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Démocratie

Parce que ça passe le temps, discutons de démocratie. Je ne vous apprendrai rien, en tout cas je l’espère, en vous disant que le principe fondateur de la démocratie est de faire ce que la majorité désire et il incombe ensuite à la minorité de s’en accommoder. Évidemment, il faut prévoir un minimum de protection des droits de la minorité, mais il ne faudrait surtout pas que cela aille à l’encontre des choix de société que la majorité a fait. [NÀRL : bon voilà, j’ai parlé des accommodements raisonnables, maintenant passons…]

Voter au quatre ans a l’avantage d’éviter tout le « bataclan » stratégique qu’implique un scrutin, mais, entre temps, la population n’as pas vraiment son mot à dire; en tout cas, pas de façon efficace. Un autre manque de représentativité à la volonté du peuple vient du mode de scrutin qui prend pour vainqueur le parti ayant le plus de députés et non le plus de voix. Comment faire mieux? Instaurer le modèle proportionnel, doublé d’un scrutin à date fixe pour éviter la chute du gouvernement à tous les 18 mois, réglerait le problème de représentativité, mais une certaine opposition vient, avec raison, du fait que cela créerait un gouvernement minoritaire perpétuel et, comme on le voit au parlement depuis quelques années, un gouvernement minoritaire avance très difficilement.

Maintenant, parlons de référendum, ce bel instrument de démocratie. Après deux tentatives ratées, le Parti Québécois compte maintenant procéder à un troisième référendum durant son prochain mandat et il a également l’intention d’appliquer la règle de base de la démocratie, c’est-à-dire le principe du 50% plus une voix – à noter que la majorité « reconnue internationalement » se situe plutôt à 55% en montant. Nonobstant l’opinion internationale, le PQ prétend ainsi faire preuve de démocratie, mais bafoue ce même principe lorsqu’il refuse d’accepter une défaite au référendum et revient constamment à la charge contre la partie de la population qui s’oppose au projet d’indépendance et qui a toujours été, et semble l’être encore, majoritaire face aux souverainistes. Bref, c’est tout simplement de l’hypocrisie de la part des souverainistes que de prétendre respecter la démocratie en autant qu’ils gagnent, mais ensuite refuser de reconnaître le choix fait par la majorité de la population lorsque ce choix n’est pas le leur. Finalement, rejeter le blâme après la défaite, c’est de l’hypocrisie et de la mauvaise foi. Ce sera la faute à qui la prochaine fois? El Niño?

Lors du prochain référendum, il incombera à la minorité de s’accommoder du résultat puisque ce résultat représente un choix de société fait par la majorité de la population québécoise et je vois difficilement comment on peut trouver un accommodement raisonnable pour ça.

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