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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Pendant qu’on bouffe les restants de Noël

Parlons météo, voulez-vous ?
C’est que de mon côté, je n’ai pas reçu de visite durant le temps des fêtes. Pas de soirée débile où plus personne ne sait quoi dire et où tout un chacun s’en remet à la météo pour meubler le silence inconfortable qui règne tel un roi.
Moi, j’ai plutôt opté pour un voyage à New York, fritures et policiers inclus.
Ceci dit, ni ici ni aux States je n’ai vu l’hiver ! Il est où notre bel hiver québécois ? Celui sur lequel on aime tant s’acharner jusqu’à s’en fendre les couilles en deux ? Où sont-elles les journées de grand froid, les vents glacials qui vous empêchent de monter la côte, les belles grandes tempêtes de neiges qui vous dissimulent une voiture dans le temps de le dire ? Quand est-ce que j’apprendrai à me la fermer quand c’est le temps ? Mais ce qui me rend le plus perplexe et qui me fait froncer les sourcils, c’est l’avenir de nos discussions, de nos rapports sociaux.
Je veux dire, le québécois dans son habitat naturel adore chialer contre l’hiver. Alors que les ours hibernent, lui il en fait sa principale activité. Et que personne ne viennent lui dire le contraire : l’hiver est la pire chose qui puisse nous arriver. C’est un sacrilège d’oser la banaliser.

Mais que fera-t-il le québécois en ce début de 2007 ? Alors qu’on nous annonce des températures frôlant les dix degrés centigrades, il ne pourra plus passer sa frustration intérieure sur les températures extérieures, la glace qu’il doit gratter sur sa voiture ou encore la neige qu’il doit pelleter avant de pouvoir prendre sa merveilleuse voiture pour se rendre au travail.

Je crois sérieusement que le gouvernement Harper devrait y réfl échir. Non mais c’est vrai, toute cette frustration refoulée, les québécois, reconnu depuis l’an dernier comme une nation à part entière (YOUUUHOUUUU!), pourraient très bien la rejaillir sur Stephen Harper, le mal aimé. C’est pourquoi il serait vraiment temps que le con s’occupe de l’environnement, afin de s’assurer que les esprits ne s’échauffent pas trop au pays de la poutine. Non mais sérieusement, comment un gouvernement peut-il ignorer à ce point les changements climatiques ?
Non pas que je crois que l’hiver québécois est disparu à tout jamais, mais quand même, avant que ça n’arrive, il serait temps de prendre les choses en main. Le gouvernement Harper ignore à peu près tout de l’environnement, choisissant comme ministre de l’environnement une belle poupée des prairies avec qui il pourra jouer à souhait, l’honorable (?) Rona Ambrose. On se rappellera tous que cette dernière n’avait pas prononcé un seul mot lors du dévoilement du plan d’action du gouvernement visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), que même plusieurs mois après avoir pris la tête du ministère de l’environnement elle n’avait toujours pas consulté de scientifiques pour être au fait des changements climatiques, qu’elle nous a fait honte sur la scène internationale à plusieurs reprises et subséquemment causé au Canada de perdre la face devant tous les pays signataires du protocole de Kyoto. Sans compter qu’elle a affirmé au parlement que le Canada ne pourra jamais rencontré les objectifs du protocole de Kyoto, à moins de retirer toutes les voitures, les trains et tous les avions de la circulation, et qu’il ne servait donc à rien de signer l’entente. C’est donc avec un grand soulagement que nous apprenions dernièrement qu’un remaniement ministériel se prépare du côté des conservateurs.
En effet, les dernières rumeurs indiquent que 2007 verra la nomination de Jim Prentice, actuel ministre des Affaires indiennes, au titre de ministre de l’environnement. C’est que voyez-vous, le ministre Prentice a été dûrement hué par des centaines de chefs autochtones dernièrement, et que l’honorable Rona Ambrose est plus que critiquée de part et d’autre.
Si ce n’était du gouvernement conservateur, le Canada est loin d’être le pays « vert » qu’il prétend, et le mec qui écrit ces lignes, loin d’être l’éditorialiste qu’il prétend.

Mais tout de même, si nous avions une résolution collective à prendre pour 2007, ce serait certainement l’environnement.
Nous avons ce que nous méritons, certes, mais ne serait-il pas temps de penser un peu aux générations futures? Tout un chacun peut faire sa part, faire son petit geste, mais les futurs ingénieurs que nous sommes ont des responsabilités à prendre par rapport au problème du réchauffement planétaire. Nous avons le devoir de nous dépasser et d’intégrer des solutions vertes à nos méthodes de tous les jours. Ne suivons pas les pas du gouvernement Harper.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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