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Kaïn casse la baraque

Les 10 et 11 mars dernier au Spectrum, le groupe Kaïn arrêtait sa tournée à Montréal le temps d’un spectacle, faisant salle comble les deux soirs. Les membres de la formation présentaient un amalgame de leurs deux albums, Pop Culture et Nulle part ailleurs, devant une foule venue se déchaîner en chantant, dansant et sautant. Somme toute, une foule prête à casser la baraque en compagnie de leur groupe chéri. Pour ma part, j’y ai assisté le samedi 10 mars et, ne connaissant le groupe que par quelques succès commerciaux, je semblais venir d’un autre monde tant je sortais de la masse par mon calme.

Kaïn, c’est un quatuor (Steve Veilleux, Patrick Lemieux, Yanick Blanchette et Éric Maheu), originaire de diverses régions du Québec et qui offre un son rock, quasi folklorique par moment. D’ailleurs, le groupe lance une pointe aux gens trop urbains, particulièrement les résidents du plateau, en se moquant de leur prétention face aux groupes tel que le leur. Dans leurs chansons, leurs paroles honorent surtout l’amour, les femmes et les relations entre chums. Il passe un message clair qui coule bien à travers des textes dépouillés : un rappel aux sources des valeurs simples. C’est d’ailleurs la société d’aujourd’hui et son constant besoin d’attention des autres qui a inspiré le nom du groupe, clin d’œil au personnage biblique de Caïn.

Le groupe, débordant de générosité, est presque parvenu à remplir le mandat qu’il s’était fixé en début de spectacle. La démolition du Spectrum étant prévue à la fin de l’été, « Tant qu’à y être, aussi bien commencer à soir » avait lancé d’entrée de jeu le chanteur Steve Veilleux. Le public, moi la première, a d’ailleurs manifesté un mécontentement éloquent suite à cette allusion. (Eh oui, ce cher Spectrum adoré sera détruit au profit d’une tour à bureau et de commerces, semble-t-il…).

Tout au long du spectacle, l’audience a démontré son affection pour le groupe en mélangeant frénésie, fougue, chaleur et enthousiasme. Les jeux de lumières et les effets stroboscopiques sont venus compléter le son et l’ambiance déjà endiablée, devenant parfois même agressant.

Quant au rappel, ce dernier a été assuré en partie par leur succès Embarque ma belle, qui les a fait connaître commercialement à grande échelle.

En somme, Kaïn a pratiquement décapé les murs et défoncé les caisses de son, au grand plaisir de ses fans venus par centaines.
La tournée se poursuit à travers le Québec jusqu’au 15 mai et s’infiltrera dans la horde de festivals faisant la beauté de l’été québécois. Le groupe prépare également un troisième opus pour l’automne prochain.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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