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Élections déclenchée

Le meilleur moyen de savoir que les élections sont déclenchées, c’est de regarder dans la rue pour vérifier si les potaux arborent des pancartes nous montrant des hurluberlus prétendant être l’homme (ou la femme) de la situation. Par contre, peut importe la face qui pollue le paysage urbain déjà gris, les élcteurs n’ont plus tendance à voter pour un parti et son programme électoral que pour les compétences du candidat de sa circonscription. Parlons-en justement des programmes des partis. Passons directement aux libéraux dans la mesure où la plateforme électorale du Parti québécois est actuellement inexistante et Boisclair refusait de se prononcer à ce sujet mercredi. Elle ne sera d’ailleurs pas disponible avant le 24 février, si on se fie à leur site web. C’est dommage que Charest n’ai pas déclaré « Nous sommes prêt!, Pas vous? » De toute façon, nous savons déjà à quoi la campagne du PQ va se résumer : la souveraineté à tout prix. Désolé, mais je ne suis pas convaincu.

En ce qui concerne les libéraux, limitons nous à ce qui nous intéresse vraiment, c’est à dire leurs engagements en matière d’éducation post-secondaire. Ils promettent notemment un investissement « massif » (1 milliard d’ici 2012), un dégel des frais de scolarité et une augmentation conséquente des prêts et bourses. Alors qu’un dégel des frais de scolarité est souhaitable (je ne veux par contre pas ouvrir ici ce débat et, après tout, deux dollars par semaine, c’est pas la mer à boire) [NDLR: cet argument est éculé] pour pallier au manque de financement universitaire, le PLQ a malheureusement perdu toute crédibilité par rapport au réinvestissement avec le dossier des coupures de 103 millions. Bref, encore une fois, c’est difficile d’être convaincu.

Et l’Action Démocratique du Québec, alias « l’ Equipe Mario Dumont »? La plateforme adéquiste est complête, mais vague. Les engagements « semblent » clairs, mais n’offre aucune précision quant aux montants dont il est question. Ceci étant dit, l’ADQ a l’intention, tout comme les libéraux, de redresser le budget de l’éducation post-secondaire, de dégeler les frais de scolarité et de réinvestir en conséquence dans les prêts et bourses. Côté crédibilité, je ne sais pas trop quoi penser de l’ADQ, mais d’une façon ou d’une autre, est-ce que quelqu’un veut vraiment l’ADQ à la tête du Québec?

À moins d’avoir vendu son âme à la cause souverainiste ou fédéraliste, il est difficile de faire un choix sans en garder un goût amer dans le fond de la gorge. Ceci étant dit, même si c’est pour voter blanc le 26 mars, exprimer son vote c’est exprimer son opinion et comme on dit « Si tu vote pas, t’as pas le droit de te plaindre du résultat. »

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