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Métissage Culturel

«Le show était vraiment bon », « J’ai beaucoup apprécié », etc. Tels étaient les commentaires qui fusaient de partout à la sortie du spectacle de l’OSM (Orchestre Symphonique de Montréal). En effet, le 7 février dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à l’une des deux représentations d’un spectacle de l’OSM ayant pour thème « les week-ends pop de l’OSM », avec comme maître d’œuvre le très coloré et « infatigable » Luck Mervil. Alors que le sujet de l’accommodement raisonnable bat son plein au Québec en soulevant beaucoup de polémiques et par la même occasion en éloignant davantage les différentes communautés présentes ici, il a choisi de nous parler d’un point vers lequel tout le monde converge : la musique. Selon ses propres dires « les gens ont tendance à oublier qu’il y a un pont entre les différents genres musicaux qu’on appelle le langage musical, qui est le même pour tout le monde ». Pour démontrer le caractère universel de la musique, il a mis en œuvre un métissage musical en invitant plusieurs chanteurs d’origines diverses : H`Sao (Afrique centrale), Syncop(Maghreb), Dobacaracol (Québec) et Monica Freire (Brésil). L’OSM était sous la direction de M. Guy Saint-Onge. Assis dans la salle Wilfrid-Pelletier, ils nous ont offert un merveilleux voyage à travers différents continents et nous avons célébré avec eux la diversité qui existe au Québec ; le tout superbement, bercé par la belle qualité sonore et visuelle qu’offraient la salle et l’orchestre. Comme Luck Mervil l’a si bien souligné lui-même, la musique était la grande vedette du spectacle. Nous avons vécu de beaux et grands moments dès l’ouverture avec H’Sao, puis avec Syncop et sa version entraînante du Chant de l’exil, et ensuite avec Dobacaracol dans une chanson de folklore. Le Construçao de Chico Buarque, chanson au concept symphonique d’origine, interprétée par Monica Freire, était sans doute le summum de la soirée. Avec sa chanson Ti-Pay-A, Luck s’est animé de façon émouvante, puis toute la salle a dansé sur le rythme de sa chanson suivante, fait très rarement observé à la Place des Arts. Dans l’ambiance endiablée qui s’est installée, le hit de l’exil avec Syncop a été rejoué, étant donné que c’était la chanson que le public avait vraisemblablement apprécié. Je ne saurai terminer sans souligner et saluer l’excellence de l’OSM qui a su avec brio accompagner les artistes qui se sont succédés sur la scène et qui nous ont divertis avec quelques unes de leurs compositions.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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