire avec l’assurance que l’avenir du Scope est au rose. L’équipe actuelle est solide et entre bonnes mains et il suffit de voir le nombre de gens intéressés à nous succéder pour s’en convaincre. La nouvelle équipe est débordante d’énergie et des plus attachantes. Le Polyscope est maintenant dans la bonne voie et nous sommes vraiment heureux de ce changement de cap.

Nous vous quittons prématurément afin de vous concocter un numéro spécial commémorant les 40 ans de votre cher journal étudiant.

On part donc la tête haute, ayant la certitude d’avoir fait de notre mieux. À vous, étudiants de Poly qui passer la plupart de votre temps dans vos livres, sachez que faire son bac à Poly sans s’impliquer, c’est comme manger des brocolis sans Cheez Whiz.

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*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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