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Pas facile le développement à grande échelle

par Bastien Latargère

Souvent, lorsqu’on évoque le mot développement, on pense aux ONG, les organisations non gouvernementales d’intérêt public qui ne relèvent ni de l’état, ni d’une institution internationale. On retrouve généralement des ONG dans les processus de développement économique et social des pays en voie de développement. Cependant, il s’avère que les acteurs impliqués dans les projets de développement sont multiples, ce qui vient compliquer les prises de décisions et les procédures. Outre les ONG, la plupart des projets de grande envergure voient l‘intervention de banques de financement. La plus connue des ces banques de financement est sans doute la Banque Mondiale.

La Banque Mondiale est une organisation internationale créée pour lutter contre la pauvreté. Son fonctionnement est assuré par le versement d’une cotisation réglée par les États membres et son siège est à Washington. Les objectifs de la Banque Mondiale ont évolué au cours des années mais globalement, sa mission première concerne la réduction de la pauvreté. Elle favorise aussi la création des très petites entreprises et soutient l’idée que l’eau potable, l’éducation et le développement durable sont les facteurs essentiels à la croissance économique.

Les projets financés par la Banque Mondiale peuvent être une occasion unique pour certains pays d’échapper à leur extrême pauvreté, pour autant que les utilisations ou les recettes soient gérées de façon efficace et transparente, et soient utilisées au profit des programmes de réduction de la pauvreté. L’appui du groupe de la Banque Mondiale aux programmes peut ainsi comprendre des opérations d’investissement et des opérations d’assistance technique et supporter les gouvernements locaux dans la mise en place des infrastructures, des normes environnementales et mises en place de projets pour la réduction de la pauvreté. L’oléoduc au Tchad-Cameroun, le projet de réforme institutionnelle au Kenya afin de lutter contre la corruption, la lutte contre la pandémie de la grippe aviaire, le projet de Bassins Versants à Madagascar, la lutte contre le déboisement en Amazonie… sont des exemples de projets variés traités actuellement par la Banque Mondiale.

Cependant, aussi bonnes soient les intentions de la Banque Mondiale, il s’avère que ses projets sont souvent critiqués par les ONG pour ne pas lutter efficacement contre la pauvreté, et de négliger les aspects sociaux et environnementaux dans leurs démarches.

En outre, elle fonctionne selon des principes qualifiés de « néolibéraux » selon lesquels le marché apporterait la prospérité aux nations qui pratiquent la libre concurrence. Dans cette optique, les réformes ne conviennent pas toujours à des nations qui connaissent des conflits internes ou externes ou qui n’ont pas un système politique stable, et elles favoriseraient l’installation d’entreprises étrangères au détriment du développement d’une économie locale…

L’autre critique assez généralisée est que la BN se trouve sous l’influence politique marquée de certains pays, notamment les États-Unis et d’autres pays développés, qui en profiteraient pour faire avancer leurs intérêts personnels…

On notera ainsi que le développement à grande échelle est loin d’être facile et unanime… En raison de son influence et de son implication dans de nombreux projets, la Banque Mondiale est un acteur incontournable avec qui les ONG doivent se coordonner. Les organismes impliqués dans le développement doivent ainsi définir leur vision du projet et leurs actions sur des bases très claires.

Mots-clés : ISF (11)

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