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Réchauffement

L’hiver a depuis peu repris ses droits sur un printemps un peu trop précoce au goût des environnementalistes, qui sont sûrement les seuls à se plaindre d’avoir trop chaud en hiver. Les changements climatiques et leurs effets nous semblent de plus en plus évident ces dernières années, mais ceux qui refusent d’en reconnaître l’existence sont encore nombreux.

Le réchauffement de la planète est un phénomène généralement reconnu par le monde scientifique, mais peu importe qu’on soit d’accord ou pas avec les gens les plus qualifiés pour juger du phénomène, c’est faire preuve d’hypocrisie que de ne pas reconnaître la nocivité évidente de la pollution aérienne (et autres) lorsqu’on en voie les effets directs presque tous les jours d’été au centre ville. Bref, d’un côté nous avons une bulle de smog qui donne la nausée juste à la regarder et, de l’autre, nous avons des banlieusards (et quelques montréalais) qui se plaignent de l’augmentation des tarifs des parcomètres, de la diminution du nombre de stationnement et, forcément, de l’instauration d’un péage à l’entrée de la ville. Les méthodes coercitives, souvent accusées (parfois avec raison) d’être de nouvelles méthodes de taxation, ont fait leurs preuves depuis longtemps et il est normal que la population soit réticente à leur implantation, c’est justement là le principe même du concept de coercition.

Parlons volonté

On blâme souvent le manque de volonté politique face à certain problème, notamment en ce qui concerne les mesures coercitives susmentionnées. En fait, la volonté politique d’un élu ne se résume qu’à la volonté de son électorat à le garder en poste et les mauvais coups sont généralement difficiles à faire oublier.

Parlons vert

Théoriquement, Ottawa devait (mais, tel un étudiant, a procrastiné et ne l’as pas fait) remettre la semaine dernière un bilan des émissions de gaz à effet de serre pour le Canada dans le cadre du protocole de Kyoto. La raison du retard? Bah, soyons sérieux, ils en ont rien à battre du protocole de Kyoto de toute façon. Tant qu’à y être, restons séreux, le Canada dépasse actuellement de 34% la cible fixée par Kyoto (c’est à dire une réduction de 6% des émissions de GES par rapport au bilan de 1990, pour ceux qui l’ignore encore). Atteindre ces objectifs d’ici 2012 semblent donc concrètement irréalisable. Pourtant le protocole prévoit trois grands mécanismes, dont le marché du carbone pour l’échange de «crédit de pollution» et l’attribution des-dits crédits pour la subvention de programmes de réduction d’émissions de GES dans des pays en développement, ce qui laisse croire que le Canada pourrait «respecter» ses objectifs. Pourquoi ne pas en profiter alors? L’objectif reste quand même loin et acheter son droit de polluer coûtera cher aux industries et au gouvernement du Canada (et donc au contribuable désireux de réductions de taxes). Cela explique la réticence d’un gouvernement d’imposer un tel fardeau à son économie, excuse dont les États-Unis ne se cache même pas.

Parlons pour parler

Peut-on vraiment blâmer le gouvernement de vouloir prioriser la «santé» économique du pays? En fait, là n’est pas la question. Peut-on vraiment blâmer le gouvernement? Vous connaissez l’expression de la paille et de la poutre oculaire? Un gouvernement se veut (sic) le reflet de (la majorité de) son peuple. Selon ce point de vue, Harper me semble faire une très bonne job côté environnement.

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