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Musique…

Jean Leclerc
Mexico
(D.E.P. / 2006)


Par Bouchra Ouatik

Bien qu’il ait une carrière de près de deux décennies derrière lui, celui autrefois connu sous le nom de Jean Leloup a fait paraître plus tôt cette année son premier album sous son véritable nom. Après s’être affranchi du personnage qui a fait sa gloire, Jean Leclerc assume désormais tous les aspects de la création musicale, ayant fait paraître l’album sous sa propre maison de disques et, en plus de signer la musique et les textes de toutes les pièces, il y interprète lui-même tous les instruments. Bien que Jean Leclerc ait fait de Mexico une œuvre plus libre et personnelle, ce nouvel opus, qui compte généreusement 17 titres, s’inscrit dans tout de même dans la lignée de ses albums précédents, c’est-à dire guitares à profusion, tantôt rock psychédélique, tantôt acoustiques, mélodies accrocheuses, et textes plutôt surréalistes et philosophiques. Dans cet album, plus éclectique que les autres, Leclerc expérimente également avec de l’échantillonnage hip-hop et techno, mais demeurant tout de même foncièrement rock. Côté textes, il a fait de la mort le thème central de l’album, nous présentant, entre autres, le témoignage d’une femme qui a tué son mari (Mexico), l’histoire d’un adolescent assassin malgré lui (Le Malheur), ou les pensées d’un mort oublié mais heureux de son sort (Personne I et II), et il en profite également pour livrer quelques réflexions acerbes sur le show-business (Everybody Wants to Leave). Malgré son côté morbide, l’album demeure néanmoins festif et ludique. Bien que certaines pièces on eu, pour moi, un peu moins d’intérêt que d’autres, ce disque est en grande partie un franc succès musical. Les fans de Jean Leloup apprécieront sans aucun doute l’album Mexico, bien qu’il soit déstabilisant par moments, et les néophytes y découvriront un artiste d’une créativité inégalée au Québec et d’un style original et tout à fait unique.

Ratatat
Classics
(Xl Recordings / 2006)



par Adrien

Le duo fondateur de Ratatat ne perd pas de temps en sortant l’un des albums les plus intéressant de fin 2006. Néanmoins, Ratatat ne prétend ni révolutionner la musique électronique, ni résoudre la guerre en Irak. Il résulte de l’Association entre de Mike Stroud à la guitare et de Evan Mast aux platines une musique modeste et dansante.
Dès les premiers sons, ce qui ressemble à une mélodie hawaïenne traditionnelle se transforme aussitôt en un coup d’envoi efficace. Par la suite, l’écoute est facile ; chaque chanson s’apparente à un nouveau single, on notera entre autres Lex, Gettysburg, Wildcat (le sample de rugissement étant authentiquement tiré de la publicité pour la bière en question), Tropicana et Nostrand.
L’album se traverse de la même manière que l’on boit une bière. Tous cela non pas pour finir ivre, mais plutôt enivré. L’opus se termine sur Tacobel canon qui rappelle le fameux hymne au mariage version loufoque. Un peu de satire et de cynisme : voilà ce qu’il nous faut pour l’année 2007.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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