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La Cagnotte

Par Pascal Dandavino-Forget

St-Valentin, octobre 1929. Armand Champagne, maire de la place, Léonie, sa sœur, Irma Touchette, la fermière, et Hercule Robillard, un croque-mort, jouent aux cartes comme ils le font depuis un an. En plus, ceux-ci ont investi une partie de leurs avoirs à la bourse et selon ce qui est écrit dans la section économie du journal, rien ne pourrait mal aller. Il est maintenant temps de dépenser cette petite fortune de 100 dollars et des poussières (et des boutons…) d’une quelconque manière. Mais comment ? Chacun y va de sa suggestion… Résultat ? C’est à Montréal, ville d’arts, de restaurants et de dentistes… que cette fortune sera dépensée. D’ailleurs, chacun y trouve son compte: l’un veut se faire arracher une dent, l’autre se trouver un mari, un troisième y acheter une pioche et un quatrième espère y trouver la femme de sa vie. C’est ainsi que les quatre partent pour la grande ville accompagnés de Blanche, fille d’Armand, rêvant de devenir chanteuse. Le voyage débute, nos cinq compagnons ne se doutent pas des pièges propres à Montréal qui les attendent et qui rendront cette visite mémorable.

Écrit par Eugène Labiche, auteur français du 19e siècle, La Cagnotte réussit à créer un effet comique avec des personnages drôles et caricaturaux, par leurs mésaventures et leur sinteractions avec d’autres personnages tous aussi malicieux et zélés les uns que les autres.
Cette pièce a été montée dans le contexte québécois des années 20-30. Ce qui fut bien réussit, si on se fie aux décors, aux accessoires utilisés de plusieurs manières, aux costumes et aux chansons… En effet pour mettre le public dans l’ambiance, des chansons au style de music-hall furent présentées durant toute la soirée. Utilisées pendant des scènes et lors de transitions entre les scènes, les chorégraphies, de par leur originalité et leur énergie dégagée, qui ne se comparent en rien à Notre-Dame de Paris, permettent de garder les spectateurs plus attentifs et aussi plus participatifs. Malheureusement, quoique les chansons ne manquaient pas de rythme, celles-ci étaient trop souvent incompréhensibles dû au volume trop élevé de la musique.

On ne sort pas de La Cagnotte avec une réflexion philosophique, quoique la manière dont la pièce est présentée, elle nous questionne sur l’effet éphémère de l’argent (dois-je vous rappeler que l’histoire se déroule au début de la Crise Économique de 1929), mais il s’agit d’un bon divertissement pour tous ceux qui sont amateurs de ce genre de pièce ou qui ont tout simplement envie de passer du bon temps.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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