Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

LAKMÉ : Le cœur pur d’une femme

L’Opéra de Montréal présente cette semaine une pièce à vous couper le souffle : Lakmé de Léo Delibes. Ce conte merveilleux se déroule en Inde pendant la colonisation anglaise et relate l`histoire de Lakmé, jeune prêtresse indienne Brahmane, qui tombe éperdument amoureuse d’un officier britannique, Gérald.

Ayant profané les lieux saints brahmanes pour voir sa bien-aimée, Gérald est alors recherché par le père de Lakmé, Nilakantha, qui cherche à se venger de l’offense faite à sa fille. Lakmé est alors déchirée entre l’amour passionné et interdit de Gérald et sa religion dans laquelle elle est guidée par son père avec une haine troublante envers les anglais. La fin dramatique de cet opéra ne fait qu’amplifier les sentiments qu’éprouvent déjà le public envers les personnages principaux.

On s’attache particulièrement au cœur pur de Lakmé, qui arrive à concilier cette Inde religieuse et profondément attachée à ses traditions à un désir de modernité qui se matérialise dans les pensées rationnelles des anglais colonisateurs et dans la fougue de leurs amours.

Dans cette coproduction avec Opéra Australia de Sydney, nous avons l’immense plaisir d’écouter la soprano Aline Kutan (Lakmé) et le ténor Frédéric Antoun (Gérald). Je ne pense pas me tromper en disant que l’une des scènes les plus marquantes de cet opéra est celle où Lakmé raconte la légende de La Jeune Hindoue en faisant résonner une salle pleine au seul son de sa voix. Vous reconnaîtrez aussi certainement l’air chanté par Lakmé et son esclave Mallika, joué par la mezzo-soprano Mireille Lebel, lors de leur cueillette des fleurs de lotus.

Si vous devez assister à un opéra, celui-là est probablement celui que vous ne devez pas rater. Vous serez ébloui du début à la fin par les couleurs et la gaîté des costumes et des décors qui replacent parfaitement le contexte de cette Inde colonisée, divisée entre Orient et Occident.

Prochaine représentation les 10 et 14 février 2007 à 20 h à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts
www.operademontreal.com




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+