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Écouter le monde à travers la guitare acoustique

Telle est sans doute la devise de l’évènement « The International Guitar Night » qui réunissait sur scène pour la 3e fois à Montréal quatre des grands virtuoses de cet instrument, venus de différents coins de la planète afin de créer une magnifique oeuvre de fusion de styles différents. Le Théatre Outremont avait l’honneur d’accueuillir cet évènement qui malgré sa jeunesse compte déjà avec une solide réputation dans les médias culturels et auprès de son public avisé.

L’initiative part d’un guitariste californien, Brian Gore, lui-même un grand amant de l’intégration de différents styles et avide de découvrir ce que l’audace et la créativité de plusieurs génies peuvent apporter de nouveau au public. Il fonde l’International Guitar Night en 1995, un spectacle qui se veut divulgateur de la musique d’artistes souvent moins connus sur la scène internationale. Entretemps, Brian Gore a su gagner pour sa cause des virtuoses de renommée mondiale et pour l’édition 2007 deux gagnants de prix Grammy, Vishwa Mohan Bhatt d’Inde et Andrew York de Los Angeles, étaient au départ. Le quatuor était complété par le guitariste français de jazz Sylvain Luc.

Le principe de la soirée: un crescendo de prestations, d’abord chacun en solitaire, ensuite en duos changeants pour finaliser en trios et une fin magistrale avec les quatre artistes jouant ensemble sur scène. Chaque artiste apportait un style totalement différent: Gore une musique entre le jazz et le folk, York un côté plus classique, Bhatt les sonorités indiennes et Luc les changements de rythme et le panache. Leurs interactions musicales étaient en conséquence des conversations ou discussions plutôt que des morceaux joués ensemble. Le résultat a été une ambiance d’évasion où le public gardait son souffle, attentif à la prochaine réplique musicale de ces artistes audacieux. Une fois la lumière allumée, on ne peut se souvenir des pièces écoutées, mais l’impression, la saveur d’une soirée inoubliable reste pour bien plus longtemps.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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