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Musique…

Benny Benassi
En tournée américaine


par Ricky

Benny Benassi, l’un des DJ les plus connus au monde, sillonne en ce moment le continent Américain dans le cadre de sa tournée mondiale. Montréal avait la chance de le recevoir le 4 février dernier, au Stéréo after-hour. Étant un grand fan de la musique électronique, je n’ai pas pu me retenir d’y aller. Après une attente incroyable dans le froid torride du Québec, je suis finalement entré au chaud vers 5 heures du matin, au moment même où notre fameux DJ commençait son set.

Encore engourdie par le froid sévissant à l’extérieur, j’ai eu beaucoup de difficulté à entrer dans l’ambiance. Il faut dire que la musique choisie n’aidait pas non plus. J’avais l’impression d’écouter toujours le même beat en répétition. Heureusement, à un certain moment, la soirée a complètement changé. Benassi commença alors à chauffer la place sans nous laisser le temps de respirer. À partir de là, j’ai dansé sans arrêt.

Ce que j’aime au Stéréo, c’est qu’il y a un endroit où tu peux aller vraiment proche du DJ et l’admirer en train de mixer. J’ai passé une bonne heure à regarder Benassi et c’est là que j’ai compris qu’il était un vrai artiste. Il mettait plusieurs chansons une sur l’autre en même temps et il faisait pleins de loops avec des effets. J’étais en admiration devant le travail que ce DJ faisait devant moi. Cela m’inspira moi-même pour mon travail de DJ. En résumé, c’était un show de malade et je le conseil à tout le monde, si vous avez la chance d’aller voir des DJ de haut niveau à l’œuvre.

Lunatico
Gotan Project
(Xl Recordings / 2006)


par Bouchra Ouatik

Mélanger tango et musique électronique ? Voilà le pari qu’a remporté avec succès le collectif cosmopolite Gotan Project. Dirigé par le français Philippe Cohen Solal, le suisse Christoph H. Müller, tous deux DJ, et le guitariste argentin Eduardo Makaroff, le groupe a fait paraître en 2006 un deuxième album, où se mêlent tango, jazz, dub et hip-hop, ainsi que diverses musiques argentines traditionnelles. En plus des synthétiseurs et de l’échantillonnage électronique, le groupe est accompagné par une vingtaine de musiciens : pianistes, guitaristes, bassistes, cuivres, percussionnistes et un orchestre de cordes, ainsi qu’un bandonéon (sorte d’accordéon, typiquement argentin), omniprésent à travers l’album.

De plus, la chanteuse espagnole Cristina Vilallonga prête sa voix envoûtante à plusieurs des pièces, et Mi Confesion met en scène les rappeurs du groupe argentin Koxmoz, tandis que Jimi Santos et Juan Carlos Caceres font du spoken word sur les pièces Domingo et Notas, respectivement. À travers ses compositions, le groupe nous présente un tango authentique, aux accents jazz, le tout supporté par une excellente trame électro, qui confère à l’ensemble une ambiance groovy tout en laissant le tango à l’avant-plan. Bref, Lunatico est un véritable chef-d’œuvre, où chaque pièce se démarque par ses textures riches, son originalité et la qualité des arrangements musicaux.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.