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Journalisme Extrême

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Nous sommes dans un creux médiatique béant. Pas de guerre (à part celles en Afrique, mais ça tout le monde s’en fout), pas d’accommodement raisonnable intéressants, pas de scandale religieux ou politique, pas de violeur en série, rien.

Pourtant, les médias doivent nous fournir du contenu. Ils doivent remplir les pages de leurs journaux et les heures d’écoute à la télévision. Il leur faut absolument des nouvelles.

Les journalistes savent bien que tout le monde s’en fout du chat de madame Gertrude qui s’est fait écrapoutir par un chauffeur ivre. Mais que voulez-vous, ils doivent bien nous dire quelque chose.

Heureusement, la période préélectorale vient de commencer. Les journalistes, avides de scandales et de batailles politiques, tournent autour des autocars des partis tels des vautours s’apprêtant à déchiqueter leur proie.

Chaque jour, les politiciens doivent sourire devant les caméras, raconter des bêtises qui plaisent au plus de monde possible et esquiver habilement les questions épineuses.

Car des questions épineuses, il y en a à la pelle ! Cette semaine, alors qu’André Boisclair parlait du programme de son parti par rapport au système de santé (sujet qui, à mon avis, est important et intéressant), un journaliste l’a soudainement harcelé sur le sujet de la souveraineté. M. Boisclair, qui avait d’autres chats à fouetter, a répondu bêtement à de nombreuses reprises que la question était hors contexte et il avait raison. La souveraineté est un sujet important, oui, mais ce n’était pas le moment d’en parler.

Les médias commencent à me faire chier. On dirait qu’ils veulent se donner un rôle. Au lieu de rapporter les nouvelles du jour, ils veulent les créer. Quand il ne se passe rien, ils obligent les politiciens à se mettre les pieds dans le plat. Après tout, mieux vaut une nouvelle créée par un média que pas de nouvelle du tout !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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