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Le Courrier des gens fâchés

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Affinités électives

Les élections provinciales approchent et un seul choix se profile pour moi, le vote blanc. Je sais qu’un vote blanc est un vote irresponsable et je dois avouer que pour ma part j’étranglerais de mes propres mains quiconque oserait déposer son bulletin dans l’urne sans y inscrire un nom. Néanmoins, ce choix difficile qui est le mien est motivé par des raisons de la plus haute importance.

Devant l’indigence des propos que nous assènent quotidiennement les Charest, Boisclair et consorts, devant l’inanité de leurs actes, devant l’insuccès de leurs actions, quel exemple inspirant est pour nous tous l’oeuvre éléphantesque du officier de l’ordre du Québec qu’est notre futur regretté ex-directeur général, Robert-Chill-Louis Papineau. Je souhaiterais que ce bâtisseur de l’avenir profite de son retrait de la vie académique pour se lancer dans l’arène politique (n’est-il pas l’image même de l’indomptable gladiateur ?) et faire profiter l’ensemble de la nation québecoise de sa vision, de son expérience et de son aura.

Face à ce dilemme cornélien du plus haut tragique, je ne peux que me tourner vers vous, cher Polyscope : je sais vos entrées dans le bureau du DG et les bruits de couloirs (dont vous êtes friands) que vous distillez parcimonieusement. Ne soyez pas chiens, dites-nous tout!

Jean Bicéphale

La réponse du Censeur

Cher emmerdeur,
Je tiens à me dissocier totalement des propos que tu tiens au sujet des supposées entrées que j’aurais dans le bureau du DG. Au mieux, j’ai une sortie, agrémentée d’un coup de pied au cul quand j’ai fini de me faire engueuler pour les conneries que j’écris (celles qui échappent à la vigilance des censeurs, des correcteurs et de madame Jolicoeur). D’ailleurs, je ne cache aucune information contrairement à tes insinuations mensongères et calomnieuses. Comme Dumont, aussi simple d’esprit soit-il, je vais te coller un procès au derrière avec plus de diligence et de promptitude que ne le fait l’administration de l’École pour hausser les frais technologiques.

Ces propos mis à part, je me range à ta haute opinion de notre chef dirigeant (béni soit son nom). Je ne vois pas d’aspirant plus compétent que lui (Rocky Balboa?) pour assumer la destinée de notre province. Seul un inculte qui aurait coulé deux fois son cours de Calcul 1 ne pourrait voir la netteté du raisonnement implacable qui nous mène à cette conclusion. Directeur de l’ÉTS, puis directeur de Polytechnique… et après? Premier ministre du Québec bien sûr ! ( ils vont se retrouver avec un méchant trou dans le budget, hé hé ).

Des oscars verts et pas mûrs

C’était vraiment cool, la soirée des oscars dimanche dernier. Comme je suis un écolo convaincu depuis que la mode l’exige et depuis que Steven Guilbault a changé sa coupe de cheveux pour flirter plus discrètement avec les libéraux (si! si! ça finira par se savoir), je suis content que l’industrie du cinéma soit devenue verte. Elle l’a prouvé de manière retentissante en décernant le prix du meilleur documentaire à Al Gore. Partagez-vous ma joie?

Connard Lebarbant

La réponse du Censeur

Cher emmerdeur,
Le fait que ce soit l’oscar remis à Al Gore qui ait retenu ton attention en dit long sur tes goûts cinématographiques. Que l’Académie ait remis l’oscar du meilleur doc à cette sous-merde qui constitue un appauvrissement planétaire (pour ne pas dire cosmique) au patrimoine culturel mondial de l’humanité, on s’en fout. Ce qui est important, c’est que Scorsese ait enfin eu son oscar! J’aurai aimé qu’il le gagne pour Taxi Driver ou La Dernière Tentation du Christ, mais bon, faut pas en demander trop aux myopes de l’académie. Et puis ça fait quand même changement par rapport à l’année dernière où ils l’avaient donné à Broke Back Mountain (beurk back montaigne), ce western où les cowboys n’avaient pas besoin de monture pour se chevaucher!

On se les gèle ou pas?

On parle depuis une semaine d’histoires de gel et de dégel de frais de scolarité. Je veux donner mon avis en tant qu’ingénieur diplômé de l’École Polytechnique en mai 2000; et puis de nos jours, le dernier des veaux donne son avis sur n’importe quoi aux heures de grande écoute, alors pourquoi pas moi ?

Je pense que les étudiants chialent pour rien. Après tout, que représentent 50 dollars par session ? Ces gens là se permettent de se payer un café par jour au moins. Les représentants de la FEUQ crient au scandale, mais ce sont des péquistes souverainistes qui n’ont rien dans la tête, sauf des crottes de nez. Ils sont égoïstes; à cause d’eux je ne peux plus cotiser suffisamment pour mes RÉER. Les étudiants des universités du Québec sont prêts à faire grève pour le moindre problème. Par exemple saviez-vous que les hippies de l’UQAM avaient déjà fait grève parce qu’ils trouvaient qu’il y avait beaucoup trop de cafards dans leur cafétéria ? J’en ai vu moi, des cafards dans la cafette de Poly quand j’étais étudiant, est-ce que je me suis plaint? Enfin, laissez-moi vous dire que je suis outré par leur réaction, quand j’étais étudiant je n’aurais jamais cessé de penser aux autres avant de penser à moi-même. Hostie de sans-coeur.

Alexandre Décati

La réponse du Censeur

Cher emmerdeur,
C’est vrai qu’après avoir trouvé une job à cinquante mille par an, acheté un petit condo confo en banlieue et commencé à cotiser pour des REER, c’est facile d’être pour le dégel. J’espère que tu votes libéral, ou encore mieux: ADQ.
C’est bien, continue.

Faut pas se voiler la face

Il y a quelques jours une fille s’est vue refuser la participation à un match de soccer parce qu’elle portait son hidjab, or les règlements de la FIFA sont très clairs par rapport à ce problème : il est interdit d’arborrer tout signe religieux lors d’un match officiel.

Je suis d’accord avec les instances de la fédération et surtout depuis le coup de boule de Zidane. Un hidjab sur la tête peut être plus que dangereux, je vous donne un exemple : Al-Quaida décide un jour de commettre des attentats à grande échelle et à long terme et se met à former des joueuses de soccer qui portent un hidjab et en dessous des explosifs pour détruire des stades entiers.

Je crois donc que la réaction du gouvernement face à ce problème est tout à fait justifiable, et j’attends avec impatience le jour où on arrêtera les accommodements raisonnables pour faire comme Hérouxville et interdire la lapidation des femmes.

La réponse du Censeur

Cher emmerdeur,
Merde, que répondre à ça. Heureusement, l’espace réservé à cette section tire à sa fin. Ça nous dispensera de dégoiser inutilement.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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