Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Confessions d’un expert

Armé de mon dildo, j’ai fouiné dans l’antre de cette école pour y dénicher les petits secrets croustillants que tout le monde attend de lire avec impatience. Un conseil les amis, gardez une boîte de kleenex à portée de main.

C’est parti.

Connaisseur de l’appétit du lecteur moyen, un lecteur très moyen à en croire les statistiques de visite du polyscope sur le net, il est temps de vous parler arrière-train, pour ceux qui l’auraient manqué, et pour ne pas dire cul parce que c’est vulgaire (et sale) au fond. Il y a d’abord l’association des étudiants. Je peux en parler parce que je n’en fais plus partie, et puis ils me connaissent pour la plupart, me détestent ou m’admirent, se foutent de moi ou me vouent un culte secret. Dans cette association, faite de sérieux et d’entreprises hardies, comme l’attribution ad vitam aeternam de contrats d’alimentation, il y a du cul, du cul et du cul, rien que du cul. La théorie des graphes a depuis longtemps pris L’AÉP comme exemple académique, car il n’est pas de ligne que l’on ne puisse tracer entre un individu et l’autre pour dire qui a couché avec qui.

C’est tout ce que j’ai trouvé de méchant à dire, parce qu’au fond, je les aime bien. Ils ne m’ont jamais refusé un party Molson…

Maintenant parlons du bien nommé R.-L.P. Vous ne trouvez pas minable de mettre un trou béant dans les finances de l’école et de se tirer à bon compte ? Je ne comprend pas comment fait cet homme (respectable et officier de L’Ordre National du Québec) pour être aussi unanimement aimé. Il n’avait pas encore foutu (mis) les pieds à Poly qu’on chantait à gorge déployée ses louanges et léchait à qui mieux mieux les bottes de ce soldat sans arme. Si un jour j’apprends que l’on dit du bien de moi sans qu’on ne sache vraiment qui je suis, je me laisse pousser la bedaine et je me mets à la moto.

Il y a une seule classe de gens que je voudrais défendre dans ces colonnes méchantes et acariâtres, ce sont les chargés de cours. D’abord, ce sont des gens fantastiques. Je ne sais pas comment il font pour se consacrer avec un tel dévouement à leur tâche épisodique, mais je connais bien des profs qui feraient bien de prendre exemple sur eux. Si le Times voulait bien décerner le prix de la personnalité professionnelle de l’année, je pense qu’il faudrait l’attribuer à titre collectif aux chargés de cours de l’École Polytechnique de Montréal, plus particulièrement ceux du département de génie électrique qui sont admirables, et plus particulièrement encore à ceux de première année qui sont excellents.

Finalement, car toute bonne chose a une fin, il faut trouver une justification à tout ceci. À une dame qui me demandait si j’écrivais encore dans le Polyscope, j’ai répondu: « Hey bien oui, mais j’ai rien à dire, alors j’écris des conneries. » Il est fascinant de voir à quel point les gens sont vedges par là. On peut déblatérer toutes les saloperies que l’on veut, personne ne s’offusque jamais. De deux choses l’une, soit que le journal n’est pas distribué (et je sais à qui la faute), soit que la lecture ne fait plus partie des distractions habituelles des cerveaux de demain. Merde alors, faut-il vraiment que je me mette en caleçon sur les pages de cette feuille de chou pour stimuler la rébellion ? Je n’attends même plus vos lettres d’insultes.

Ma conclusion. Poly, c’est vedge.

Articles similaires

Démission à l’AEP

8 octobre 2015

Le lundi 5 octobre dernier, le Président de l'AEP a déposé sa démission L’Association des Étudiants de Polytechnique se retrouve sans Président depuis le lundi 5 octobre dernier suite à la démission de Gabriel Brassard, élu il y a 5 mois. Désirant ne pas assurer une présidence « médiocre et délaissée », Gabriel Brassard constate dans sa lettre de démission que sa « vision du management [est] difficilement réconciliable avec les méthodes que l’on pourrait...

Polytechnique en grève !

11 mars 2005

Poly est en grève ! C'est une première historique. Les hausseurs d'épaules ont remué l'échine et ont organisé une assemblée générale de 890 personnes, soit près du tiers de l'ensemble des étudiants. La majorité s'est exprimée avec force. Le propos était sans équivoque. Le OUI l'a remporté par 595 voix contre 274 pour le NON, et 21 abstensions. Ainsi, le mercredi 16 mars 2005, Polytechnique fermera ses portes, baissera ses fanions, érigera des...

Mettre le feu à Poly

11 octobre 2003

Exténué, au bord de la dépression nerveuse et de la fatigue extrême, l'étudiant de Poly vit pleinement une mi-session tout ce qu'il y a de plus normal dans l'univers infernal de l'École Polytechnique. Entre l'envie irrésistible d'aller pique-niquer sur l'autoroute et celle d'appeler un psy pour essayer de résoudre ses problèmes alambiqués, l'étudiant ne sait où donner de la tête entre intras successifs, devoirs à remettre et laboratoires à valider, et perd très vite...




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.