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Confessions d’un expert

Armé de mon dildo, j’ai fouiné dans l’antre de cette école pour y dénicher les petits secrets croustillants que tout le monde attend de lire avec impatience. Un conseil les amis, gardez une boîte de kleenex à portée de main.

C’est parti.

Connaisseur de l’appétit du lecteur moyen, un lecteur très moyen à en croire les statistiques de visite du polyscope sur le net, il est temps de vous parler arrière-train, pour ceux qui l’auraient manqué, et pour ne pas dire cul parce que c’est vulgaire (et sale) au fond. Il y a d’abord l’association des étudiants. Je peux en parler parce que je n’en fais plus partie, et puis ils me connaissent pour la plupart, me détestent ou m’admirent, se foutent de moi ou me vouent un culte secret. Dans cette association, faite de sérieux et d’entreprises hardies, comme l’attribution ad vitam aeternam de contrats d’alimentation, il y a du cul, du cul et du cul, rien que du cul. La théorie des graphes a depuis longtemps pris L’AÉP comme exemple académique, car il n’est pas de ligne que l’on ne puisse tracer entre un individu et l’autre pour dire qui a couché avec qui.

C’est tout ce que j’ai trouvé de méchant à dire, parce qu’au fond, je les aime bien. Ils ne m’ont jamais refusé un party Molson…

Maintenant parlons du bien nommé R.-L.P. Vous ne trouvez pas minable de mettre un trou béant dans les finances de l’école et de se tirer à bon compte ? Je ne comprend pas comment fait cet homme (respectable et officier de L’Ordre National du Québec) pour être aussi unanimement aimé. Il n’avait pas encore foutu (mis) les pieds à Poly qu’on chantait à gorge déployée ses louanges et léchait à qui mieux mieux les bottes de ce soldat sans arme. Si un jour j’apprends que l’on dit du bien de moi sans qu’on ne sache vraiment qui je suis, je me laisse pousser la bedaine et je me mets à la moto.

Il y a une seule classe de gens que je voudrais défendre dans ces colonnes méchantes et acariâtres, ce sont les chargés de cours. D’abord, ce sont des gens fantastiques. Je ne sais pas comment il font pour se consacrer avec un tel dévouement à leur tâche épisodique, mais je connais bien des profs qui feraient bien de prendre exemple sur eux. Si le Times voulait bien décerner le prix de la personnalité professionnelle de l’année, je pense qu’il faudrait l’attribuer à titre collectif aux chargés de cours de l’École Polytechnique de Montréal, plus particulièrement ceux du département de génie électrique qui sont admirables, et plus particulièrement encore à ceux de première année qui sont excellents.

Finalement, car toute bonne chose a une fin, il faut trouver une justification à tout ceci. À une dame qui me demandait si j’écrivais encore dans le Polyscope, j’ai répondu: « Hey bien oui, mais j’ai rien à dire, alors j’écris des conneries. » Il est fascinant de voir à quel point les gens sont vedges par là. On peut déblatérer toutes les saloperies que l’on veut, personne ne s’offusque jamais. De deux choses l’une, soit que le journal n’est pas distribué (et je sais à qui la faute), soit que la lecture ne fait plus partie des distractions habituelles des cerveaux de demain. Merde alors, faut-il vraiment que je me mette en caleçon sur les pages de cette feuille de chou pour stimuler la rébellion ? Je n’attends même plus vos lettres d’insultes.

Ma conclusion. Poly, c’est vedge.

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