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Ma Maudite molle sonne

En quoi le Party Molson est le plus grand non évènement de l’année ? après le FDLC bien sûr… Je suis de Polytechnique un des gars les plus expérimentés en matière de Party Molson. Cette année, on me couronnera et me portera aux nues des bras mêmes de l’AÉP qui a trouvé en moi ce fidèle de la destruction. L’AÉP construit son image aux morceaux brisés qui l’éparpillent. Et quand on ne tape pas assez, ils en réclament. Monsieur Jean-Sébastien Hogue, Sucker de son surnom, est personnellement venu me réclamer des scandales du Polyscope, rien de moins. Il trouvait que le journal devenait beaucoup trop conservateur et consensuel, un peu trop lèche-bottes. C’est comme ça que j’ai parti des rumeurs sur les combinatoires de la sexualité des énergumènes du C-215. Et devinez quoi… Ça les a fait rire. Je comprends mieux comment se signent les contrats d’exclusivité.

Parlons-en des contrats d’exclusivité. Si d’aucuns ont comparé la chose à un cadeau de mariage, la mariée se fait sacrément fourrer. Hein, tu ne vendras rien d’autre que de la Molson. Hein, si tu vends autre chose que de la Molson, tu appliqueras des quotas. Hein, tu devras écouler les bières, quitte à organiser une pléthore de cinq à sept. Hein, tu rendras les étudiants tellement dépendants de la Molson qu’ils en oublieront le nom de leur mère et le confondront avec celui de la Export. Hein, on t’invitera à des soirées chic mais tu ne devineras jamais que sur chaque verre offert, on fait du chiffre d’affaire.

D’ailleurs, le prochain Party Molson se déroulera le 13 février (et vous l’aurez compris, vous n’êtes pas invité, même si c’est vous qui payez). Une date judicieusement choisie puisque, rappelons-le, nous sommes tenus par un contrat de mariage. Va-t-on nous offrir des chocolats pour la St-Valentin ? Faudra-t-il sucer des queues pour témoigner notre gratitude ? Elle est belle, l’allégorie du contrat de mariage. On peut la décliner à l’infini.

Pour une (ultime) fois que je suis sur la guest list (vous l’aurez compris, même en maîtrise, je suis au-dessus de la moyenne des étudiants du baccalauréat), je peux bien me permettre d’en dire du mal. De ma courte mémoire de collaborateur émérite de cette feuille de chou (au 40e, on me décernera un doctorat honoris causa), il ne s’est jamais rien passé durant cette merde alcoolisée où la fadaise du repas (du rosbif exsangue couché sur des pommes de terre, le tout digne du plat du jour d’Aramark) n’a d’égal que l’incongruité du discours du président (iglou, iglou, iglou). Le maladif empressement des convives à aller déguster les Tornade et autres simili- houblons me fait penser aux non moins maladifs qui dégobillent leur bile sur les toilettes, sur les escaliers, sur les banquettes du car, sur tout ce qui est plat et carré, comme la tête de nos (vos) représentants.

Le Party Molson ? On n’y trouve que la pire espèce de soi-disant impliqués qui se curent le nez la plupart du temps et aident de temps à autre à remonter un stage. Place un micro et on t’offre une bière. La moyenne des gens qui vont au Molson ne finit jamais Poly. Ils ont hâte, disent-ils, d’y aller année après année. Ils brûlent comme ils peuvent les sept ans de sursis qu’on leur donne pour décrocher le bout de papier qui leur permettrait un jour de travailler, s’ils ne pensaient pas qu’à boire. Je connais même des gens qui ont tenu à devenir gouverneur de l’AÉP pour pouvoir continuer à y aller. Je ne donnerai pas de noms, mais je peux vous affirmer qu’il a connu le fondateur de la boîte, John Molson, qui décédait en 1836… Oui ! Cet être bizarre a la survivance ingrate. Et la mort en chie dur avec lui pour qu’il puisse continuer à soigner sa cirrhose directement chez le brasseur.

Et moi, finalement, pourquoi j’y vais ? Par curiosité anthropologique. Histoire de voir ce que deviennent les jeunes filles en fleur et les vieilles filles que plus personne ne déflore. Et puis pour boire un peu, et voler des verres. C’est toujours chic de recevoir les amis et de leur servir une Maudite dans un verre Molson…

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